Des fois, les photographes professionnels trouvent pénible cette démocratisation de la photographie qui a fait pousser des photographes un peu partout et qui, à l'occasion, leur prennent des jobs. Le revers de cette médaille de la démocratisation est que ces nouveaux photographes sont tellement omniprésents que ce n'est plus Big Brother qui surveille sa population, mais plutôt l'inverse, Little Brother ( la population elle-même) qui surveille Big Brother.
George Orwell se retournerait dans sa tombe et en serait probablement fier. Vingt-huit ans après 1984, la force gouvernementale se fait épier et ses moindres mouvements se font photographier/filmer, documenter et diffuser. On n'a qu'à penser à l'agente policière matricule 728 qui s'est rapidement fait une réputation sur You Tube, un chauffeur d'autobus qui lit en conduisant, des policiers endormis dans leur voiture, etc. On ne peut plus avoir le bénéfice du doute, il y a presque toujours une vidéo à l'appui. Merci aux caméras des téléphones cellulaires qui s'améliorent tout le temps.
Pour le mieux ou pour le pire? Certains se plaignent de cette invasion de la vie privée. L'affaire Duclos est mise à rude épreuve avec tous ces photographes. Ça fait un moment que je ne me suis fait dire que je n'avais pas le droit de faire une photo sur la place publique, ce qui était fréquent il n'y a pas plus d'un an. Les événements de ce printemps ont relativisé ce droit et les manifestants ont révisé leur conception de qui peut faire des photos et qui ne peut pas en faire.
Cette vidéo, tournée devant le palais de justice en fait état. Remarquez dans cette vidéo qui est visé par les manifestants et que simultanément il y a d'autres photographes qui peuvent prendre des photos. Les manifestants s'en prennent à des vidéastes, mais moins à des photographes et je ne sais pas dans quelle mesure ils savent quels médias sont représentés pas ces vidéastes. Tous ces vidéastes n'ont pas leurs caméras identifiées. Phil Carpenter de The Gazette se fait verser un café sur sa caméra. C'est un bien gentil garçon Phil de tolérer tout ça, par contre, il n'a pas vraiment le choix étant entouré de manifestants.
Tout ça prouve que la photographie est et peut devenir un outil du pouvoir quel qu'il soit et que cette compréhension est de plus en plus intégrée chez tous les intervenants.
mercredi 30 mai 2012
jeudi 24 mai 2012
Extension Concours Lux
source Capic
///// Nouvelle extension et précisions /////
J’ai confirmé aujourd’hui avec une responsable du Concours LUX qu’il y aura une seconde extension jusqu’au vendredi 25 mai 2012 à 17h00 reçus aux bureaux de Édition Infopresse (4316, boul. St-Laurent, MTL QC H2W 1Z3). Tous les membres CAPIC, incluant les étudiants, sont éligibles à cette seconde extension pour soumettre des œuvres. Cette extension est exclusive aux membres CAPIC. Avis aux procrastinateurs, c’est votre dernière chance. Sérieux!
///// Nouvelle extension et précisions /////
Il n’est pas trop tard! Les membres CAPIC Montréal profitent d’une extension jusqu’au vendredi 25 mai 2012 à 17 heures (au lieu du 18 mai) pour soumettre leurs photos au Concours LUX. De plus, les membres CAPIC profitent d’un tarif réduit pour soumettre leur pièces au Concours LUX 2012 : 25$ par pièce ou 55$ par série de 3 (au lieu de 35$/65$). De plus encore, CAPIC Montréal remboursera à tous ses membres agrées et membres talents émergeants le coût de leur première soumission (jusqu’à concurrence de 25$) ainsi que le coût d’une entrée à la soirée LUX de remise de prix (15$). Finalement, un prix CAPIC sera remis aux gagnants des catégories Relève.
CAPIC Montréal est partenaire du Concours LUX depuis ses débuts, et entends renouveler à tous les ans ces incitatifs (tarif réduit, subvention et prix CAPIC) pour encourager la continuité, le dépassement et le rayonnement de ses membres. Le Concours LUX est un incontournable dans le milieu de la photographie et de l’illustration au Québec et je m’attends à ce que CAPIC y soit fièrement représenté par ses créateurs professionnels de l’image. Faites-nous honneur, et faites-le dès maintenant!
///// Nouvelle extension et précisions /////
J’ai confirmé aujourd’hui avec une responsable du Concours LUX qu’il y aura une seconde extension jusqu’au vendredi 25 mai 2012 à 17h00 reçus aux bureaux de Édition Infopresse (4316, boul. St-Laurent, MTL QC H2W 1Z3). Tous les membres CAPIC, incluant les étudiants, sont éligibles à cette seconde extension pour soumettre des œuvres. Cette extension est exclusive aux membres CAPIC. Avis aux procrastinateurs, c’est votre dernière chance. Sérieux!
///// Nouvelle extension et précisions /////
Il n’est pas trop tard! Les membres CAPIC Montréal profitent d’une extension jusqu’au vendredi 25 mai 2012 à 17 heures (au lieu du 18 mai) pour soumettre leurs photos au Concours LUX. De plus, les membres CAPIC profitent d’un tarif réduit pour soumettre leur pièces au Concours LUX 2012 : 25$ par pièce ou 55$ par série de 3 (au lieu de 35$/65$). De plus encore, CAPIC Montréal remboursera à tous ses membres agrées et membres talents émergeants le coût de leur première soumission (jusqu’à concurrence de 25$) ainsi que le coût d’une entrée à la soirée LUX de remise de prix (15$). Finalement, un prix CAPIC sera remis aux gagnants des catégories Relève.
CAPIC Montréal est partenaire du Concours LUX depuis ses débuts, et entends renouveler à tous les ans ces incitatifs (tarif réduit, subvention et prix CAPIC) pour encourager la continuité, le dépassement et le rayonnement de ses membres. Le Concours LUX est un incontournable dans le milieu de la photographie et de l’illustration au Québec et je m’attends à ce que CAPIC y soit fièrement représenté par ses créateurs professionnels de l’image. Faites-nous honneur, et faites-le dès maintenant!
mardi 22 mai 2012
Curtis au McCord
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| In Black Canon - Apsaroke par Edward S. Curtis |
Comme mentionné précédemment, un volet important pour Curtis, c'est de voir les photogravures originales. On peut y voir 30 photogravures en provenance de divers portfolios qui accompagnaient les volumes de Curtis. Ces impressions, plus grandes que les pages des bouquins, sont sur papier japonais et sont très bien conservées. Les cinq bouquins, qui sont aussi présentés, sont en excellent état.
C'était la première fois que je voyais des Curtis en provenance des portfolios, je n'avais vu que quelques pages des bouquins il y a vingt ans dans une collection privée à Toronto. Ce qui est curieux est de voir ses choix picturaux en terme de rendu et gradation. On a souvent l'impression d'être dans des « nuits américaines » un peu comme au cinéma lorsque l'on tourne en plein jour des scènes que l'on tirera plus dense pour donner une impression de nuit ou tombée du jour. Des fois, on a aussi l'impression que l'on est devant une image HDR en terme de relation entre les tons. Le contraste local des ombres défie, des fois, le contraste des tons moyens ou des hautes lumières.
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| Une section de la salle où sont présentés les extraits des portfolios. photo Martin Benoit |
Un plaisir pour les yeux quand on s'intéresse à l'esthétisme du début du siècle passé.
samedi 19 mai 2012
Va-t-il falloir porter un carré jaune/noir?
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| Manifestation nocturne le soir de l'annonce de la loi spéciale 78. photo Martin Benoit |
Le Devoir a publié un article sur les difficultés que vit Jacques Nadeau ces derniers jours.
Un photographe de La Presse a été arrêté. La liste des plaignants est longue, mais ne fait pas trop de bruit, car « ça fait partie du métier ».
Francis Vachon résume la situation.
Le paradoxe de la revendication ces jours-ci. On fait une manif pour avoir une voix et une visibilité. Sans reporters, une manif est quasi inutile. Si tous les médias s'entendaient pour ne plus parler des manifs peut-être que les manifs cesseraient. Dans les cas des détournements d'avion dans les années 70, il semble que ce soit comme ça que ces détournements aient cessé, les médias se sont mis d'accord pour ne pas donner de la visibilité à ce genre de situation. Mais, il faut parler des manifs pour les nuancer, elles méritent une visibilité, c'est d'intérêt journalistique. Ce sont les règles du jeu dans notre société qui inclue dans ses deux chartes des droits et libertés (fédérale et provinciale) le droit à l'information comme un droit fondamental.
Le problème est l'usage que semblent faire les forces policières avec toutes ces images que l'on retrouve sur les diverses plateformes. Une responsable de mobilisation m'explique : « Même avec un carré rouge, les photographes ne sont pas nécessairement les bienvenues. Avec plus de 1000 arrestations depuis le début du conflit et les conditions de libération qui en empêchent beaucoup de manifester, si leur visage est capturé, c'est la prison automatique. Sans compte que les lignes de piquetage sont maintenant illégales avec les injonctions. Ce n'est pas pour rien que la question du port du masque est “hot”. Et je parle par expérience. La tactique de la police est de faire des arrestations de masse avec des accusations standards pour tous les arrêtés (tout le monde est généralement accusé de méfait et d’attroupement illégal). Comme c'est une arrestation de masse, nous savons que majoritairement personne n'ira en prison ou ne sera reconnu coupable de quoi que ce soit. Les accusations tombent généralement la veille du procès. Mais les procès pour ce genre d'affaires sont généralement un an après les faits, sinon plus. Et une fois arrêté, pour être libéré, une personne doit signer son accord à ses conditions de libération. Si la personne refuse, elle ne pourra pas être libérée avant le procès. Le problème, c'est que ces conditions incluent souvent l'interdiction de manifester, de se trouver à une certaine distance du parc Émilie Gamelin ou de son établissement en grève dans notre cas, et l'interdiction de communiquer avec ses coarrêtés. Si ces conditions sont brisées, c'est la prison automatiquement. Voilà pourquoi les photos sont perçues comme dangereuses. »
La nouvelle loi spéciale rendra le travail des photographes encore plus difficile. Les forces policières ont leurs propres photographes et vidéastes pour ce genre d'identification. Tous ces éléments constituent une érosion de la démocratie comme on la connait ou croit l'avoir connue. La démocratie des uns finie où celle des autres commence.
Doit-on porter un carré rouge pour se protéger des manifestants, ou une carte de presse pour se protéger des policiers, ou les deux? Un carré jaune/noir (jaune pour la couleur corpo de la bientôt défunte société Kodak et la couleur des l'éclairage inactinique des chambres noires et le noir pour cette période sombre que nous traversons). La NPPA recommande de toujours porter sa carte de média quel qu’il soit pour signifier qui on est et ce que l'on fait afin d'éviter les confusions et promouvoir le droit à l'information et la liberté de presse. C'est prendre position que de déclarer que l'on informe pour défendre le droit à l'information, pigiste ou salarié. Malheureusement, certains médias ne respectent pas toujours leur code de déontologie en terme d'équilibre des points de vue et tendent vers du populisme et de la désinformation. Si vous avez le temps, zappez pour 1/2 heure sur chacune de nos principales chaînes pour vous faire votre propre idée (RDI, LCN, CTV, CBC) les mêmes faits, quatre lectures... Hourra pour la diversité d'informations et le choix. Personne n’a affirmé que ce serait facile, c'est notre cause et nous devons la défendre malgré que certains pensent que « l'image est un texte paresseux. Elle n'aborde qu'un angle; elle peut brûler les yeux innocents. » D'où notre devoir d'impartialité intégré à notre devoir de citoyen à dénoncer l'injustice.
Trouvez l'équilibre.
Il reste 5 places pour la soirée Portfolio Speed Dating
source Hai Au Bui, Capic
Pour la soirée Portfolio Speed Dating pour Étudiants. Il reste que 5 places.
http://capic.eventbrite.com/
Pour la soirée Portfolio Speed Dating pour Étudiants. Il reste que 5 places.
http://capic.eventbrite.com/
mercredi 16 mai 2012
L'importance de l'archivage
Print archives that were once the heart of many newspapers have gone the way of the floppy disk. But at the New York Times, home to the Lively Morgue tumblr, the technology that has threatened to kill the morgue may also save it.
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