samedi 4 juillet 2009

Zeiss made in Japan


Vous allez me trouver en retard, mais je viens de découvrir où sont fabriquées les optiques Zeiss destinées aux Nikon et Canon.

Ils sont construits pas la compagnie Cosina du Japon sous licence Zeiss.

Selon Ken Rockwell, ces optiques sont la conséquence de la fermeture de Contax du Japon qui avait obtenu l'autorisation de Zeiss, Allemagne, de faire fabriquer par Cosina leurs optiques. Quand Contax a fermé, Zeiss a cherché un marché pour ces optiques.

Le mythe germanique versus le mythe nippon...

J'ai souvent travaillé avec des optiques Zeiss, et j'en possède plusieurs. En général ce sont des optiques sans compromis un peu comme les optiques Leitz (Leica).

Le Japon est un fabriquant d'excellentes optiques et je pourrais faire l'éloge de plusieurs optiques historiques japonais. Ce qui me déconcerte, est le fait que c'est la compagnie Cosina qui fabrique ces optiques.

Je dois vous mentionner que ma seconde caméra 35 mm, que je me suis acheté, à 14 ans, chez Simons sur la rue Craig (aujourd'hui St-Antoine), était une Argus/Cosina STL 1000. La fameuse compagnie qui fabrique les optiques Zeiss. J'étais passé d'un Praktica Nova 1b d'Allemagne de l'Est pour une caméra japonaise de bas de gamme. On ne pouvait pas vraiment acheter une caméra meilleur marché faite au Japon. Je crois avoir payé autour de 110$ en 1972. L'objectif était une 50mm f 1,7 Cosinon. Comme Ken Rockwell, le mentionne dans son article, la facture de ces optiques Zeiss est très similaire aux optiques japonaises d'époque.

Est-ce que ma 50mm était exceptionnelle? Je ne pourrais vous le dire, même si à l'époque je lui ai fait subir un test de pouvoir séparateur selon la bonne vieille méthode: Panatomic-X et charte de séparation. Ce que j'en avais conclu, c'est qu'elle était excellente à f5,6 et qu'à pleine ouverture elle se dégradait comme toutes mes optiques, inclus la 50mm f 1,4 Nikor que j'ai achetée un peu plus tard.

Je me questionne à présent sur les optiques Zeiss de Sony que l'on retrouve sur la Alpha 900. Ceux que j'ai eus dans les mains me semblaient de construction exceptionnelle et la qualité optique était au rendez-vous. Ils sont fabriqués par Sony sous supervision de Zeiss. Pas de problèmes si la qualité est au rendez-vous. C'est peut-être ce qui explique que les prix, eux sont au rendez-vous. Les optiques Zeiss fabriquées à Oberkoken en Allemagne n'ont jamais affiché des prix au rendez-vous, au contraire une forte démarcation avec les meilleures optiques japonaises. Le prix de la main-d'oeuvre allemande versus la Japonaise? Vive la mondialisation?

Ce que tout ça prouve, c'est que l'on peut retrouver d'excellents produits fabriqués partout et de mauvais un peu partout aussi. Je ne serais pas surpris de voir apparaître d'excellentes optiques Made in China bientôt à très bas prix. Nous allons avoir un peu de misère à intégrer le concept au début, mais les performances dicteront nos choix.

optique Zeiss fabriquée par Cosina et ma Cosinon avec, comme par hasard un capuchon Zeiss...

De moins en moins de joueurs dans le parc des 2 1/4

British Journal of Photography a annoncé la fermeture de la compagnie Franke & Heidecke.

Cette compagnie construisait les caméras numériques pour Leaf et Sinar. C'était la maison mère de Rollei et ses dérivés. De plus, PhaseOne parle de faire l'acquisition de Leaf.

À Montréal et Toronto, la question est assez simple en matière de moyen format numérique:
du Hasselblad HD ou des dos PhaseOne sur du Hasselblad ou Contax en gros. Les combinés Mamiya/PhaseOne n'ont pas encore fait leur percée. Est-ce une histoire de distributeur? On achète ce qui est disponible et ce pour lequel on a du service. Où est-ce une question de pures performances?

Quoi qu'il en soit, le parc d'options rétrécit de jour en jour. Imacon a intégré les rangs de Hasselblad et tous les autres semblent être sous la bannière de PhaseOne plus ou moins indirectement.

Dans la fabrication de gros capteurs, il n'y a pas beaucoup de joueurs. Dalsa, Kodak, Fuji et ... Les autres sont des curiosités scientifiques dont on ne veut pas vraiment s'approcher. Leaf se greffant à PhaseOne, j'ai l'impression que PhaseOne va intégrer les avantages de Leaf et conquérir les derniers territoires non conquis.

Le danger du manque de joueurs est le contrôle des prix. On pourrait croire que le fait de devenir un plus gros joueur devrait permettre de baisser les prix, ce qui urge vraiment considérant la situation économique mondiale. Pour baisser les prix des gros capteurs, leur production devraient être augmentée par un facteur non réaliste dans notre industrie. Le besoin pour des dos numériques moyen format n'est pas si grand. On reste dans un produit de petite série qui est voué à coûter cher, mais si cher?

La bonne nouvelle est que la venue de la Nikon D3x, la Canon 5D mkII et la Sony A900 qui agissent comme des éléments de compétition dans ce marché et imposent de maintenir des prix "raisonnables". Même si le geste de photographier au 2 1/4 n'est pas le même qu'au slr, je peux imaginer des compagnies comme Zacuto, Redrock Micro ou encore Shape de Montréal confectionner un viseur poitrine à partir d'un des nouveaux écrans lcd HD de très haute qualité alimentés par le port HDMI des nouvelles caméras de sorte à adopter la même posture qu'au 2 1/4 avec un compendium pour décorer le tout. Convertissez vos Canon ou Nikon à des optiques Zeiss et vous n'êtes pas loin des performances des dos numériques avec un peu plus de souplesse et de quoi aller se payer quelques excellentes pizzas dans votre portefeuille.

vendredi 3 juillet 2009

Concours photo aux règlements étranges

sources Carole et Nathalie

Cosco et Air Miles viennent de lancer des concours photo où toutes les photos soumises deviennent la propriété du commanditaire.

Un petit texte en bas de page (point 10) des règlements des concours, qui autorise le commanditaire à mettre en marché vos images ou à les vendre à un tiers qui lui, pourrait les mettre en marché.

Une façon rapide de constituer une banque d'images bon marché. La beauté du numérique et des marchés web où la résolution n'est pas stratégique.

Grip pour le iPhone

Zacuto, une compagnie américaine qui se spécialise dans le matériel de production "indie", lance une prise pour iPhone afin de faire du vidéo de meilleure qualité.

Si je me fie au prix d'accessoires similaires, cette poignée devrait coûter aux alentours de 300 $ can. À quand le compendium, le contre poids d'épaule, le Steadycam? C'est rendu que les accessoires coûtent plus cher que l'appareil lui-même et toute l'idée de transporter dans ses poches ou encore, d'utiliser de façon non obstrusive une caméra vient d'être élidée...

Un dolly et des rails avec ça; ça ferait des travelings vraiment smooth...

lundi 29 juin 2009

L'art du référencement dans les outils de recherche, la clé du succès sur le web

Photoshelter™ vient de publier gratuitement un guide de 30 pages sur les stratégies de référencement spécifiques aux sites web des photographes.

Le plus beau site web sans visiteur est un coup d'épée dans l'eau. On a beau avoir payé cher pour le meilleur designer, si on se retrouve à la page 243 de Google, notre site ne générera pas de nouveaux revenus.

Un document relativement facile à lire qui démystifie le phénomène et nous met en garde des "pénalités" que Google peut appliquer si nous essayons de prendre des raccourcis pour se retrouver plus haut dans le référencement.

Il y a plusieurs ouvrages publiés sur les stratégies de référencement, mais aucun spécifiquement sur la problématique des photographes.

Un travail de longue haleine qui finit par payer, lorsque bien géré.

On est rendu là


source Pat Sanfaçon

Formation en journalisme en ligne sur YouTube.
Fini l'école de journalisme et de photo-journalisme.

Un site à étudier. Pourquoi structurer et regrouper ces "tutoriels"?

Google (propriétaire de YouTube et de Blogger entre autres) qui exploite aussi Google News doit être en train de planifier ses sources d'approvisionnement lorsque les grands journaux seront disparus et ne pourront plus alimenter leurs systèmes. Le serpent qui se mange la queue. À moins que le journaliste citoyen prenne la relève et alimente la bête.

En espérant que le tutoriel sur l'éthique soit aussi visionné.

samedi 27 juin 2009

Il faut être fair avec le Kodachrome™

J'ai eu tendance à être négatif dans le passé relativement au Kodachrome™, j'aurais dû être transparent... Un film saturé, contrasté, compliqué à faire développer, un film à ne pas laisser dans un projecteur allumé, etc.

Un film par contre avec une acutance et un pouvoir résolvant surprenant (en particulier le Kodachrome™ 25, pour ceux qui s'en souviennent). Un film qui vous révèle des surprises de bonne conservation 50 ans après, lorsque les diapos dans les cadres de carton Kodak sortent de leur boîte à soulier sur la tablette d'en haut du garde-robe chez mon oncle chose.

Le procédé Kodachrome avait été développé par des chimistes (Godowsky et Mannes) qui étaient aussi des musiciens (violoniste et pianiste). J'ai toujours considéré que le Kodachrome™ a été le seul film couleur vraiment inventé par Kodak qui a eu un succès commercial. Il y a eu l'Azochrome™, discontinué par la compagnie et les mauvaises bouches disent que les films négatifs et diapos couleurs qui suivirent de Kodak, seraient le produit d'un "vol" de brevet allemand appartenant à Agfa après la 2e Guerre (dixit un vieil ami Hongrois qui a travaillé à la recherche chez Kodak)... . Chose certaine, Kodak a peaufiné la sauce et a fait d'excellents films à travers les années. Pour n'en mentionner que quelques un, les Ektapress™ négatifs, le Ektar™ négatif, le VPS qui a été consommé en quantité industrielle par tous les studios, l'internégatif, etc.

Ceux qui ont appris à bien exposer sur du Kodachrome™, apprécient vraiment les vertus du RAW, qui souvent dissimule une exposition fautive à la base. L'introduction des appareils pro à exposition automatique a été fort controversée à l'époque comme un signe d'amateurisme. J'aimerais voir aujourd'hui, combien de photo-journalistes laissent leur caméra en mode M?...

Ce fut une époque avec ses exigences techniques et ses gestes photographiques. Le Kodachrome™ imposait sa danse comme plusieurs autres médias.

Kodachrome™ de mon défunt père, pris en 1971 par mon oncle Rémi à l'aide d'un Konica Autoreflex T, le premier slr à objectifs interchangeables à diaphragme automatique.