dimanche 27 septembre 2015

Caméra restrictive

Une caméra qui vous empêche de faire une photo ou une vidéo si trop de photos ont été prises de ce point de vue auparavant.


Camera Restricta from Philipp Schmitt on Vimeo.

samedi 26 septembre 2015

Les 3 C chez Simon Blais

Michel Campeau. photo Martin Benoit
Carrière, Clément et Campeau exposent ensemble à la Galerie Simon Blais.

Une sorte de réunion de famille issue des années 70.

Le 4060 devait y être au complet.

Chacun fidèle à son style. Une grosse collection d'images.

Une petite salle était dédiée aux diverses photos de familles illustrant la complicité entre les trois photographes depuis plus de trois décennies.



vendredi 18 septembre 2015

Le Mois de la Photo à Uqbar

http://www.moisdelaphoto.ca/uqbar.html
cliquez sur l'image pour accéder
Dans le contexte du Mois de la Photo à Montréal (la condition post-photographique), l'artiste montréalais Paul Lowry a réalisé un portail de réflexions sur cette question

Tout en étant similaire en apparence au portail du Mois de la Photo à Montréal, il propose un regard alternatif sur le sens de l'expression photographique (la condition post-muséale).

Fidèle à la tradition de Joan Fontcuberta, commissaire invité de l'édition 2015 du Mois de la photo à Montréal, Lowry navigue aux frontières du canular.

Une oeuvre complexe qui rappellera à certains les voyages au coeur des univers des jeux Myst où le "lecteur/joueur" doit découvrir comment s'approprier l'environnement afin de révéler tout ce qu'il recèle.

N'hésitez pas à cliquer et allumer vos haut-parleurs.

vendredi 11 septembre 2015

La semaine Zimbel

George Zimbel au MBA. photo Martin Benoit
C'était la semaine Zimbel.

George Zimbel, le photographe américano-canadien lançait un bouquin, le Musée des Beaux Arts présentait une collection de tirages et le film Zimbelism était présenté en première.

Le bouquin "Momento" regroupe environ 120 images de diverses époques qui nous donnent une idée de l'approche Zimbel. Un photographe "humaniste" qui a couvert divers pans de l'actualité ainsi que le quotidien. Des commentaires à l'occasion, mais surtout des photos qui parlent d'elles-mêmes. Une bonne façon de prendre contact avec son travail.

L'exposition nous présente surtout des tirages récents réalisés par Zimbel. Voir des tirages originaux par le photographe est une excellente façon de mieux comprendre la vision du photographe, ses choix esthétiques, son interprétation de la "captation". Le négatif noir et blanc permet ce second regard sur sa prise de vue. Ce n'est pas le cas en transparents (diapositives) couleur.

Finalement, le volet que j'ai préféré de cette semaine Zimbel, est le film : Zimbelism réalisé par Jean-François Gratton et Matt Zimbel (fils de George Zimbel). Un documentaire sans effets spéciaux. Un documentaire qui nous permet de mieux comprendre Zimbel. Une structure narrative qui nous permet d'enchaîner ses divers combats en entrelaçant ses périples de sorte que l'histoire nous tienne en haleine sans toutefois tourner ça en faux thriller. Une structure efficace et touchante pour le lecteur qui nous donne l'impression de personnellement connaître George. L'ONF sera le distributeur du film, ce qui devrait lui permettre d'atteindre un grand public.

lundi 7 septembre 2015

Le photographe devient un indic?

Une photo a retenu mon attention lors du dernier World Press Photo à Montréal.
Tirage de M. Tripodo au World Press 2015. photo Martin Benoit

C'est la photo du "migrant" caché sous une voiture qui espère ne pas se faire repérer par les policiers.

Cette photo,  prise par Gianfranco Tripodo, nous montre l'inquiétude dans les yeux de cet individu qui espère ne pas être découvert. On sait que l'homme ne s'est pas fait capturé, mais au moment où le photographe prenait cette photo, il n'en savait rien. Est-ce que le fait que le photographe en position très basse et pointant son appareil à l'horizontal vers la voiture aurait pu éveiller les policiers à regarder sous la voiture? Je ne sais pas. Peut-être que non. Mais peut-être que oui. Dans ce dernier cas, le geste photographique devient un geste d'indic. qui dénonce les "migrants" et aide les forces policières. Ou un geste naïf.

Dans tous les cas, est-il responsable de faire un tel geste et de prendre un tel risque, étant pour ou contre la cause des "migrants"? À la 400 mm à 50 mètres de distance, c'est une autre histoire.

Analyser la composition, la perspective sachant que la photo est prise à la 50 mm sur un plein capteur et imaginez-vous le photographe dans le contexte. L'occasion, la composition est trop bonne. Est-ce que la cause en vaut la chandelle?

Je n'y étais pas, c'est facile de juger.

Plus d'info sur la photo.