samedi 13 août 2016

Potluck World Press date limite vendredi 19 août midi

source: World Press Montréal
Magnus Wennman - Gagnant du World Press Photo 2016 - catégorie "Portrait"


Nous sommes heureux d’inviter les photoreporters et photojournalistes du Québec à nous soumettre un portfolio de dix images, et ce, en vue d’être sélectionné pour participer au premier potluck du World Press Photo Montréal, événement organisé le lundi 29 août prochain, dans le cadre de la 11e édition du World Press Photo,  exposition présentée cette année du 31 août au 2 octobre.

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vendredi 5 août 2016

L'engouement pour les 30-35 mm

Club Soda 2007, 30mm Sigma sur Canon 20D, photo Martin Benoit
Depuis les deux, trois dernières années, un objectif à posséder est une 35 mm fixe.

Si l'on mesure le grand succès de la 35 mm Art de Sigma, on peut conclure à un essor de cette longueur focale. Tant la 35 mm f1,4 série L de Canon, que la EX de Sigma, les 35 mm ont la cote.

J'ai l'impression que tout ça a commencé avec la Sigma EX 30mm f 1,4 asphérique. C'était il y a plus de 9 ans quand le format plein capteur n'avait pas encore pris son envol. Sigma avait développé cet objectif afin d'offrir une "normale" performante à pleine ouverture pour les capteurs APS-C (petits capteurs).

Si vous possédiez une Canon 7D et vouliez un objectif "normal" performant, peu vous était offert. Oui, Canon avait sa 35mm f1,4 série L, mais à 2000$ ça faisait réfléchir... La Sigma coutait un peu plus de 475$ et, dans les faits, se comportait mieux à pleine ouverture due à son élément asphérique.

Aujourd'hui, Canon à mis à jour son objectif en créant la version II (2600$) devant la compétition. Sigma a fait de même avec sa version Art à 1200$. Ça reste la moitié du prix.

Pourquoi cette focale a tant gagné en popularité? Dans le cas des 35mm, plusieurs ont découvert qu'en vidéo sur capteur APS-C ça faisait une excellente normale avec de beaux hors foyer à pleine ouverture. Sous plein format, 35mm est à peu près la focale la plus courte qui ne dérangera pas le spectateur par ses distorsions latérales. Un objectif polyvalent finalement.

En photographie "fixe", par opposition à de la vidéo, 35mm est une focale qui est souvent plus narrative qu'une normale en contextualisant davantage les sujets sans pour autant créer un effet spécial notable, que les très grands-angulaires ont souvent tendance à créer (vertiges, perspectives exagérées, etc). Le commun des mortels n'identifie pas la présence d'un grands-angulaire, mais par contre, il se sent plus "impliqué" due à la proximité imposée par l'objectif.

Ma première 35mm a été une Hanimar f2,8. Je crois avoir payé autour de 30$ au milieu des années 70. Un objectif japonais à une époque où Made in Japan équivalait à Made in China aujourd'hui. Un objectif que j'ai peu utilisé rêvant toujours d'un champ plus large jusqu'au jour où je me suis procuré une 28mm f2,8 comme un grand garçon. J'ai fait mes quelques photos grand-angle et je l'ai finalement échangée contre une canne/siège pour regarder les matchs de polo avec classe...

Il m'a fallu encore une dizaine d'années afin d'apprivoiser les 28 mm et c'est l'Elmarit f2,8 de Leitz pour Leica, qui m'a le plus rendu service.

De retour aux 35mm, ma 35mm EX Sigma est probablement l'objectif que j'utilise le plus depuis les cinq dernières années. Si je devais partir en voyage et n'apporter qu'une focale fixe, je crois bien que ce serait celle-là considérant le genre de photographe que je suis.

jeudi 14 juillet 2016

Le hdr en voie d'acceptation?

La première fois que vous avez vue une prise de vue réalisée en hdr, vous avez probablement été
Quotidien de Londres, photo Martin Benoit
impressionné et vous vous êtes dit que ça ressemblait à une peinture. Si ce n'est pas votre cas, c'est mon cas.

Le choc passé, c'est devenu un effet et quelque chose que souvent les amateurs font pour rendre intéressante une photo qui ne l'est peut être pas.

J'ai été sur le jury de la SPPQ ( société de lpromotion de la photographie du Québec) il y a quelques années et j'ai été surpris de constater la popularité du hdr chez les membres des divers clubs photo. Peut-être, que depuis l'avènement d'outils automatisés pour en réaliser, l'engouement s'est répandu.

L'été dernier, je remarquais que dans certains journaux britanniques, presque toutes les photos étaient traitées en hdr au point où les gens représentés semblent mal propres aux cheveux couettés.

Pourquoi, souvent considérons-nous le hdr comme un effet plutôt qu'une réalité?

Les bons appareils photo enregistrent maintenant plus de quatorze crans de latitude. Ce quatorze crans aurait été un rêve à l'époque de l'argentique où un bon film diapositive nuançait de 8-9 crans.
La façon dont un film argentique étalait l'information (sa gradation) reste encore notre référence de ce que doit être une image sans « effet ».

Le peintre n'avait pas cette contrainte, la peinture ayant été pratiquée longtemps avant la photographie. Le peintre s'installait devant sa scène avec ses yeux et ses pigments et tentait souvent de reproduire ce qu'il voyait. Dans ce processus, il décrivait les hautes lumières avec le détail que ses iris contractés lui permettaient de voir et les ombres avec le détail que ses iris plus dilatés lui transmettaient. Du hdr avant le temps.

La bonne photographie couleur diapositive ou négative à sa propre courbe de reproduction à laquelle nous nous sommes accoutumés durant les 70 ans de photographie couleur argentique. En gros, les ombres bouchent assez rapidement et les hautes lumières sont compressées et finissent par cramer assez rapidement. Les manufacturiers ont ajusté la courbe de reproduction pour les tons moyens de sorte à bien reproduire les tons de peau en terme de perception du contraste. La courbe de reproduction est en forme de "S" fidèle (linéaire) autour des tons moyens.

Depuis les dernières années, avec l'amélioration des capteurs, on commence à accepter des ombres moins bouchées et plus texturées. On reste encore assez craintifs à vraiment ouvrir les ombres et texturer les hautes lumières, même si notre appareil peut le faire, de peur de donner l'impression de faire un effet.

Dans certains domaines, comme la photographie architecturale, c'est plus accepté, mais ce n'est pas encore la norme dans tous les secteurs. C'est selon moi un reliquat de l'argentique, qui à travers les années, a instaurer un standard de ce qu'est une gradation « normale ».

Mais pourquoi collons-nous à ce standard quand ce n'est pas « normal », ce n'est pas ce que l'œil voit, ni ce que l'appareil photo voit? Est-ce que les peintres hyperréalistes ont plus raison? Il y a même un mouvement en peinture hyperréaliste qui imite les défauts de la photo argentique.

Sommes-nous prêts à trouver normales des photos à grandes gradations?

J'étais aux Îles de La Madeleine cet été et j'étais impressionné par la saturation des couleurs causée par l'absence de pollution à laquelle je ne suis plus habitué. J'essayais de visualiser la photo qui rendrait justice à ce que je percevais et probablement on aurait dit que c'est exagéré, trop saturé et avec trop de détails.

Le problème avec le hdr c'est souvent la surutilisation de l'accentuation qui elle n'est ni perçue par l'oeil ou l'appareil mais qui donne une impression de définition à caractère artistique.

Modifier les normes de ce qu'est une photo normale est un long processus social et culturel finalement.

samedi 25 juin 2016

Le Hasselblad X1D, for the rest of us?

Andrew Trumbach et le Hasselblad H6D-50c, photo Martin Benoit
Photoservice présentait le nouveau Hasselblad X1D et le H6D-50c.

Le nouvel X1D serait le premier appareil de format moyen sans miroir à prix abordable.

Environ 10 k$ pour le « boitier » sans objectif.

Le représentant Hasselblad croit que ce sera l'amateur avancé qui sera ciblé par ce marché ou le professionnel déjà équipé d'H6D comme second boitier.

Malheureusement, le X1D n'était pas sur place et seulement des précommandes pouvaient être réalisées. Les spécifications étaient projetées sur un écran. Il semble qu'aucun appareil ne sera disponible avant la fin août.

Le X1D et le H6D partagent le même capteur et le même système d'exploitation du capteur. Le réprésentant Hasselblad, Andrew Trumbach (Regional Sales Manager - East Coast at Hasselblad Bron Inc) mentionne que le H6D produit moins de bruit à ISO élevé grâce à son nouveau capteur CMOS de Sony. Il utilise aussi les nouvelles cartes CF et SD. La caméra est connectée via USB3 et offre du WiFi pour effectuer certains contrôles. En gros, les avancements dans les appareils moyen format ne sont pas révolutionnaires. Même avec une possibilité vidéo de 25 ips en Full HD (et non pas 4k) et un touch screen, l'appareil n'est pas ne fait pas des pas de géants.

Le X1D prétend à une certaine révolution avec son système mirrorless sur capteur moyen format et un prix « réduit ». Le mirrorless le rend l'appareil le plus petit possédant un capteur de cette grande taille. De mon point de vue, c'est la façon dont Hasselblad à pu minimiser le « re tooling » pour tester le marché.

En comparaison avec les autres modèles de Hasselblad ayant un tel capteur, c'est une vraie aubaine.
Mais qu'offre vraiment cet appareil et comment se positionne-t-il dans la grande famille des appareils numériques?

Si vous fouillez le web, on vous dira qu'il permettra des très beaux hors foyers grâce à la taille du capteur. Petite question de prof de photo: à cadrage égal et perspective égale, quel objectif produira le hors foyer le plus important sur un arrière-plan donné? Une 50mm à f 1,4 sur un capteur 24x36 ou une 90 à f4,5 sur un capteur 44x33? Car, si c'est la faible profondeur de champ qui vous attire dans ce grand capteur, n'oubliez pas qu'il n'y a pas d'optique facilement obtenables qui ouvrent à plus de f2,8 pour ce genre de capteur, tandisque pour du 24x36 vous pouvez vous procurer une f1,4 pour beaucoup moins cher et des f1,2 et aussi f0,95 mais cette dernière à fort prix. À ma connaissance, il n'y a pas d'optiques vraiment lumineuses pour cette diagonale de capteur. Pour faire une vraie comparaison avec la 90 mm présentement sur le marché pour la XD1, il faudrait comparer avec une 68mm sur du 24x36 qui elle correspondrait à 1,6x la diagonale du capteur comme la 90 correspond à 1,6x la diagonale du capteur de la XD1.

De plus, ce capteur de 50 MP comment se compare-t-il aux 50 MP de la Canon 5DS ou R? Comment sa gradation se compare-t-elle au Nikon D810? Nikon aussi utilise des CMOS de Sony. La tendance était de comparer cet appareil avec la Sony A7r II en ce qui a trait à la taille, performance et optiques. C'est effectivement très similaires sinon mieux sous certains aspects.

Si on parle d'appareil compact, il faut bien prendre ses mesures et comparer l'appareil sous tous ses angles. Êtes-vous prêt à céder un viseur optique et tout ce qu'offre un HDSLR? Rafale, vidéo FullHD à 60 fps, grosse famille d'optiques avec des autofocus évolués, etc. Fait à remarquer, Hasselblad est très silencieux concernant la stratégie de compression de son format vidéo. Est-ce du 4-2-2, à quel bit rate?

Quand on investit aux alentours de 15 k$ incluant optiques et taxes dans un environnement, on s'attend à un retour de services et à une polyvalence. Je ne crois pas que cet appareil soit au rendez-vous. On dirait que c'est une stratégie similaire au Sony RX1 qui offrait le premier compact à capteur plein format (24x36) avec un objectif fixe. Ce que m'ont dit les magasins de Mtl, c'est qu'au niveau des ventes c'est un échec lamentable. Je ne connais personne qui a acheté un tel appareil et ce n'est pas que je ne fréquente pas du monde qui paie cher pour des appareils photo. C'est que le service rendu est trop étroit. Je dois avouer que je prévoie un tel résultat pour le XD1. Le gain du fait que c'est un plus grand capteur est minime. La faible profondeur de champ sera subtile, le gain en bruit, si existant, sera subtil (ce que l'on m'a montré du H6D, même capteur, est comparable au D810). Le 16 bits réel ne sert à rien si le signal original n'est pas hors pair. Des appareils 16 bits ça ne date pas d'aujourd'hui et il y a eu des fichiers très quelconques. Quatroze crans de latitude, c'est très près de la D810, qui selon DXO en produit 14,8...

Je prévois que l'appareil sera acheté par des amateurs avancés fortunés qui pourront vivre avec les limitations de l'appareil et n'auront pas à le rentabiliser. Pour le « rest of us », nous continuerons à exploiter les belles optiques à grandes ouvertures quand nous aurons besoin de faible profondeur de champ.

dimanche 19 juin 2016

Charles Gurd au McCord et Leica M4

"selfie" réalisé par Charles Gurd fourni par le Musée McCord
Rien de mieux qu'un architecte pour photographier la pertinence architecturale d'un lieu.

Le Musée McCord expose des tirages de prises de vues réalisées en 1974 par Charles C. Gurd, jeune architecte qui craignait la disparition de ces maisons cossues de Montréal.

Photographe autodidacte, Charles C. Gurd documente ce qu'il croit pertinent en terme d'éléments architecturaux de cette époque révolue de Montréal.

Les architectes ont souvent été intéressés par la photographie. On n'a qu'à penser au lège de Karl Blossfeldt qui a documenté des éléments végétaux afin de répertorier les formes géométriques de la nature.

Deardorff, le fameux fabriquant de chambres photographiques 8x10, avait souvent comme client des architectes qui documentaient leurs travaux ou encore leur environnement afin de mieux les comprendre.

L'exposition présente des tirages jets d'encres issus d'une collection de plusieurs centaines de négatifs 35 mm. Ces tirages jet d'encres ont été réalisés en slip toning (hautes lumières bleutées et ombres neutres) sur une imprimante Epson modifiée aux encres de Cone Editions. Le traitement est subtil et un peu détruit par la température de couleur de l'illumination tungstène de la salle d'exposition, qui, étant jaune, diminue l'impact par complémentarité des teintes bleutées des hautes lumières.

J'ai aimé rencontrer le photographe, qui fut aidé par Gabor Szilasi (ancien enseignant au dpt de photographie du CVM) pour sa série et discuter du "devoir" photographique de préservation que sa démarche représente.

L'élément qui me questionne est la mention, dans le cahier de presse, que les photographies ont été réalisées au Leica M4. De plus, lors de l'allocution aux médias, on a encore pris soin de souligner le fameux appareil. En aurait-il été de même si les photographies avaient été réalisées avec le superbe  Zeiss Hologon Ultrawide? Magnifique caméra 35mm équipée d'un grand-angulaire fixe hyper corrigé pour l'architecture? Je crois que non. C'est la marque Leica et le culte qui tourne autour de cette marque aujourd'hui qui semble avoir dicté ces mentions. Est-ce que les photographies auraient eu moins de valeurs au Nikon F ou au Pentax Spotmatic? Je dois avouer que ce genre de mention m'irrite. Elle indique, par contre, l'ère du temps où Leica représente un symbole, une démarche. Pour avoir fait de la photo dans les années 74 et avoir acquis mon premier Leica M4 en 1979,  je peux vous confirmer que beaucoup d'incapables possédaient de tels appareils, m'incluant dans ce lot...

lundi 6 juin 2016

Le CCA cherche photographe

source CCA


Le Centre canadien d'architecture est à la recherche d'une personne pour un poste contractuel en photographie à raison de 2 à 3 jours par semaine pour son service photographique.

Le travail consiste essentiellement à traiter des fichiers photographiques, assister le photographe permanent du CCA dans des travaux de prise de vues et à l’occasion réaliser soi-même des photographies d’objets, d'événements et d'expositions.

Outre une maîtrise de Photoshop, du traitement des fichiers bruts dans Camera Raw, la personne doit bien connaître le logiciel Lightroom. La personne doit avoir un très bon jugement afin d’ajuster adéquatement les images au niveau de la luminosité, du contraste, de la couleur, de la saturation, etc. La personne doit aussi bien connaître les tracés (Path) dans Photoshop, l’utilisation des masques pour le détourage et aussi les claques de réglages avec masques. La connaissance des imprimantes et des numériseurs est souhaitable. 

La disponibilité à  travailler la fin de semaine et le soir est nécessaire.  Enfin, la personne doit être bilingue.

Pour plus d'information et/ou envoyer votre CV, communiquez avec:

Elspeth Cowell
Chef, Services à la Collection et aux Programmes
ecowell@cca.qc.ca