lundi 7 décembre 2009

Les mononcles de mariage

Le préjugé persiste encore et toujours. Faire de la photo de mariage n'est pas respecté par les « pros ». Nathalie Quirion nous en fait part dans un billet récent sur son blogue.

C'est le vieux conflit CAPIC/CMPQ. Les mononcles versus les pros... Même, chez nous, une maison d'enseignement, le préjugé persiste et dure.

Est-ce la finalité? Des photos de mariages, c'est moins noble que de la pub? Où est-ce le style « kétaine » des photos produites par quelques photographes? Où?...

Une question de sphères sociales? Les photographes de mariages ne fréquentent pas les mêmes vernissages? Ne s'habillent pas chez le même designer? N'écoutent pas la même musique?

Quoi qu'il en soit, ceux qui la pratique ces jours-ci au Québec savent quelle niche cachée se trouve dans ce secteur où la demande est plus grosse que l'offre et où la liberté d'expression est en pleine expansion.

jeudi 3 décembre 2009

5 à 7 CAPIC

Conférence sur les médias sociaux à la Téluq

source La Toile des Communicateurs

Le mercredi 16 décembre à 19h, à l'auditorium de la Téluq, 100 Sherbrooke Ouest, salle SU1550; 10$ inscription

En plus de chercher des informations sur Internet et de consulter sa boîte courriel, l’internaute avisé commente et s’exprime sur les blogues, affiche son profil sur Facebook, publie ses vidéos sur Youtube, partage sa musique sur MySpace et trouve un travail par le biais de LinkedIn. Cependant, savons-nous utiliser ces outils comme il se doit?

Pour Michelle Blanc, qui sera des nôtres aux « Grands Communicateurs » le 16 décembre prochain, les médias sociaux n’ont plus de secrets. Cofondatrice et présidente de Yulbiz.org, un mouvement international regroupant les gens d’affaires intéressés par les blogues et les blogueurs, celle qui est titulaire d’un des plus influents blogues francophones à travers le monde, michelleblanc.com, et qui a été nommée la 3e femme la plus influente des médias sociaux canadiens, nous éclairera sur les outils des médias sociaux et répondra aux préoccupations qui émergent face à l’utilisation de ces outils de communication.

Au menu de cette soirée qui s’annonce fort enrichissante :

Qu’est-ce que les médias sociaux?
De la paranoïa du contrôle du message
Un peu de « socio-démo-géo-fonctionnel »
Planifier une stratégie de médias sociaux
Selon Michelle Blanc, « le roi des médias sociaux est, et reste toujours, le blogue. Une présence média social requiert cependant que vous soyez aussi sur ces autres faire-valoir et créateurs de conversations et de trafic que sont Facebook, Twitter, YouTube (ou Dailymotion pour les copains français), Flickr, LinkedIn (ou Viadeo), MySpace et les nombreux autres médias sociaux qui correspondent à vos publics cibles. Mais comment planifier votre entrée dans cet univers aux multiples facettes et en constante évolution? »

Toutes les infos

mercredi 2 décembre 2009

Les dangers de l'aseptie visuelle

Je suis de la génération qui a grandi avec les images crues de la guerre du Vietnam dans Times magazine. Je crois que ces images ont contribué à construire ma compréhension de ce qu'est la guerre.

Ce que les Américains et plusieurs autres pays ont constaté, après cet exercice de liberté d'expression, est que le contrôle de l'imagerie diffusée d'un événement altère énormément la perception que le public a de cet événement. Contrôler cette imagerie permet de contrôler la perception. Désinformation 101...

L'"embedding" quasi systématique des journalistes et photographes lors de la première guerre du Golfe est un exemple de contrôle quasi total de l'information. Qu'avons-nous retenu de la pertinence et de l'impact de cette première guerre, à vous de répondre.

Je fais partie de ceux qui croient que la non-représentation des dures réalités de la guerre contribue à fausser notre perception de cette activité que nos élus financent de nos deniers.

Si vous avez déjà discuté avec quelqu'un qui a participé à des activités militaires, vous savez que même la représentation la plus atroce d'un événement militaire est de très loin inférieure émotivement à ce que vivent les personnes directement impliquées. En autres mots, il est très difficile d'exagérer l'horreur quand on parle de drame de guerre.

Quand j'étais adolescent, il se commettait environ 150 homicides par an au Québec et des journaux spécialisés s'assuraient que l'on voit les visuels appropriés de ces événements. De tels journaux ont disparu et les homicides ont baissé aux alentours de 50 par an. Il y a 40 ans la perception du danger de vivre à Montréal était moindre que celle d'aujourd'hui contrairement aux statistiques d'homicides. Nous voyons moins les résultats des crimes, mais croyons davantage qu'ils ont lieu. Désinformation 102...

Sontag explique comment la vision de la "douleur des autres" est un phénomène complexe en terme d'impact social. Ici, au Canada, le gouvernement fédéral contrôle la diffusion des images du retour des soldats morts au combat depuis quelques années. Somme nous plus pro guerre ou moins antiguerre? La controverse autour de la publication d'un militaire américain à la veille de sa propre mort prise par Julie Jacobson démontre la complexité de la question.

Mon propre fils bien adoré fait partie des Forces armées Canadienne. Je serais le premier hyper malheureux s'il devait lui arriver quoi que ce soit lors d'un exercice militaire de quelque nature. Il reste que c'est son choix et avec ce choix viennent des risques qu'il doit assumer. Doit-on aseptiser les réalités de la guerre ou de toutes autres formes de tragédie par respect pour les proches? cet argument nuit-il au droit à une information juste et équilibrée? Dans le cas de conflits de l'ampleur d'une guerre, je ne crois qu'il est particulièrement important que le citoyen ait l'heure juste dans la mesure où il est possible d'avoir l'heure juste dans de telles circonstances. Aseptiser ces réalités correspond à mentir pour des fins partisanes. Désinformation 103...

Dans un même ordre d'idée, Patrice Lagacé de La Presse, se plaint du comportement "paparazi" de certains sites qui diffusent des images "non pertinentes" de la vie privée des acteurs du star système québécois. Je n'encourage en rien ce genre d'activité qui ne constitue pas de l'information en soi et qui ne contribue pas à permettre aux citoyens de faire des choix de vie plus éclairés afin de protéger la démocratie. Par contre, il y a une proximité entre le fait que les relationnistes de plusieurs artistes travaillent à restreindre l'accès des photographes à leur protégé de peur que le portrait publié ne soit pas favorable. On se ramasse avec des accréditations lors de grands événements culturels qui ne donnent accès qu'aux premières 3 minutes de l'événement certaines fois. L'artiste n'a qu'à faire bonne figure que quelques instants. On évite ainsi de voir le lendemain une photographie de l'artiste en sueur avec des cernes de transpiration sous les bras. Les artistes sont des extra-terrestres qui ne transpirent pas. Désinformation 104...

Comprenez moi bien, je ne suis pas en faveur de la diffamation photographique et du potinage et je considère ce genre d'activité un gaspillage de bande passante qui est assumée par tous les utilisateurs d'Internet. Une forme de cyber gaz à effet de serre toxique.

Cet été, j'étais à Mexico où à chaque matin les unes des quotidiens sont maculées d'images ensanglantées des règlements de comptes des divers membres des cartels. Je me croyais dans Allo Police 40 ans auparavant version couleur. Une ville avec une population de plus de 25 millions d'habitants et de grandes inéquités sociales, il est probable que ça finisse mal à l'occasion. Est-ce que ça rend Mexico une ville dangereuse? Selon mon gendre mexicain, oui.

Qu'est-il légitime de photographier, de publier et comment construisons-nous notre compréhension du monde qui nous entoure afin de prendre nos décisions sur une base quotidienne? Dans quelle mesure utilisons-nous le malheur des autres à nos fins photographiques? Ceux à qui j'ai enseigné Portrait social connaissent ma tourmente relativement à cette fonction utilitaire que j'ai fait de Suzanne L. avant qu'elle se suicide...

Avis aux bloggueurs-modérateurs des commentaires

Si vous gérez un blogue et modérez les commentaires, vous devenez responsable du contenu de ces commentaires à titre d'éditeur.

C'est du moins ce que j'en ai compris lors d'un atelier sur "La liberté de presse vue aujourd'hui par les juges". L'avocat spécialiste du droit des médias, qui donnait cet atelier, nous a mentionné que, si il pouvait être démontrer qu'il y avait modération des commentaires, nous devenions donc éditeur, donc responsable du contenu.

J'ai été, initialement choqué, par cette réalité qui présente une la logique que, si on "filtre", on approuve, donc par ce fait, on devient "porteur" du commentaire que l'on endosse.

Si vous fouillez dans les commentaires de ce blogue, vous remarquerez que depuis environ six mois, certains billets sont "spammés" par des auteurs japonais qui font la promotion de services sexuels. Il a fallu que je me trouve un traducteur japonais pour enfin comprendre de quoi il en ressortissait. Selon cette interprétation de la loi, je devrais laisser ce matériel potentiellement offensif sur le bloque (ce que je fais présentement). L'autre solution est de ne pas autoriser les commentaires et en particulier les commentaires anonymes sur votre blogue.

Liberté d'expression, démocratie, responsabilité civile, le Web 2,0 n'est pas un univers simple. Quelle est la jurisprudence au Québec en matière de commentaires offensifs sur des blogues? J'ai l'impression que c'est comme si je ne donnais pas la parole en classe à un étudiant qui ne pense pas comme moi. D'autre part, je peux imaginer un dérapage nocif.

À suivre.

lundi 30 novembre 2009

En parlant d'ergonomie


Il existe de plus en plus de dispositifs pour transporter confortablement son matériel photo.

Cotton Carrier en est un que je n'ai jamais vu dans les rues de Montréal. Un harnais qui permet l'accrochage et le décrochage rapide de l'appareil photo. (voir le vidéo)

C'est entre autres ce dispositif qui m'a fait réfléchir sur le phénomène du mulet. Au dernier salon PHOTOPLUS, à New York, plusieurs compagnies présentaient des solutions de transport. On a qu'à penser au succès de News Wear, Think Tank et autres produits de transport.

LowePro avaient mis au point un harnais très confortable il y a plus de 10 ans qui a été adopté que par très peu d'utilisateurs. Est-ce que l'apparence l'emporterait sur l'ergonomie? Qui oserait porter une telle veste lors d'un mariage, toute fonctionnelle fut-elle?

samedi 28 novembre 2009

Je crois que je vais attraper la H1DOF

Je vais me laisser aller et je vais attraper la grippe de la profondeur de champ pour quelque temps, histoire de m'en immuniser.

Un étudiant s'est fait prêter par Sony une Alpha 900 avec, entre autres, un objectif 135mm Smooth Trans Focus. Des exemples sont disponibles en suivant le lien précédent.

Cet objectif avait échappé à ma vigie technologique et il m'a remémoré la 105 mm DC-Nikkor f2,0 D Defocus. Un objectif que j'avais utilisé il y a une quinzaine d'années et qui n'avais pas laissé une marque particulièrement indélébile...

La Smooth Trans Focus est une autre sorte d'animal. Deux diaphragmes à l'intérieur et une ouverture qui varie constamment lorsque l'on utilise la bague de STF. L'idée est de créer des hors foyer plus organique et moins mécanique (en mes termes). Le bokhé est moins facetté et plus prononcé. Le prix est moins de luminosité à ouvertures égales.

Jean-Philip avec la Smooth Trans Focus. photo Martin Benoit