dimanche 11 septembre 2011

Stephen Mayes et Jodi Bieber au Collège Dawson lundi et mardi

source Production Foton

En collaboration avec le World Press, le programme de photographie du collège Dawson présente deux conférenciers de très haut calibre lundi et mardi soir à la Room 5B16 au 3040 Sherbrooke Ouest à 18 h 30.

Deux conférences gratuites pour le grand public.


Lundi
Stephen Mayes discutera de stratégies à adopter par les jeunes photojournalistes qui essaient de se bâtir une réputation et de gagner leur vie dans ce domaine. Il commentera aussi la signification des changements technologiques en photographie et les nouvelles tendances en multimédia, incluant la vidéo.
Cette conférence sera suivie d’une rétrospective de 10 ans de photographie à la VII Photo Agency. La naissance de l’agence est liée de façon inextricable à l’attaque du 11 septembre 2001 par Al Qaida.


Mardi
Jodi Bieber parlera de ses expériences en tant que femme photoreporter. Elle expliquera son engagement comme photographe de la violence à l’égard des femmes.
Table ronde animée par Dennis Trudeau
Madame Bieber et Stephen Mayes demeureront sur place pour de plus amples discussions sur les femmes dans le domaine du photoreportage.


photo de l'année du World Press 2010 par Jodi Bieber

jeudi 8 septembre 2011

3 pour 1 hier au World Press

Hier soir avait lieu le vernissage de l'exposition World Press édition 2011 au Marché Bonsecours.

Deux autres expositions de photographies ont aussi lieu à la mezzanine de cette salle.
Le  projet C-41 qui met de l'avant la relève photographique québécoise et AnthropoGraphia qui présente des reportages sociaux.

Une fois de plus, ce vernissage s'adressait qu'aux personnes invitées, ce qui, à mon sens, diminue la "grande messe" de cet événement.

Jolianne Lallier-Matteau et Alexandre Chabot, photographes émergents de l'expo C-41, devant leur reportage sur la culture floridienne. photo Martin Benoit

samedi 3 septembre 2011

Le Making Of de Bang Bang Club

Je me suis finalement acheté le DVD du film « Bang Bang Club » afin de l'étudier d'avantage et d'évaluer l'impact que son contenu pourrait avoir dans mes classes de Reportage.

Ma découverte a été le Making Of de 46 minutes où l'on voit les photographes personnifiés, guider les acteurs dans leur façon de faire et penser. Les vrais Greg Marinovich et João Silva ont participé au tournage pour guider et expliquer les divers contextes reconstruits dans le film.

Comme je mentionnais, dans un billet antérieur, je ne connaissais pas assez l'histoire de ces photographes pour juger de la fidélité historique. Maintenant, je constate le soin qui a été apporté à rester fidèle au climat de l'époque et à l'attitude des photographes dans ce contexte. Le film n'en est que plus intéressant et pertinent.

João Silva (à gauche) guidant Ryan Philippe (à droite) et Frank Rautenbach au centre. image extraite du Making Of.

jeudi 1 septembre 2011

La haute saison des expos et Privacy de Leda

La haute saison des expos de photos est amorcée. Le Mois de la Photo, le World Press et la multitude d'expos en parallèle bat son plein.

Leda expose, depuis un certain temps, sa série Privacy sur la place Émilie-Gamelin en face d'Archambault. Cette série constitue un excellent exemple du gauchissement d'un style à une fin (Style Bending for a Purpose). Les extérieurs sombres à la tombée du jour nous révèlent des intérieurs intimes sur une autre réalité. Pour le lecteur néophyte, ces images peuvent sembler être des prises de vues candides réalisées par un amateur témoin privilégié. Ces mise en scènes sophistiquées nous font réfléchir sur la frontière entre la vie privée et l'univers de la publication, allant du légitime à l'illégitime.

Une belle réflexion artistique-sociale en ces temps où le flou artistique règne dans ce domaine de la redéfinition du droit à la vie privée.
photo Martin Benoit

dimanche 28 août 2011

Témérité et innocence

Le numéro de mai de News Photographer a consacré onze pages à réfléchir sur le décès de deux photographes en Libye le mois précédent.

Un article de fond sur la question comme j'en ai rarement lu sur le sujet.

News Photographer est la publication officielle de la NPPA (National Press Photographers Association) et fait l'éloge de la profession pour ses membres.

Ce qui m'a surpris dans cet article est la sévérité avec laquelle la situation actuelle de la photographie de guerre a été jugée. Il semble que plus fréquemment qu'auparavant, on retrouve en zone de combat des photographes pigistes non expérimentés qui prennent des risques sans fondement qui ne sont que le résultat de leur inexpérience et par le fait même mette en péril la vie de leurs collègues plus expérimentés. L'incompréhension des conflits est la raison pour laquelle ces photographes « verts » se mettent en positions périlleuses. Le phénomène de regroupement derrière les « vétérans » croyant faire ce qu'il faut faire, mettant en danger la vie même de ces vétérans. Comme dit James Nachtwey dans le film War Photographer, il faut faire ses devoirs avant d'aller se lancer dans une zone dangereuse (interprétation libre).

Enfin beaucoup d'innocence et de témérité mal placée. On croirait que les scènes du Bang Bang Club, qui pouvaient sembler caricaturales, se produisent vraiment sur le terrain.

Un autre commentaire troublant, est la critique de photographes qui se filment sur ces scènes ou filment ces scènes avec leur iPhone. L'auteur commente que ce n'est pas un terrain pour faire de l'art considérant les enjeux et la mission du reporter de guerre...

Un article très sévère à l'égard de plusieurs photographes incluant les décédés. Il porte à réflexions qui se résument mal ici en quelques paragraphes, mais qui laisse à songer, à savoir si le photographe héroïque n'est pas de retour dans l'imaginaire de quelques-uns.