lundi 31 août 2015

Atelier de collodion humide à Montréal

source Julien Bourbon
André Sauvé par Julien Bourbon

 
L'atelier se tiendra préférablement un samedi fin septembre, début octobre. Date à définir.

Voici les informations concernant l’atelier de collodion humide. Si des étudiants sont intéressés à y participer, on pourra définir la date (préférablement un samedi), fin septembre / début octobre.

L’atelier se tiendra de 9h à 16h/17h environ (l’heure de fin peut varier en fonction de la journée) et une sortie extérieure sera prévue, si le temps le permet.

Le prix pour l’atelier est de 375$* (voir conditions).

Deux plaques 5x7” seront réalisées, Ferrotype/Tintype (sur aluminium) et/ou Ambrotype (sur verre).

Sommaire de l’atelier :
- Explication du procédé
- Détails des différentes chimies
- Création de certaines chimies
- Démonstration en studio du procédé pas-à-pas
- Réalisation d’une 1ère plaque pour chaque participant
- Séance de Questions Réponses
- Sortie extérieure (sous réserve du temps), sinon seconde plaque en studio.

Un livret sera remis à chaque participant comprenant tous les détails nécessaires pour faire ses propres chimies ainsi que la liste du matériel/chimies/fournisseurs.

Conditions :
Le nombre minimum de personnes pour que l’atelier se tienne est de 3 personnes et le maximum de 4 personnes.
* Versement via Paypal de la moitié des frais, soit 187.50$ 1 semaine avant le début de l’atelier.

Julien Bourbon
-----------------------------------------
Cell : (514) 443-0150
Web : http://www.visual-body.com
Mail : webmaster@visual-body.com
Page Facebook : http://www.facebook.com/VisualBodyCollodion
Twitter : @VisualBodyFoto

lundi 24 août 2015

Exposition Horst

tirage platine-palladium. photo fournie par le Musée McCord
C'est la fin de la belle et grande exposition Horst au musée Mc Cord.

J'ai beaucoup apprécié ne connaissant que partiellement le travail du photographe. Je n'avais jamais vu d'originaux.
Il était difficile de savoir si les tirages exposés étaient des tirages d'époque, selon les goûts de Horst, ou si les tirages étaient des réimpressions modernes selon les goûts du tireur. Certaines impressions 8x10 (probablement des contacts) étaient exposées non montées avec des notes manuscrites au bas comme étant des tirages de lecture pour la mise en page des magazines, j'ai supposé que c'était des tirages d'époque.

Fait intéressant, une collection de tirages au platine-palladium dont un de la fameuse photo des bas (Round the Clock 1).  Pour apprécier les tirages platine-palladium il faut vraiment être sur place et pouvoir examiner le médium original. Toute reproduction ne rend pas justice au médium. C'est pour ça qu'il faut aller au musée à l'occasion et prendre une pause d'Internet.

De façon similaire à l'exposition Gaby, où d'immenses tirages avaient été réalisés pour l'exposition à partir des négatifs 5"x 7", une série d'agrandissements d'environ 20"x 24" ont été réalisés à partir des diapositives (transparents) originales 8"x 10". Il n'est pas précisé la technique utilisée, on peut imaginer des internégatifs ou encore des numérisations de qualité sur papier couleur argentique (exposé via Lambda ou équivalent). Il était mentionné que les impressions étaient des C-Print (procédé argentique couleur RA-4). Évidemment, j'aurais aimé voir les transparents originaux qui devaient être très beaux vu la belle qualité des tirages. Une exposition ne peut se permettre d'exposer un médium si fragile à la lumière pour une période si longue.

Globalement ce que j'ai retenu de Horst est son usage de la lumière et son organisation de la couleur. Une lumière précise d'un sculpteur d'image. Un résultat très statique qui permet peu d'émotion, mais qui permet des modelés très spectaculaires. Nous sommes dans la grande tradition George Hurrell, Harcourt et cie. Il est cependant très difficile d'imaginer de telles images dans des magazines contemporains et je ne vois pas pourquoi la novelle vague vintage n'apprécierait pas.



samedi 22 août 2015

Candidatures Zoom Photo Festival de Saguenay

source Valérian Mazataud
photo Samuel Hense


En partenariat avec le Zoom Photo Festival de Saguenay et l'association Freelens, le Prix international nouvelles écritures lance un appel à tous les journalistes multimedia, documentaristes, photographes pour proposer leur petites oeuvres multimédias (POM).

L'appel à candidature international concerne les oeuvres touchant au documentaire et au photojournalisme (une durée de moins de quatre minutes est recommandée).

Le projet lauréat se verra rétribué d’une dotation monétaire de 1000 euros et bénéficiera de la prise en charge de son déplacement et de l’hébergement pour être sur place à Saguenay lors de la projection et de la remise des prix.

L'oeuvre lauréate, ainsi que 10 coups de coeur seront également projetées lors du festival Zoom.
Soyez créatif, soyez imaginatif, vous avez jusqu'au 30 septembre 2015 pour postuler.

Informations, règlements et inscriptions : http://zoomphotofestival.ca/fr/le-prix-nouvelles-ecritures

jeudi 13 août 2015

Bigger is not always better

Tilt/Shift Schneider sur une 5D mkII. Photo Martin Benoit
Plus on s'informe sur l'évolution de la technologie photographique, plus on découvre les concessions que les manufacturiers ont du faire afin d'accommoder cesdites améliorations.

Par exemple, l'introduction du miroir dans les caméras réflexes a imposé aux constructeurs d'objectifs d'introduire des éléments "rétrofocus" afin d'éviter que l'élément arrière des objectifs frappe le miroir. Ce faisant, cela n'a que complexifié les objectifs et n'a pas contribué à améliorer leurs performances.

Un autre exemple, lors de l'introduction des capteurs numériques autour de l'an 2000, les grands constructeurs n'ont pas voulu modifier leurs montures et la distance film-monture afin de conserver leurs adeptes qui avaient déjà investis dans une gamme d'objectifs. Ce faisant, ils ont du développer des systèmes de microlentilles sur leurs capteurs afin de capter les rayons marginaux qui auparavant  posaient peu de problèmes pour la pellicule, mais devenaient à présent un cauchemar pour les photosites.

Un regroupement de manufacturiers (Panasonic, Olympus, Leica et autres) ont créé la norme Four Thirds afin de pallier à ce problème en éloignant la monture du capteur et imposant la taille du capteur. Cette nouvelle norme imposait l'achat de nouveaux objectifs. Après plus de 8, ans on commence à peine à utiliser cette norme, en particulier dans le domaine du cinéma indépendant où le Micro Four Third est de plus en plus populaire.

Pour bien utiliser les pleins capteurs (24mm x 36mm) modernes, la monture devraient être plus éloignée du capteur et une grande proportion des objectifs devraient être rétrofocus afin d'optimiser la tombée des rayons lumineux sur le capteur.

Une façon de contourner le problème est d'utiliser un excellent boîtier à capteur de taille APS-C comme la 7D mkII de 20 mp et de le jumeler avec les meilleurs objectifs se destinant aux appareils pleins capteurs. Avec cette combinaison vous allez utiliser que le "sweet spot" de vos objectifs sur des photosites de haute densité. De plus, ce genre de boîtier offre des performances vidéo qui produisent une esthétique similaire aux caméras de cinéma à capteurs Super 35 sans avoir les "défauts" des pleins capteurs (24x36) en matière de manque de profondeur de champ.

Le raisonnement qui veut que plus gros le capteur, le mieux le résultat fonctionne sur la prémisse que les pixels seront plus gros (donc meilleure sensibilité et meilleure gradation) et que les objectifs sont capables de "bien" couvrir toute cette surface. Dans les faits, plusieurs excellents objectifs ont de la difficulté dans les coins des "full frame". La bonne nouvelle est que les prix des capteurs full frame a baissé drastiquement les rendant plus abordables. La mauvaise est que les objectifs sont souvent toujours les mêmes et que la monture est toujours à la même distance du capteur. Un nouveau phénomène dissimule cette problématique, l'introduction de profils objectifs dans des logiciels tels Lightroom et CaptureOne. Ces profils "corrigent" les défauts des objectifs nous laissant l'impression que tout va bien.

Est-ce que je recommanderais d'abandonner les pleins capteurs? Jamais, pour les focales de 50mm et plus ils s'en sortent relativement bien si on ferme les objectifs autour de f5,6-8 dans la majorité des cas. Quand on parle de grands-angulaires c'est plus difficile. Existe-t-il des solutions d'excellents grand-angulaires en APS-C, pas vraiment. Il faut utiliser des 14mm de grand capteur et encore nous ne sommes pas vraiment dans l'univers des très grand-angulaires.

Quand les miroirs vont disparaitre et laisser place aux "mirrorless", le jour où les viseurs électroniques seront impeccables et sans délai, nous aurons droit à de meilleures constructions optiques qui ne devront pas prendre en considération le miroir. La Sony RX1 et la famille A7 sont un prélude de cette ère à venir. Les problèmes seront vraiment résolus lorsque le photosite se comportera comme un grain photographique en ayant une sensibilité omnidirectionnelle en ne nécessiteront pas de microlentilles pour rediriger la lumière
au fond de leur puis.

Beaucoup de recherches en perspectives et des résultats probablement à court terme.

mardi 4 août 2015

Achèteriez-vous un tel appareil?

20,1MP, objectif ZEISS, 24-70 f1,8-2,8, 1/32 000 sec, 12 800 ISO, stabilisation optique, 16 images par secondes en Raw, Wi-Fi et NFC (Near Field Connection) intégrés, vidéo 4k à 100 mbps, 40x slow motion (960/1000 fps), profil vidéo S-log 2,      le tout pour 1200$ chez Vistek.

Trouvez l'erreur, si il y en a une. Ces spécifications dépassent la Nikon D4 et la Canon D1X. Même les Sony A7...  Ça vient juste de sortir il y a une semaine.   Pourquoi pas?

jeudi 23 juillet 2015

Expo Vice. Le photojournalisme est mort, vive The New Photojournalism.

Centre Phi. photo Martin Benoit
Jeudi soir le 23 juillet avait lieu au Centre Phi une grosse soirée qui s'est mérité une queue à
l'admission qui contournait l'édifice.

Le très populaire média alternatif Vice exposait quatre reportages sélectionnés par le cocommissaire Larry Towell de la prestigieuse agence Magnum.

Je devais être parmi les plus vieux dans cette file d'attente. La moyenne d'âge devait être autour de 25 ans. Des gens sympathiques, politisés version 2015.

L'exposition consistait en 32 photos représentant 4 reportages. Afin de comprendre les images, vous deviez vous procurer un pamphlet à l'entrée où un bas de vignette décrivait chacune des images. J'ai remarqué que très peu de visiteurs utilisaient ou avaient compris qu'il fallait se procurer ledit document.

Du reportage d'auteur dans sa forme la plus contemporaine. Peut-être c'est ce qui explique le grand succès de Vice auprès de la nouvelle génération. (les milléniums Y et C).

Selon The Guardian, Vice Media pourrait valoir 30 milliards, soit une valeur similaire au New York Time. En cette période de déclin des médias, il y a beaucoup à apprendre de Vice. Fox possède déjà 5% de Vice et d'autres gros intérêts les courtisent. Vice a fait le choix de mettre de côté la prétendue objectivité et de faire dans l'opinion et la prise de position. Ils ont compris la position des Y, environnement, social-démocratie et dénonciation des trop gros. Dans les faits c'est un peu à nuancer, mais disons que c'est l'impression qui reste. La stylistique est à l'heure d'Instagram et le ton rejoint le discours alternatif.

Ce que j'en pense? Si afin de rejoindre la génération des futurs dirigeants et joueurs influents, il faut jouer dans ce terrain souvent partisan, bien ce sont les règles du jeu. La déontologie c'est un truc de vieux qui a échoué et qui visait un idéalisme qui est né après la Seconde Guerre mondiale suite aux dérapages des photographes. La NPPA qui a été créé à cette époque espérait redorer l'image des photographes qui avaient échoué à vraiment informer durant la Seconde Guerre. La guerre du Vietnam a peut-être été le seul moment dans l'histoire du photojournalisme où quelques "vraies" images ont transpiré. C'est d'ailleurs suite à cette transpiration et ses conséquences que les grands contrôleurs d'opinion ont décidé d'être plus vigilants relativement aux propos des photographes.

Nous entrons dans une nouvelle ère du discours photojournalistique où le décloisonnement des structures traditionnelles autorise de nouveaux modes de communication et la génération Y semble nous dire que c'est la façon de procéder.