dimanche 17 mai 2015

Adaptateur "grand format" pour caméras hybrides


Silvestri fabriquant de mécanismes haut de gamme pour dos numérique moyen format, se lance dans les adaptateurs à mouvements pour les caméras hybrides.

La grande qualité des nouveaux capteurs de ces caméras (comme la Sony Alpha 7) vont permettre de jumeler mouvements d'objectifs à cette caméra dont aucun objectif « tilt and shift » ne sont disponible sans adaptateur.

Le boîtier étant sans miroir, la composition directement sur le capteur permettra de voir l'image réelle produite lors de la captation.

De plus, la très grande couverture des objectifs de la famille Digital de Schneider ou Rodenstock permettra des décentrements impossibles avec les objectifs tilt and shift conventionnels.

vendredi 8 mai 2015

Nous sommes tous des taupes!

La FPJQ publie un triste billet sur l'accueil réservé aux photographes professionnels durant les manifestations en cours. (#manifencours)

http://www.fpjq.org/manifestations-etudiantes-des-agressions-inadmissibles-contre-des-journalistes/

Ça en dit long sur le processus démocratique en cours.
Est-ce que la démocratie est un but louable en soi?

Les militants pourraient protester en arguant que les photographes sont complices de l' "establishment" médiatique qui contribue à fournir de l'information aux organes répressifs d'un gouvernement oppressif et qui par leurs photographies véhiculent une vision erronée du combat qu'ils mènent.

Qui a tord, qui a raison?
Qui fait partie du bon organe médiatique?
La fin justifie les moyens?
Les victimes collatérales font partie du combat, c'est inévitable.

Je n'aime plus le son des hélicos stationnaire à minuit.
Pour moi le son d'un hélicoptère signifiait que j'allais retourner à ma tente confortable après une journée d'arpentage dans le Grand Nord québécois. Depuis 2012, ce son signifie qu'il y a des affrontements entre étudiants et les « forces de l'ordre ». Je n'aime plus ce son qui m'a si longtemps réconforté. J'habite trop proche de ces conflits, je les ai trop photographiés. Moins que certains de mes collègues, mais trop pour conclure que notre société est malade. Attention au cynisme rampant.

Sommes-nous tous des taupes?
Altercation entre l'auteur et des étudiants au CVM. photo Samuel Harvey


vendredi 1 mai 2015

The Dawn of the Drone Age

Tomas Van Houtryve wants there to be a permanent visual record of the dawn of the drone age, the period in American history when America started outsourcing their military to flying robots. See the project at http://mediastorm.com/clients/2015-icp-infinity-awards-photojounalism-tomas-van-houtryve

jeudi 23 avril 2015

Blackmagic Ursa Mini 15 crans de plage dynamique pour pas cher, pas cher!

Une des configuration de la Mini. image de presse fournie par Blackmagic
Blackmagic Design a présenté au NAB leur dernière incarnation en terme de caméra. La Ursa Mini, une caméra qui enregistre 15 crans de plage dynamique en RAW pour ~5500U$. Si vous pouvez vous contenter de 12 crans, on parle de ~3000U$.

Un peu tout ce que l'on peut désirer d'une caméra sans la facture.

Quand on considère qu'aujourd'hui la norme pou juger une caméra est sa plage dynamique, les 15 crans prétendus devraient en séduire plusieurs.

Par contre, j'aime bien l'analyse qu'en fait un ancien dictateur, qui nous fait réfléchir sur la pertinence d'avoir tant de plage dynamique.


Combien de crans sont assez de plage dynamique? Pourquoi avons-nous besoin de tant de crans? Combien de crans seront finalement suffisants? Ne filmant pas en RAW, je ne suis pas familier avec la capacité qu'ont vraiment les fichiers RAW à aller chercher une belle gradation après qu'on leur demande, après la colorisation, de n'utiliser que 7 crans. La théorie nous dit qu'il y a assez de niveaux en RAW pour en produire suffisamment sur la copie finale. Est-ce vraiment le cas?

Je sais une chose par contre, lorsque je regarde une série comme Downton Abbey en Full HD sur ma télé plasma, que je crois bien calibrée, il y a plusieurs scènes (en particulier les contrastées dans les cuisines inférieures) qui sont plaquées et qui semblent manquer de gradation. Est-ce voulu, ou est-ce une conséquence des manipulations extrêmes des fichiers RAW? Est-ce l'algorithme de compression qu'utilise Bell Fibe pour transporter le fichier de Radio-Canada? Reste que les scènes moins contrastées, moins « gradées » sont plus douces. Les caméras utilisées étaient des Arri Alexa (14 crans) saisons 2-3 et Arriflex D-21 pour la saison 1.

Si les téléviseurs 4K pénètrent vraiment dans nos foyers, les spectateurs ne vont pas uniquement exiger de la résolution, mais aussi de la gradation. Il faudra peut-être retourner à éclairer et exposer plus proche du résultat escompté tout en se laissant une marge. Un peu comme si les compétences d'exposer du film (et je ne parle pas du Vision 3) reviendraient à la « mode ».

dimanche 19 avril 2015

160 mm f 1.16

photo Martin Benoit
Comme un écureuil qui oublie où il a enterré ses noix, j'ai retrouvé un objectif dont je n'avais jamais calculé la distance focale, ni l'ouverture.

C'est un objectif qui faisait partie d'un projecteur BarcoReality 909. Après calcul, j'ai obtenu 160 mm f 1,16.

Afin de déterminer avec précision la distance focale d'un objectif si gros et complexe, il suffit de projeter une image à la même taille que sa source avec l'objectif et diviser par 4 la distance entre le plan de l'image formée et de la source. Tout ça est basé sur le fait qu'une image à 1:1 de magnification est toujours au double de la distance focale du point nodal. Mais où est le point nodal d'un tel objectif? Si on l'ignore, on prend aussi en considération que l'image formée et le sujet photographiés sont chacun aussi au double de la focale quand on est à 1:1. Ainsi on se retrouve à 4 fois la distance focale entre le sujet et l'image formée abstraction d’où est le point nodal.

Pour trouver l'ouverture, on divise la distance focale par le diamètre utilisé. Quel est le diamètre utilisé d'un tel objectif? Si vous pouviez voir cet objectif de face vous verriez que ce n'est qu'un « trou » parallèle. Aucun rétrécissement à l'intérieur de l'objectif. Je peux donc prendre le diamètre avant de la lentille frontale comme diamètre utilisé.

Ce qui est intéressant de cet objectif sont les deux contrôles hélicoïdaux qui permettent de bouger avec précision certains éléments intérieurs modifiant les performances optiques ainsi que l'asphéricité de l'élément arrière. Si vous regardez attentivement la photo, vous pouvez voir à l'oeil nu que l'élément arrière est plat au centre et évasé sur les pourtours.

Beaucoup d'heures de plaisir en perspective à produire des images avec cet objectif. Je crois que je vais plutôt investir du temps à assembler une petite caméra 4x5 robuste qui pourra accommoder le poids de cet objectif.

Je vous tiens à jour.

lundi 13 avril 2015

Fujinon 145 mm f1.2

photo Martin Benoit
Hier, j'ai trouvé pour 20$, cet objectif aux caractéristiques uniques.

Une 145 mm f1.2. Je n'ai jamais vu une si grande ouverture pour une focale si longue.

Je lisais que l'usage moderne de la formule Petzval, si chère aux amateurs de collodion humide et tintype, est principalement dans des objectifs de projection. Sur la bague, il est mentionné "Fujinon-TV Projection Lens".

Une des raisons pour lesquelles les Petzval ont des beaux bokeh en tourbillon est le fait qu'on les utilise avec un plan de mise au point plus proche que ce à quoi elles sont destinées.

J'ai installé sommairement un verre dépoli 4po x 5po derrière pour avoir une idée de l'image. Ce qui m'impressionne à première vue, c'est la très faible profondeur de champ et les abérrations chromatiques...

Selon une table de profondeur de champ que j'ai trouvée sur le web, la profondeur de champ à 2 m serait de 5 cm. Donc, à une échelle de plan qui correspond à un gros plan sur une surface de 3 1/4po x 4po (la taille d'un tintype typique), on aurait les yeux à point et à peine les oreilles.

Quant au bokeh d'arrière-plan, je n'ai pas senti l'effet tourbillon, mais je dois faire une installation plus sérieuse afin de valider tout ça. Une telle rapidité d'objectif devrait permettre de faire des tintypes à des temps autour de la seconde par éclairage beaucoup moins puissant que la lumière du jour. Ne me dite pas que maintenant le problème est de fabriquer un obturateur. Tous les grands utilisent un bouchon comme obturateur, même à 1 seconde...

J'espère produire une image sur papier direct positif d'ici un mois ou deux.

À suivre.