dimanche 30 mars 2008

Vidéo et photographes

Les 18,19 et 20 avril prochain, se tiendra à Vancouver "Photojournalism 2008". Une série de conférences sur les questions et problématiques du photojournalisme contemporain.

Brent Foster, du Los Angeles Times, présentera une conférence sur l'art de la construction des reportages vidéos réalisés par des photographes pour un usage web.

Depuis un an, les diverses fédérations de photojournalistes, offrent des stages de formation en vidéo pour permettre à leurs membres de s'initier à ce nouveau besoin que le web a créé dans le contexte de leur cyber version conjuguée à l'augmentation de la bande passante chez le lecteur. La FPJQ fera de même au milieu avril et la NPPA en offre depuis plus d'un an. L'automne passée, c'était à Toronto lors du Great White North Workshop.

samedi 29 mars 2008

Exposition d'une durée de 48 heures de Gabriel Jones

source Gabriel Jones

Gabriel Jones exposera son projet "IRHANN" au Studio Red Light, de la rue Ontario coin St-André, pour une durée de 48 heures. jeudi prochain le 3 avril à partir de 19h.

"IRHANN est un projet qui tente d'utiliser l'absurdité dans le but de dénaturaliser l'agressivité. J'utilise donc comme scène l'Iran et comme source d'agressivité l'actualité, c'est à dire, la présomption que l'Iran voudrait fabriquer de l'énergie nucléaire à des fins militaires. Dans Irhann, le missile nucléaire, icône de destruction massive, est transformé en une icône de recherche spaciale et de progrès scientifique. la fusée."

photo Gabriel Jones

jeudi 27 mars 2008

Rogerio Barbosa et la une du 24 Heures

Voici un beau vidéo du travail du photographe Rogerio Barbosa lors du gala de l'Adisq 2007.
source Rogério Barbosa video
La quête de la une.
Ayant été photographe au quotidien le 24 Heures, j'ai eu le privilège et le courage d'être affecté à la couverture d'un gala. En octobre 2007, pour le gala de l'ADISQ, j'ai décidé de prendre un ami cameraman pour qu'il me suive durant cette soirée riche en stress et en émotion. Voici donc, un petit documentaire de 10 minutes sur mon métier de photographe de presse, en quête de la une pour mon journal. Bon visionement     Rogerio Barbosa


mercredi 26 mars 2008

Vernissage des photos du voyage au Sénégal

Hier soir avait lieu, à l'Agora, le vernissage des photos de Stéphanie Legros et Sébastien Bédard qui sont tous les deux revenus du Sénégal où ils ont documenté le travail d'une équipe de l'ACDI.

Les deux exposants sont satisfaits de la soirée qui a attiré des visiteurs de divers milieux. Carl Antoine Mainville Larocque, mon "envoyé spécial", nous a rapporté quelques photos qui suivront dans un prochain billet ainsi que des commentaires relatifs aux images.

photo Carl Antoine Mainville Larocque

Ognian et son expérience à Péking en PP2

Ognian, de retrour de Péking, présentera en début du cours de vendredi prochain (le 28 mars) une brève description de son travail ainsi que son expérience en résidence d'artiste avec Nathalie Daoust.

Une rencontre conviviale avec un des nôtres.

photo Ognian Gueorguiev

lundi 24 mars 2008

Concours de photo Laisse-moi voir

Il vous reste jusqu'au 1er avril pour soumettre vos photos au concours de photo Laisse-moi voir. Le grand prix pour les 18-25 est un stage à Perpignan en France où se déroule à chaque année les plus grandes rencontres dans le secteur du reportage et du photojournalisme.

Bonne chance

dimanche 23 mars 2008

La survie du film Polaroid

Suite à l'annonce de la fermeture de l'usine Polaroid qui fabriquait le film instantané, un groupe a été créé afin de permettre la survie du film Polaroid ou du moins de permettre la fabrication de cette émulsion par un tiers parti. Ce groupe essaie de mettre de la pression sur le transfert de la technologie vers d'autres compagnies qui pourraient assurer la survie de cette pellicule unique à la production de certains artistes.

Sony présente une caméra "full Frame" à PIE

Sony a présenté cette semaine sa nouvelle caméra numérique "full frame" à Photo Imaging Expo 2008 à Tokyo. La caméra utilisera un capteur de 24,6 mp et aura un écran pivotable pour faire du LiveView. Comme la plupart des caméras pros, elle n'aura pas de flash intégré. Plusieurs supposent que ce capteur sera le futur capteur de la Nikon D3x. Je n'ai pas entendu parler de prix, mais j'aurais tendance à croire que cette caméra sera moins chère qu'une Nikon ou Canon comparables. Ça va donner du fil à retordre à Canon qui doit pédaler de plus en plus pour rejoindre les D300 et D3 créant ainsi une compétition à la 1Ds mkIII. Sony a pris soin de présenter la caméra équipée des meilleurs optiques ZEISS. La caméra devra être lancée officiellement lors de Photokina en septembre.

Une aventure à suivre.

Aventurier des bâtiments perdus

source Créativité Montréal

Les explorations urbaines de Jogues Rivard, matérialisées en 26 photos grand format documentant les derniers instants de plusieurs bâtiments abandonnés, sont présentées du 19 mars au 10 mai à la galerie d'architecture Monopoli.

samedi 22 mars 2008

Un blogue sur le e-paper


Un nouveau bloque (depuis mars 2006...) portant uniquement sur le progrès et la pénétration du e-paper est disponible. Pour ceux qui comprennent mal cette technologie et le potentiel d'altération de notre porfession, c'est un must.

Un lien vers les faits saillants de la rencontre sur le e-paper à Montréal au début du mois.

Le Kindle, version de e-paper par Amazon.com

vendredi 21 mars 2008

Expo des photos du Sénégal


Sébastien Bédard et Stéphanie Legros, tous deux finissants au dpt photo du cvm, exposeront leurs photos du Sénégal à l'Agora du cvm. Vernissage le mardi 25 mars de 17:00 à 19:00.

Photographes/vidéastes (opinion)


Avec ce que je comprends de la récente entente à La Presse, j'ai l'impression que tout le monde a gagné sauf peut-être l'employeur. D'après les discussions que j'ai eues au cours des derniers mois avec des photographes salariés, il semble que, ce qui était important dans un premier temps, c'était de ne pas perdre le contrôle sur le visuel du journal et ce faisant, perdre aussi des jobs. Si on décide d'illustrer uniquement par du vidéo, au lieu de la photo pour un sujet spécifique, bye bye le photographe... De plus, les journalistes de l'écrit sont en général plus rébarbatifs au passage, ou à l'addition de cette nouvelle corde à leur arc, qui est plus loin de leur formation originale que celle des photographes. Ils devront cependant se familiariser avec la prise de son.

L'employeur ne pourra pas "économiser" en envoyant qu'un seul représentant sur des événements qui nécessiteront une représentation multi/média/plateforme.

Cette entente risque d'avoir de l'influence sur les présentes négociations au Journal de Montréal. Il reste à voir si les employeurs soutiendront en formation et en équipement adéquat leurs employés et si les écoles de photo et de journalisme feront de même...

Ma prédiction est que les grands journaux devront engager des monteurs spécialistes pour distiller et générer des capsules compactes et efficaces pour le web si ils veulent "libérer" leurs photographes pour aller à une autre affectation. Les journées n'auront encore que 24 heures.

Cette nouvelle situation augmentera la pression sur le photographe pigiste qui devra suivre la musique pour être employable et désirable. Un fardeau économique sur un portefeuille déjà éreinté...
enregistreuse numérique polyvalente portative Zoom H4

Entente entérinée par les journalistes de La Presse

source FPJQ

Le Devoir rapporte aujourd’hui que les journalistes de La Presse ont entériné une entente de principe qui balise leur travail multimédia et les relations avec Cyberpresse.
Aux termes de l’accord, les journalistes de l'écrit ne feront pas eux-mêmes des prises de vidéo, cette tâche étant dévolue aux photographes. Les journalistes pourront toutefois prendre du son pour la diffusion de segments audio sur le site.
Si la direction de l'entreprise veut publier sur Cyberpresse des photos et des vidéos d'un même événement, deux journalistes-photographes devront être assignés à la couverture journalistique. De la même façon, la production de textes et de vidéos devra être assurée par deux personnes distinctes.
L'entente prévoit également une reconnaissance des droits d'auteur sur Internet, dans le sens où les journalistes recevront un petit montant forfaitaire annuel pour l'utilisation de leurs textes sur Cyberpresse.

Jacques Boissinot, photographe de la Presse Canadienne, faisant une captation vidéo de l'allocution d'Alain Gravel lors du dernier congrès de la FPJQ. photo Martin Benoit

mercredi 19 mars 2008

Assurances et backup

source Josianne Ouellette, finissante cohorte 2007

Bonsoir Martin,
je crois que l'expérience que je viens de vivre pourrais intéresser tes élèves de P.P.

Samedi le 8 mars dernier, mon bloc appartement a passé au feu. Pour ma part, j'ai été inondé à la grandeur du logement, donc énormément de pertes matérielles( le bloc est perte totale). La raison pour laquelle je t'en parle, est parce que, bien évidemment, mon stock photo était à l'intérieur de mon logement. Je commençais à avoir pas mal d'affaire. J'ai tout le kit pour faire du studio ( 3 fonds de papiers, kit pour monter les fond, 2 têtes de monolight Profoto flambant neuf du mois de juillet dernier avec tout kit qui va avec, un D-200 flambant neuf aussi avec lentille, beaucoup d'accessoires de studio, un flash sb-600 avec un panoplie de batteries, une lentille nikor 50mm à f1,4, mes nombreuses cartes mémoires, mon IMac que j'ai acheté en septembre 2006....encore plus de stock)
2 disques dur externe de 500gig pour mes Back up en plus.

Heureusement pour moi, j'ai des assurances pour tout ça. En plus de mon assurance normale remise à neuf, j'avais pris une assurance professionnelle additionnelle pour mon kodak et mon kit de flash.
La seule chose qui m'a fait le plus peur c'est qu'il y a eu une explosion là où il y avait tout mon stock, plus précisément à côté de mes deux disques dur externe. En plus, ( ça m'apprendra pour la prochaine fois) mes derniers back up n'étaient pas fait. Tout mon dernier stock était seulement que sur mon ordi qui a été inondé.
Encore là, je suis chanceuse car mon ordi a été réparé et apparemment qu'il est ok.

Je te dis tout cela parce que je sais que tu parle d'assurance et de back up dans ton cours de P.P. Il faudrait vraiment que les étudiants comprennent l'importance des back up et des assurances.

Bonne semaine!

lundi 17 mars 2008

Variation sur le thème du salaire

Suite aux billets sur le thème des salaires, Patrick, un salarié d'un grand quotidien montréalais, m'a fait parvenir les commentaires suivants, merci:

Allo Martin,
Dans ton post concernant les salaires des photographes, il n'y avait aucun discernement entre un photographe "travailleur autonome" (ou, au sens de la Loi sur le Revenu: "personne exploitant une entreprise individuelle") et un photographe "salarié". Ces 2 termes sont essentiels à différencier parce que c'est sur cette dualité que le Ministère du Revenu nous catégorise. Et la différence entre une "personne exploitant une entreprise individuelle" et un "revenu de salaire" est importante, chacune avec ses inconvénients et avantages. Autrement dit, c'est une fois par année, lorsqu'on fait nos impôts, que le bilan annuel de notre condition se révèle à nous EN CHIFFRES. Pour ce qui est de notre bonheur personnel vis-à-vis notre SALAIRE, cela dépend de notre rapport individuel avec l'argent, de nos valeurs individuelle. C'est souvent parce que le photographe n'a pas le choix qu'il est ou reste travailleur autonome. D'autres préfèrent être pris en main par un employeur "pourvoyeur". D'autres, comme moi, sont parfois nostalgiques du temps où on était "libre"... La vie nous mène où on le veut bien, j'imagine...

J'ai roulé 8 ans à mon compte avant d'obtenir ma permanence à La Presse. Voici ce que je retiens de ma vie de TRAVAILLEUR AUTONOME.

Les AVANTAGES d'être "travailleur autonome"
-Gérer son propre HORAIRE. (prendre les weekends quand on veut , les semaines, partir 1 mois, 2 mois pour un projet... Se lever à midi...)
-Les DÉDUCTIONS permises sur le rapport d'impot : équipements à 100%, repas au resto 50%, fraction du loyer (ou intérêts d'hypothèque) correspondant à la partie bureau/entreposage. L'Hydro, l'internet, le téléphone, le cellulaire... Le véhicule (et son essence, les assurances, les pneus, le windshield-washer!! Etc) jusqu'à 100% si c'est justifié.
-La LIBERTÉ de choisir pour qui on travaille, choisir nos clients, ou du moins, dans quel champ de la photographie on veut travailler (STUDIO, CORPO, MARIAGE,REPORTAGE...).

Y'a aussi quelques INCONVÉNIENTS
-L'INCERTITUDE de trouver du boulot. C'est pour ça qu'il faut au moins se trouver 2 ou 3 bons clients qui payent le loyer, pi après c'est du bonus. Les premières années sont difficiles.
-CONSERVER les clients. C'est une tâche sous-estimée, la compétition est féroce.
-Un mélange D'AMBITION et de nécessité de MANGER qui nous pousse à avancer. Pas toujours sain comme mélange...
-beaucoup de GESTION: gérer l'achat d'équipement, les bris d'équipement, les achats, le budget, les téléphones, les clients, les D.A. les locations de matériel, le studio, livrer la marchandise, graver des DVD à 3h du matin, le char qui est pogné dans le banc de neige quand t'as un groupe de 12 qui t'attend...
-L'ARGENT, Où trouver tous ces dineros pour acheter le dernier D3 ?? Yé tu beau le MacBook Air. Quoi? 2000 piasses même pas de DVD?
-pas vraiment d'AVANTAGES SOCIAUX ni RETRAITE.
-GARDER UNE DISCIPLINE, ce qui n'est pas donné à tous.

MA VIE MAINTENANT, je suis permanent et salarié à La Presse depuis mai 2006 Les AVANTAGES
-Semaine de 4 jours, weekend de 3 jours, avec un salaire confortable.
-convention collective presqu'en béton, qui balise très bien le travail qu'on a à faire et encâdre bien nos conditions de travail.
-4 semaines/an de vacances à l'embauche, 2 semaines se rajoutent aux 5 ans jusqu'à 8 semaines/an.
-Fond de retraite avantageux, assurances collectives diversifiées
-Équipement fourni. -Véhicule payé via un compte de dépenses non imposable.
-On manque pas de job évidemment, c'est même pas une question! Un stress de moins, pas besoin de chercher les clients...
-Plus que tout, j'adore la nature même de mon travail, toujours varié, opportunité de faire des reportages à l'étranger. La Presse est un journal qui valorise beaucoup la photographie. Tout projet soumis par un employé est considéré avec sérieux.

Les INCONVÉNIANTS -L'INCERTITUDE. Oui il y en a! Je travaille pour un journal imprimé. On connait tous la dégringolade des tirages à l'échelle mondiale. Où seront-nous, nous photo-journalistes à La Presse, dans 5 ans? 10 ans? Certainement avec une caméra vidéo dans les mains en train de shooter des capsules pour Cyberpresse...
-à la merci de L'EMPLOYEUR, c'est lui qui décide où tu vas, qu'est-ce que tu shootes. Souvent des jobs plattes.
-on a des COMPTES À RENDRE aux boss. Personne le dit mais c'est la réalité. On doit livrer la marchandise, sinon ce qui peut arriver c'est d'être tabletté même si on est protégé par le syndicat.
-Le stress de la COMPÉTITION. On veut être les meilleurs, ben on paye le prix en stress et en pression. C'est toujours go-go-go
-la LOURDEUR DU SYSTÈME. La Presse est une grosse entreprise, avec plusieurs intervenants. Produire une photo, à partir du moment où elle est commandée ou imaginée, jusqu'au résultat final dans le journal, va passer dans le tordeur d'au moins 10 personnes.
-La FRUSTRATION ultime: mettre de l'ardeur sur une assignation, et la photo ne passe pas faute d'espace, ou justement la photo a été écartée pour des raisons obscures lors du processus.

Voici l'équation mathématique représentant le salaire du photographe autonome: (Facturation totale envoyée aux clients)-(dépenses d'entreprises)-(TPS+TVQ)= (Salaire brut imposable) De ce montant, si on peut se le permettre, IL FAUT COTISER à une retraite. Hey la gang, on vas-tu traîner nos kodak jusqu'à 65 ans?? Voilà, c'était ma petite tranche de me vie de mes 10 dernières années... Alors, à mon compte ou salarié? Pain blanc ou pain brun? Lequel est le mieux? Je te dirai ça à ma retraite, dans... Euh...20 ans? J'peux tu encore cotiser à mes REER?

Salut Martin

St-Patrick et photographes

petit diaporama audio des pros et moins pros au travail par Martin Benoit

samedi 15 mars 2008

Salaire d'un photographe salarié.

Suite à la publication du billet sur le salaire moyen des photographes, j'ai reçu un courriel d’un ex-étudiant du dpt qui travaille pour le Groupe Transcontinental en tant que photographe salarié-syndiqué. Il me mentionne que le salaire est de $41,000.00 par année plus $4,000.00 pour la prime de soir avec des avantages sociaux «béton». Ce salaire correspond à cinq années de fidélité. On me mentionne aussi que Groupimage paye des salaires similaires.

Un chiffre de plus à ajouter à nos statistiques maison

Rappels

Quelques rappels:

-Aujourd'hui samedi à 15:00, manif au square Berri contre la brutalité policière pour ceux qui veulent pratiquer à jouer au chat et à la souris.
-Demain matin à 10:00, marché aux puces photo (voir "post" antérieur)
-Demain 12:00, parade le la St-Patrick rue Ste-Catherine
-À partir du 13 mars à la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord, 12004 boul Rolland; Rétrospective Haïti", une exposition de Jean-François Leblanc et Caroline Hayeur.
photo Jean-François Leblanc

mercredi 12 mars 2008

Photoshop CS4

Photoshop CS4 est déjà disponible en version piratée sur les site d'échange P2P.

Nous sommes effectivement due pour une nouvelle version optimisée pour Vista et de plus Adobe a l'habitude de sortir une version aux 1,8 années si on considère que nous en sommes à la version 10 après 18 ans d'existence et que CS3 a un bon 2 ans d'âge...

Je vais tenter d'en trouver d'avantage.

La photographie, de la passion aux profits, 7 secrets vers le succès

En tant que professeur de Pratiques professionnelles, je me devais de lire ce bouquin de la première à la dernière page. Il me semble que ce soit le seul ouvrage québécois sur ce chaud sujet.

L'auteur remet quelques pendules à l'heure en cernant les principales défaillances des jeunes et moins jeunes entrepreneurs photographes.

Plusieurs de ses prémices sont justes, considérant que, pour le "photographe-artiste", il lui est souvent difficile de jumeler gestion d'entreprise et expression photographique. L'un semblant s'opposer à l'autre. L'auteur différencie la poésie des dollars et regarde les affaires froidement ainsi que la nature de la relation client.

En gros, il nous recommande de ne pas perdre de temps avec des clients peu lucratifs et d'analyser froidement notre situation pour prendre conscience où nos dollars sont vraiment dépensés de façon rentable.

Ce bouquin constitue aussi une carte promotionnelle pour son service de coaching photo pour ceux qui désireraient des conseils plus personnalisés. (Un coupon pour une consultation de 30 minutes gratuite est même inclus avec le bouquin)

On pourrait, sur ce blogue, confronter plusieurs regards sur les "recettes" du succès photographique au Québec. Les dernières années m'ont permis de rencontrer divers photographes à "succès" et d'autres à moindre "succès". J'ai même rencontré, à sa demande, un autre coach photo pour me faire expliquer les raisons des échecs des photographes québécois. Si on doit juger de la pertinence du discours de celui qui le tient à l'épaisseur de son portefeuille, plusieurs théories plus ou moins contradictoires pourraient se confronter ici... Il ressort quand même un point marquant dans toutes ces approches, c'est le manque d'entrepreneuriat de la part de plusieurs photographes qui est souvent la cause de leur échec financier.

Là où j'ai un peu de misère, c'est à la page 201 où l'on parle des 40 années en tant que photographe professionnel de l'auteur. Si on recule dans l'ouvrage, on constate qu'il a pris sa retraite à 52 ans et qu'il a reçu sa formation par la division de l'aviation des Forces armées canadienne. Ma question est: à quel âge, l'armée de l'air commence-t-elle la formation de ses recrues?... Ça peut vous sembler un détail microscopique, mais c'est un détail tendancieux pour un auteur qui fait constamment référence au manque de rigueur dans les attitudes des photographes.

Un ouvrage à partager entre étudiants pour s'aider à définir pour soi-même les chemins que l'on est prêts à prendre en photographie.




dimanche 9 mars 2008

Un vrai test de D3 à ISO élevés


Yanive, un étudiant de 2e année, m'a fait parvenir des images qu'il a faites avec une Nikon D3 qu'il a eue entre les mains pour quelque temps. Voici un comparatif de plus ou moins la même image fait à des ISO élevés de 1600 à 25,600, ce qui correspond à 4 crans plus sensible que 1600.

Le web fourmille d'images de D3, mais on est devenue un peu sceptique et on aime bien voir des images produites par une vraie caméra entre les mains de quelqu'un que l'on connait et qui n'a pas trafiqué les images. Yanive me dit que toutes les images ont été ouvertes dans Adobe Camera Raw aux mêmes réglages (je suppose sans réduction de bruit) et qu'elles ont été resauvegardées en jpeg 12.

L'image à gauche est à 3200 ISO, cliquez dessus pour la voir à 100% et sur ce lien pour un comparatif de 1600 à 25,600. Merci Yanive.

jeudi 6 mars 2008

Expos au Parisian Laundry

source Grabriel Desbiens

PARISIAN LAUNDRY
Du 7 mars au 19 avril 2008 / Vernissage 6 mars, 18h00 - 21h00
March 7 to April 19, 2008 / Opening March 6, 6PM - 9PM

GALERIE1 / GALLERY1
JANET WERNER
TOO MUCH HAPPINESS
Parisian Laundry inaugure sa saison 2008 avec les oeuvres somptueuses et ludiques de l'artiste canadienne Janet Werner. Un bonheur trop intense nous permet d'explorer l'univers séduisant et très personnel de Janet, qui mêle le kitsch et la peinture à numéros, les aléas de la mode et de troublants personnages féminins. Connue au niveau international pour ses très grands portraits, Janet Werner a pris un virage significatif en intégrant ses personnages à des paysages décalés. Une authentique émotion émane de chaque œuvre, née de la disjonction entre l'état d'esprit des sujets et l'atmosphère générale des tableaux.
Parisian Laundry opens its spring 2008 program with the gorgeous and playful work of Canadian painter Janet Werner. Too much happiness, surveys Janet's seductive world of kitsch, paint-by-numbers, the tropes of fashion and girls, girls, girls! Known internationally for her large portraits, Werner has made a pivotal change by inserting her fictional figures into displaced landscapes. There is a deep and convincing moodiness that separates each work, a disjuncture between the psychological mood of the subjects and the overall mood of the paintings.

GALERIE2 / GALLERY2
RADEQ BROUSIL
ST-FRANCIS COMES TO MONTREAL
Radeq Brousil, jeune photographe basé à Prague, présente une ménagerie d'animaux sauvages qui folâtrent dans leur environnement alors qu'un étranger paisible interagit avec eux. Ces épisodes se jouent de la légende du saint patron, en créant des fictions tirées de vérités et des vérités tirées de fictions.
Prague based photographer Radeq Brousil presents a menagerie of wild animals frolicking in their environment while an estranged and peaceful figure interacts with them. These incidents play off the legends of the patron saint creating fictions from truth and truths from fiction.

BUNKER
KIM DORLAND JULIAN OPIE
HER MONIQUE SMILING
Deux portraits féminins dialoguent face à face, Her, de l'artiste torontois Kim Dorland et Monique Smiling, de l'artiste londonien Julian Opie. Tirés de la collection Tedeschi.
Two female portraits are in dialogue face to face with the work of Toronto based Kim Dorland and London based Julian Opie. Presented by the Tedeschi Collection.

Salaire moyen des photographes

Depuis quelques mois, j'essaie de faire la lumière sur la question du salaire des photographes.
C'est une question complexe, car les données ne sont pas simplement disponibles et
l'interprétation de ces données demande une attention particulière.

Au cours de mes entrevues et rencontres, j'ai entendu des chiffres allant de $12,000.00 par année à $35,000.00 comme salaire moyen. Le Trente (mensuel de la FPJQ) publiait en avril 2007, un tableau comparatif des salaires des photographes en fonction du type de publication. Les salaires d'étalaient de $30,000.00 pour le quotidien 24heures à $89,587 pour Le Journal de Montréal.

En Europe, le salaire moyen des photographes est 17% au-dessus du salaire minimum SMIC.
À Montréal, on retrouve même des "coach" photo qui aident les photographes à "redresser" financièrement leurs entreprises.

J'ai finalement trouvé le tableau ci-dessous qui illustre bien, selon moi, les nuances à apporter autour de cette question. Quelques aspects à remarquer dans ce tableau sont que les photographes de mariages sont ceux qui gagnent les meilleurs salaires et les photographes de studio les plus bas. Évidemment, on pourrait nuancer à l'intérieur de ces professions, mais peut-être que ça peut sembler surprenant pour un étudiant en photo.

Tous s'entendent pour dire que le faible salaire moyen des photographes non salariés est dû au manque d'entrepreneuriat des photographes qui rarement jumellent les deux talents de bon photographe et bon gestionnaire. Les écoles de photographie en sont partiellement responsables n'enseignant que très superficiellement cet aspect de la question, mea culpa.

La solution miracle semble d'établir un partenariat avec un gestionnaire de qualité, ce qui n'est pas évident en début de carrière de pigiste. Ou de se défaire de ses préjugés vis-à-vis le "mercantilisme" et revoir de façon rationnelle et non émotive ses priorités. J'ai aussi remarqué que nous nous sommes plus préoccupés à faire respecter le droit d'auteur et la grille tarifaire qu'à développer une relation de qualité avec le client. C'est une analyse sim
pliste, j'en conviens, considérant la conjoncture actuelle de la mondialisation et de la numérisation de la photographie, mais il semble que le client aime encore retourner vers une relation plaisante que nécessairement le meilleur prix

Ken Rockwell (blogueur Nikon) explique en des termes humoristiques certaines réalités relativement à nos comportements vis-à-vis l'argent et pourquoi on peut tous se payer un Nikon D3. Un texte long à lire, mais plein d'humour et de surprises allant de quoi commander chez McDonald à combien d'enfants faut-il avoir...



Photographer $28,000






Clilquez pour une version agrandie du tableau

mardi 4 mars 2008

Vernissage Yves Beaulieu/Olivier Hanigan

source Maison de la culture Maisonneuve

Vendredi le 7 mars de 17:30 à 19:30 aura lieu, à la Maison de la culture Maisonneuve, le vernissage de l'exposition Montre-moi ce que tu vois de l'autre que je ne vois pas. Une exposition de photos sur la diversite culturelle montréalaise.

En présence des photographes ainsi que Jean-Guy Moreau, Maria Mourani et Roger Sinha qui offriront une lecture publique en direct

4200, rue Ontario Est
photo Yves Beaulieu

Tourisme Montréal et le droit d'auteur


L'Office des congrès et du tourisme du grand Montréal a lancé une demande de soumission pour photographes afin d'étoffer leur photothèque. Dans le descriptif de la soumission on retrouve les conditions suivantes relativement au droit d'auteur:

Le fournisseur cède à Tourisme Montréal tous ses droits, y compris tous ses droits d’auteur (comprenant, non-exhaustivement : l’utilisation, l’exploitation, la reproduction, la diffusion, l’altération, la location, l’aliénation, la donation et la distribution) sur les photos faisant l’objet de la présente entente, et ce pour une période de temps illimitée et sans limite de territoire et/ou média.
Sans limiter la généralité de ce qui précède, cette cession permettra notamment à Tourisme Montréal d’utiliser, d’exploiter, de reproduire, de diffuser, d’altérer, de louer, d’aliéner, de donner et de distribuer les photos et d’autoriser ces actes.
Le fournisseur représente et garantit que les photos seront originales et ne contreviendront à aucun droit d’auteur appartenant à une tierce partie. Le fournisseur représente et garantit également qu’il n’existe aucune entente ou cession antérieure avec des tiers ni aucune cause ou fait juridique ou obligation extracontractuelle qui limiterait les droits consentis à Tourisme Montréal.


La CAPIC a fait parvenir une lettre à tous ses membres afin de les prévenir de ces conditions "extraordinaires" qui ressemblent plus à un "buy out". Que se passe-t-il vraiment avec le droit d'auteur ces jours-ci? Sommes-nous dans un bras de fer causé par la numérisation de la photographie, qui donne l'impression que c'est plus facile qu'auparavant, ou causé par une frustration des utilisateurs qui se sentent de plus en plus "limités" par l'usage d'un produit qu'ils croient avoir payé?

samedi 1 mars 2008

Nouvelle vidéo de la simulation d'un scrum


Nous avons réédité et recompressé le vidéo expliquant sommairement l'exercice de scrum photo.

Une version plus agréable et compréhensible. Cliquez sur le lien dans le paragraphe ci-haut pour retrouver le billet avec le nouveau vidéo.