jeudi 31 décembre 2009

Le W retouché. Ah oui?

Photo District News a une série d'articles sur le cover du W qui représente Demi Moore photoshoppée ou non.

L'avocat nie toute retouche, les pages couvertures des différentes éditions prouvent le contraire, on se demande s’il n'y avait pas une époque où tout était plus simple. Existe-t-il des covers non retouchés? Qu'est-ce qu'une vraie femme? Devrait-on libeller les images retouchées?

Chose certaine, les gens sont de moins en moins naïfs et de plus en plus cyniques. Les femmes s'apprécient-elles davantage comme elles sont vraiment?...

mardi 29 décembre 2009

Carl en voyage

Notre Carl légendaire est en Asie à parcourir les routes boueuses avec son copain et ses caméras.
Il a créé un blogue de voyage pour garder le contact et nous faire partager ses expériences.

Une façon de se découvrir et de découvrir le monde avant de faire le "grand" saut dans la profession.

Une tendance qui perdure depuis des décennies au Vieux Montréal.

enfants dans une école primaire près de Angkor. photo Carl-Antoine Mainville Larocque

Les écoles de photos forment-elles trop de photographes?

Il semble que l'offre dépasse la demande dans le secteur de la photographie au Québec. Je crois que c'est la même histoire un peu partout dans le monde occidental.

Serait-ce que les 6 écoles de photographie du Québec, le Vieux Montréal, Dawson, Matane, Marsan, Maurice-Barbeau et Bel-Avenir, forment trop de photographes? J'ai même ouï-dire qu'un nouveau DEP a ouvert à Montréal récemment.

Ensemble, ces écoles produisent environ 70 diplômés par année (les chiffres varient beaucoup d'une année à l'autre). Est-ce que la trop grande compétition (s'il y a une trop grande compétition) est causée par les étudiants de photos et les écoles devraient restreindre leur "production"?

mercredi 23 décembre 2009

Les meilleures photos

Les meilleures photos de l'année 2009 selon le Boston Globe.

Les meilleures photos de la décade par les photographes de The Gazette

Mon petit cadeau de Noël


Ce petit vidéo est le travail final d'Emmanuelle, une de mes étudiantes du cours Reportage.
Je lui ai attribué la meilleure note du groupe, soit 97 % (la moyenne est de 79 %).
Ce nouveau cours, de notre nouveau programme, en est un de 5 heures/semaine où ils explorent les caractéristiques du reportage à moyen terme et à long terme.

Certains étudiants ont exploré le multimédia, d'autres ont fait des reportages conventionnels.

Un des points sur lequel j'ai beaucoup insisté est la notion d'authenticité et les éléments qui étaient porteurs de véracité pour le spectateur. Nous sommes en une ère de cynisme et de désillusionnement relativement aux divers médias et notre cote de crédibilité à leur égard baisse toujours. Comment faire pour contre carrer cette tendance et être porteur de quelques vérités?

Emmanuelle a fait un travail simple sans effet, imparfait sous quelques points de vue techniques. Un grand média ne diffuserait probablement pas un tel document, mais reste que c'était le plus authentique de tout ce que j'ai vu. Beaucoup de contenu et peu de contenant, mais un contenant fonctionnel. Nous devons nous déplacer vers de la vérité solide pour que les lecteurs nous fassent confiance de nouveau et ce reportage est un pas dans cette direction.

Quand avez-vous cru et avez été touché dernièrement par un reportage?

Dans la même ligne d'idée, peut-être que ça explique pourquoi le vidéo sur YouTube de JK Wedding Entrance Dance a été visionné par 35 millions de spectateurs.

Version française de nos problèmes

Voici un blogue très français (lire ici de France) qui discute de problèmes similaires aux nôtres.

Il est à remarquer que le droit photographique français diffère du nôtre, mais, lors du procès en cour suprême de l'affaire Aubry vsVice-Versa (affaire Duclos), la cour a dit s'être fortement inspirée de la jurisprudence française.

merci Jan

La CAPIC mtl lance ses nouveaux médias sociaux


La division montréalaise de la CAPIC a lancé toute une série de nouvelles façons de rejoindre ses membres.

Blogue, Twitter, Linkedin, facebook,etc

La CAPIC à l'ère des médias sociaux.

mardi 22 décembre 2009

Les photographes de Pères Noël

J'ai pensé qu'avant Noël on pourrait réfléchir sur la profession de photographe de Père Noël.

Depuis quelques années, j'étudie l'évolution de la profession à La Place Versailles près de chez nous. Le décor est construit de telle sorte qu'il est impossible pour un parent de photographier lui-même son enfant sur les genoux du Père Noël. Il y a quelques années, les parents ne pouvaient pas apporter leur appareil photo et photographier leur enfant une fois sur les genoux du Père Noël. Cette année, ce geste semble autorisé. J'ai vu une mère avec une Nikon D300 équipée d'un objectif du genre 24-70 2,8...

L'ère glorieuse du photographe de père Noël où le photographe avait l'exclusivité semble être révolue. Un autre effet de la démocratisation de la photographie.

photo Martin Benoit

Laurence de Mtl à Yaoundé

Beau petit vidéo simple et efficace de notre Laurence Christen qui est maintenant à Yaoundé au Cameroun.

Chemin from Laurence Christen on Vimeo.


Fait à la Lumix LX3 je crois.

vendredi 18 décembre 2009

Zippo chinois pour les temps froids

Hier, je me suis procuré une version chinoise de la mini chaufferette qui m'avait tant épatée au printemps dernier.

Pour le quart du prix de l'original, voici une version chinoise qui ne présente pas la même qualité de finition, ni la même capacité de réservoir, mais probablement un débit thermique similaire.

D'ici quelques jours, je chargerai les deux avec des quantités identiques de combustible pour comparer la durée ainsi que l'intensité des dispositifs.

Remarquez l'étoile de l'Empire du Milieu comme motif de diffusion thermique...

Une bonne nouvelle en perspective en ces jours frisquets.
photo Martin Benoit

jeudi 17 décembre 2009

L'art de bien exposer. Partie 1

Je suis de la génération qui a acheté un spotmètre Pentax V de 1 degré pour pouvoir vivre le Zone System dans toute sa splendeur. J'ai aussi cru temporairement au ChromaZone. J'ai linéarisé la réponse couleur de mon Lunasix F à l'aide des contrôles cachés sous le ruban sous la batterie. Tout ça pour dire que j'ai réfléchi intensément, à une époque, à ce qui constituait une bonne exposition.

Plus tard, au début des années 90, j'ai visité plusieurs gurus de la préimpression à Montréal pour pouvoir enseigné adéquatement ce que les pros de l'industrie considéraient comme un transparent bien exposé. Ce que j'ai retenu de ces visites humiliantes, c'est qu'il est inutile d'essayer d'enseigner la précision photographique, les photographes ne sont pas assez rigoureux pour bien exposer, selon les opérateurs de scanneur. Ce son de cloche m'est parvenu tellement souvent de la part des maisons de pré-impression, que j'y ai presque cru.

Plus tard, Carl Hans Koch (président de la prestigieuse firme de caméras monorail Sinar), a essayé de faire une révolution dans la façon d'exposer en convertissant les pros à l'idée de faire de la prise de vue sur film négatif couleur, au lieu de film diapositive, car la gradation d'exposition de ces films était plus adaptée à la gradation de reproduction d'un imprimé. Toute une série de procédures précises avaient été validées avec une des plus grandes firmes de séparation de couleur. Ces procédures n'ont jamais été implantées dans un studio de Montréal à ma connaissance...

Il y a 5 ans on disait "expose to the right" en numérique pour se tenir loin de la mauvaise gradation des capteurs dans les ombres. Aujourd'hui, même avec les caméras à 14 bits on découvre que la droite à ses limites et qu'une marge de sécurité à droite et à gauche à sa place. Nous sommes à une époque de centre droit. La définition d'un bon fichier évolue avec les années, les appareils, les logiciels d'ouverture des raw, les iso, etc.

Que sera un fichier bien exposé dans quelques années?


Le Posographe Kaufmann calculateur des années 1923 qu'une de nos étudiantes m'a laissé photocopier. Une merveille d'ingénierie.

Les incontournables médias sociaux

Michelle Blanc devant une salle bondée à guichet fermé. photo Martin Benoit

Ce soir, La Toile des communicateurs faisait salle comble pour la première fois à guichet fermé. Plus de 100 spectateurs en salle et plus de 150 spectateurs en ligne lors du webcast.

Michelle Blanc, grande spécialiste des médias sociaux, présentait sa perspective sur les stratégies à adopter avec les divers médias sociaux. Il y a quelques semaines, j'avais assisté à une conférence similaire par Gary Vaynerchuk sur les stratégies de "branding" à l'aide des médias sociaux. Tout le monde semble s'entendre que, les médias sociaux sont un incontournable dans l'univers des pigistes pour "exister" sur le web. L'effervescence et la forte croissance de l'influence des médias sociaux ont forcé les grandes agences de pub à revoir leurs stratégies en profondeur. Les deux conférenciers s'entendent que le roi des médias sociaux est encore le blogue et le sera pour quelques années encore. Twitter vient en second grâce à son réseau d'utilisateurs influents.

Les grandes règles d'or des médias sociaux sont: transparence, générosité et sincérité. De plus, il est important d'opérer sur plusieurs "canaux" (facebook, Twitter, Linkedin, YouTube, blogues, etc) en simultanée de sorte à planter des graines un peu partout afin de maximiser son investissement. Il ne faut pas attendre des médias sociaux un retour d'investissement à court terme, mais plutôt à moyen ou long terme. Un bon investissement, quoi!

Gary Vaynerchuk, lui, insistait sur le fait de se "brander" soi-même. Dans un univers de pige, il est de plus en plus important que votre nom circule sur le web et qu'il soit associé à des éléments positifs. Un employeur se fiera davantage à ce que Google sortira à votre sujet que ce qui est écrit dans votre cv. Il faut donc avoir une présence web positive.

Enfin, Michelle nous invitait à rester calme sur les questions de vols d'identité et de sécurité web.

Un univers en plein expansion à suivre.

samedi 12 décembre 2009

Finbarr et le Congo


Finbarr O'Reilly, photographe canadien pour Reuters, nous explique la situation en RDC.

photos Finbarr O'Reilly

lundi 7 décembre 2009

Les mononcles de mariage

Le préjugé persiste encore et toujours. Faire de la photo de mariage n'est pas respecté par les « pros ». Nathalie Quirion nous en fait part dans un billet récent sur son blogue.

C'est le vieux conflit CAPIC/CMPQ. Les mononcles versus les pros... Même, chez nous, une maison d'enseignement, le préjugé persiste et dure.

Est-ce la finalité? Des photos de mariages, c'est moins noble que de la pub? Où est-ce le style « kétaine » des photos produites par quelques photographes? Où?...

Une question de sphères sociales? Les photographes de mariages ne fréquentent pas les mêmes vernissages? Ne s'habillent pas chez le même designer? N'écoutent pas la même musique?

Quoi qu'il en soit, ceux qui la pratique ces jours-ci au Québec savent quelle niche cachée se trouve dans ce secteur où la demande est plus grosse que l'offre et où la liberté d'expression est en pleine expansion.

jeudi 3 décembre 2009

5 à 7 CAPIC

Conférence sur les médias sociaux à la Téluq

source La Toile des Communicateurs

Le mercredi 16 décembre à 19h, à l'auditorium de la Téluq, 100 Sherbrooke Ouest, salle SU1550; 10$ inscription

En plus de chercher des informations sur Internet et de consulter sa boîte courriel, l’internaute avisé commente et s’exprime sur les blogues, affiche son profil sur Facebook, publie ses vidéos sur Youtube, partage sa musique sur MySpace et trouve un travail par le biais de LinkedIn. Cependant, savons-nous utiliser ces outils comme il se doit?

Pour Michelle Blanc, qui sera des nôtres aux « Grands Communicateurs » le 16 décembre prochain, les médias sociaux n’ont plus de secrets. Cofondatrice et présidente de Yulbiz.org, un mouvement international regroupant les gens d’affaires intéressés par les blogues et les blogueurs, celle qui est titulaire d’un des plus influents blogues francophones à travers le monde, michelleblanc.com, et qui a été nommée la 3e femme la plus influente des médias sociaux canadiens, nous éclairera sur les outils des médias sociaux et répondra aux préoccupations qui émergent face à l’utilisation de ces outils de communication.

Au menu de cette soirée qui s’annonce fort enrichissante :

Qu’est-ce que les médias sociaux?
De la paranoïa du contrôle du message
Un peu de « socio-démo-géo-fonctionnel »
Planifier une stratégie de médias sociaux
Selon Michelle Blanc, « le roi des médias sociaux est, et reste toujours, le blogue. Une présence média social requiert cependant que vous soyez aussi sur ces autres faire-valoir et créateurs de conversations et de trafic que sont Facebook, Twitter, YouTube (ou Dailymotion pour les copains français), Flickr, LinkedIn (ou Viadeo), MySpace et les nombreux autres médias sociaux qui correspondent à vos publics cibles. Mais comment planifier votre entrée dans cet univers aux multiples facettes et en constante évolution? »

Toutes les infos

mercredi 2 décembre 2009

Les dangers de l'aseptie visuelle

Je suis de la génération qui a grandi avec les images crues de la guerre du Vietnam dans Times magazine. Je crois que ces images ont contribué à construire ma compréhension de ce qu'est la guerre.

Ce que les Américains et plusieurs autres pays ont constaté, après cet exercice de liberté d'expression, est que le contrôle de l'imagerie diffusée d'un événement altère énormément la perception que le public a de cet événement. Contrôler cette imagerie permet de contrôler la perception. Désinformation 101...

L'"embedding" quasi systématique des journalistes et photographes lors de la première guerre du Golfe est un exemple de contrôle quasi total de l'information. Qu'avons-nous retenu de la pertinence et de l'impact de cette première guerre, à vous de répondre.

Je fais partie de ceux qui croient que la non-représentation des dures réalités de la guerre contribue à fausser notre perception de cette activité que nos élus financent de nos deniers.

Si vous avez déjà discuté avec quelqu'un qui a participé à des activités militaires, vous savez que même la représentation la plus atroce d'un événement militaire est de très loin inférieure émotivement à ce que vivent les personnes directement impliquées. En autres mots, il est très difficile d'exagérer l'horreur quand on parle de drame de guerre.

Quand j'étais adolescent, il se commettait environ 150 homicides par an au Québec et des journaux spécialisés s'assuraient que l'on voit les visuels appropriés de ces événements. De tels journaux ont disparu et les homicides ont baissé aux alentours de 50 par an. Il y a 40 ans la perception du danger de vivre à Montréal était moindre que celle d'aujourd'hui contrairement aux statistiques d'homicides. Nous voyons moins les résultats des crimes, mais croyons davantage qu'ils ont lieu. Désinformation 102...

Sontag explique comment la vision de la "douleur des autres" est un phénomène complexe en terme d'impact social. Ici, au Canada, le gouvernement fédéral contrôle la diffusion des images du retour des soldats morts au combat depuis quelques années. Somme nous plus pro guerre ou moins antiguerre? La controverse autour de la publication d'un militaire américain à la veille de sa propre mort prise par Julie Jacobson démontre la complexité de la question.

Mon propre fils bien adoré fait partie des Forces armées Canadienne. Je serais le premier hyper malheureux s'il devait lui arriver quoi que ce soit lors d'un exercice militaire de quelque nature. Il reste que c'est son choix et avec ce choix viennent des risques qu'il doit assumer. Doit-on aseptiser les réalités de la guerre ou de toutes autres formes de tragédie par respect pour les proches? cet argument nuit-il au droit à une information juste et équilibrée? Dans le cas de conflits de l'ampleur d'une guerre, je ne crois qu'il est particulièrement important que le citoyen ait l'heure juste dans la mesure où il est possible d'avoir l'heure juste dans de telles circonstances. Aseptiser ces réalités correspond à mentir pour des fins partisanes. Désinformation 103...

Dans un même ordre d'idée, Patrice Lagacé de La Presse, se plaint du comportement "paparazi" de certains sites qui diffusent des images "non pertinentes" de la vie privée des acteurs du star système québécois. Je n'encourage en rien ce genre d'activité qui ne constitue pas de l'information en soi et qui ne contribue pas à permettre aux citoyens de faire des choix de vie plus éclairés afin de protéger la démocratie. Par contre, il y a une proximité entre le fait que les relationnistes de plusieurs artistes travaillent à restreindre l'accès des photographes à leur protégé de peur que le portrait publié ne soit pas favorable. On se ramasse avec des accréditations lors de grands événements culturels qui ne donnent accès qu'aux premières 3 minutes de l'événement certaines fois. L'artiste n'a qu'à faire bonne figure que quelques instants. On évite ainsi de voir le lendemain une photographie de l'artiste en sueur avec des cernes de transpiration sous les bras. Les artistes sont des extra-terrestres qui ne transpirent pas. Désinformation 104...

Comprenez moi bien, je ne suis pas en faveur de la diffamation photographique et du potinage et je considère ce genre d'activité un gaspillage de bande passante qui est assumée par tous les utilisateurs d'Internet. Une forme de cyber gaz à effet de serre toxique.

Cet été, j'étais à Mexico où à chaque matin les unes des quotidiens sont maculées d'images ensanglantées des règlements de comptes des divers membres des cartels. Je me croyais dans Allo Police 40 ans auparavant version couleur. Une ville avec une population de plus de 25 millions d'habitants et de grandes inéquités sociales, il est probable que ça finisse mal à l'occasion. Est-ce que ça rend Mexico une ville dangereuse? Selon mon gendre mexicain, oui.

Qu'est-il légitime de photographier, de publier et comment construisons-nous notre compréhension du monde qui nous entoure afin de prendre nos décisions sur une base quotidienne? Dans quelle mesure utilisons-nous le malheur des autres à nos fins photographiques? Ceux à qui j'ai enseigné Portrait social connaissent ma tourmente relativement à cette fonction utilitaire que j'ai fait de Suzanne L. avant qu'elle se suicide...

Avis aux bloggueurs-modérateurs des commentaires

Si vous gérez un blogue et modérez les commentaires, vous devenez responsable du contenu de ces commentaires à titre d'éditeur.

C'est du moins ce que j'en ai compris lors d'un atelier sur "La liberté de presse vue aujourd'hui par les juges". L'avocat spécialiste du droit des médias, qui donnait cet atelier, nous a mentionné que, si il pouvait être démontrer qu'il y avait modération des commentaires, nous devenions donc éditeur, donc responsable du contenu.

J'ai été, initialement choqué, par cette réalité qui présente une la logique que, si on "filtre", on approuve, donc par ce fait, on devient "porteur" du commentaire que l'on endosse.

Si vous fouillez dans les commentaires de ce blogue, vous remarquerez que depuis environ six mois, certains billets sont "spammés" par des auteurs japonais qui font la promotion de services sexuels. Il a fallu que je me trouve un traducteur japonais pour enfin comprendre de quoi il en ressortissait. Selon cette interprétation de la loi, je devrais laisser ce matériel potentiellement offensif sur le bloque (ce que je fais présentement). L'autre solution est de ne pas autoriser les commentaires et en particulier les commentaires anonymes sur votre blogue.

Liberté d'expression, démocratie, responsabilité civile, le Web 2,0 n'est pas un univers simple. Quelle est la jurisprudence au Québec en matière de commentaires offensifs sur des blogues? J'ai l'impression que c'est comme si je ne donnais pas la parole en classe à un étudiant qui ne pense pas comme moi. D'autre part, je peux imaginer un dérapage nocif.

À suivre.

lundi 30 novembre 2009

En parlant d'ergonomie


Il existe de plus en plus de dispositifs pour transporter confortablement son matériel photo.

Cotton Carrier en est un que je n'ai jamais vu dans les rues de Montréal. Un harnais qui permet l'accrochage et le décrochage rapide de l'appareil photo. (voir le vidéo)

C'est entre autres ce dispositif qui m'a fait réfléchir sur le phénomène du mulet. Au dernier salon PHOTOPLUS, à New York, plusieurs compagnies présentaient des solutions de transport. On a qu'à penser au succès de News Wear, Think Tank et autres produits de transport.

LowePro avaient mis au point un harnais très confortable il y a plus de 10 ans qui a été adopté que par très peu d'utilisateurs. Est-ce que l'apparence l'emporterait sur l'ergonomie? Qui oserait porter une telle veste lors d'un mariage, toute fonctionnelle fut-elle?

samedi 28 novembre 2009

Je crois que je vais attraper la H1DOF

Je vais me laisser aller et je vais attraper la grippe de la profondeur de champ pour quelque temps, histoire de m'en immuniser.

Un étudiant s'est fait prêter par Sony une Alpha 900 avec, entre autres, un objectif 135mm Smooth Trans Focus. Des exemples sont disponibles en suivant le lien précédent.

Cet objectif avait échappé à ma vigie technologique et il m'a remémoré la 105 mm DC-Nikkor f2,0 D Defocus. Un objectif que j'avais utilisé il y a une quinzaine d'années et qui n'avais pas laissé une marque particulièrement indélébile...

La Smooth Trans Focus est une autre sorte d'animal. Deux diaphragmes à l'intérieur et une ouverture qui varie constamment lorsque l'on utilise la bague de STF. L'idée est de créer des hors foyer plus organique et moins mécanique (en mes termes). Le bokhé est moins facetté et plus prononcé. Le prix est moins de luminosité à ouvertures égales.

Jean-Philip avec la Smooth Trans Focus. photo Martin Benoit

Sommes-nous en une ère de mulet?


J'ai l'impression que relativement à d'autres époques nous ne sommes pas en une ère particulièrement légère en terme de quantité et poids du matériel que les photojournalistes transportent.

Il y a eu des époques plus lourdes et des époques plus légères. La bonne nouvelle est que des solutions ergonomiques de transport s'offrent à nous comparativement aux solutions peu comfortables d'il y a une décennie ou plus.

Sur cette photo on peut voir le matériel minimum d'un photographe de presse des années cinquante. Une appareil photo 4x5 compact avec un seul objectif, 2 boîtes de 25 feuilles de pellicules, quelques châssis, quelques filtres, un "changing bag" pour recharger ses châssis, un posemètre, un flash et quelques ampoules. L'encombrement et le poids de ce matériel sont peut-être similaires à ce que l'on retrouve dans la valise d'un photographe de presse d'aujourd'hui, mais la quantité de photos autorisées ainsi que la variété d'angles de prises de vues sont incomparables. On miniaturise le matériel, mais on s'assure toujours de trimbaler toujours la même masse...

Kit de base d'un photographe de presse des années 50. photo Martin Benoit

mercredi 25 novembre 2009

Le retour du multi-shot

Hasselblad lance une version "multi-shot" de leur appareil photo, le H3DII MS.

Cet appareil utilise une ancienne approche de capture numérique qui consiste à faire plusieurs prises de vues en déplaçant le capteur de la largeur d'un pixel entre chacune des prises de vues. En procédant ainsi, le capteur peut capturer les valeurs bleu, vert et rouge pour chaque position de pixel donnée évitant les problèmes associés au démosaïcage propre à la capture basée sur les motifs Bayer.

Les dos Leaf DCB 1 avaient une approche similaire en n'utilisant pas de motif Bayer et en faisant 3 prises de vues avec une séquence de filtres devant l'objectif. Les dos Eye Like déplaçaient eux aussi le capteur de même que certains dos PhaseOne. Depuis que les résolutions ont augmenté, il est devenu quasi inutile de faire appel à cette technique afin d'augmenter le piqué.

Le gain réel de qualité des pourtours est tel, qu'une fois de plus, le choix des objectifs et de leurs ouvertures sera de plus en plus critique.

Un appareil non négligeable pour les spécialistes de nature morte.

TSHI espose

dimanche 22 novembre 2009

La vraie photo d'Alain Décarie

Voici la vraie photo d'Alain Décarie le soir de la remise des prix Antoine-Desilets. C'est la même image, mais cadrée différemment.

Vive les grands-angulaires pour ce qu'ils révèlent en périphérie. Comme disait le groupe britannique anglais Yes: Close to the Edge.

J'avais découvert ce phénomène en utilisant un appareil photo panoramique à 117 degrés de couverture. Ce qui était intéressant, était toujours en périphérie finalement.

Olivier Jean et une collègue qui se bidonnent devant un ordi lors de la photo d'Alain. photo Martin Benoit, assistant Rogério Barbosa.

Extension du concours Rodeo 2

source Capic National Office

La date limite pour soumettre votre candidature à la compétition Rodeo 2 est maintenant le 4 décembre à 11:59pm.

Bonne chance

jeudi 19 novembre 2009

Si les ISO élevés vous intéressent

Rob Galbraith a publié une étude comparative des ISO de la Nikon D3 versus la nouvelle D3s.

À vous de juger.

Vermeer shootait au P45+. Enfin, je comprends!


Le Strobist nous explique comment le peintre néerlandais Johannes Vermeer réalisait ses toiles.

Les historiens de l'art ont toujours dit qu'il utilisait une caméra obscura, mais ils étaient dans le champ, selon la dernière entrevue que Vermeer a donnée à David Hobby.

Selon mes analyses, en 1998, je révisais cette approche de la caméra obscura versus Vermeer. Étant un néophyte de la photographie numérique, je ne soupçonnais pas la signature des dos numériques, ni la qualité de la lumière des Profoto 7Bs.

Encore une fois, la maîtrise de la photographie passe par la tradition.

Et moi qui croyais qu'il fallait retourner à l'argentique pour comprendre le numérique... Que d'illusions...

samedi 14 novembre 2009

Alain Décarie et David Boily se démarquent au prix Antoine-Désilet

Ce soir, lors de la remise des prix Antoine-Désilets, David Boily et Alain Décarie se sont particulièrement démarqués.

Lire l'article dans RueFrontenac.com
.

La liste des gagnants pour toutes les catégories est disponible sur le site de la FPJQ.

photo d'Alain Décarie devant la projection de la photo qui lui a mérité le prix dans la catégorie Vie quotidienne. photo Martin Benoit

Congrès de la FPJQ édition 2009

L'édition 2009 du congrès annuel de la FPJQ (Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec) se déroule présentement à Sherbrooke.

Hier, j'ai participé à un atelier d'une journée sur l'élaboration de capsules vidéo. J'ai eu l'impression que ce qui était mis de l'avant était plutôt la composante divertissement que la nouvelle. Peut-être que ça correspond à ce que les employeurs demandent. Ce même atelier avait été annulé l'an dernier par manque de participants, je crois. Cette année il y avait plus de 30 journalistes/photographes. À écouter les participants, la majorité semblait y être, car le marché l'exigeait plutôt que par conviction personnelle.

Aujourd'hui, je suis allé à une formation sur la liberté de presse et la jurisprudence qui l'entoure. Un atelier des plus intéressant qui m'aidera à baliser les multiples questions qui préoccupent les étudiants en matière de droit à l'image, de diffamation et de harcèlement.

En fin d'après-midi, un autre atelier sur L'info avec un sac à dos. Les stratégies des reporters qui alimentent les diverses plateformes, papier, web, audio, vidéo et l'écrit.

Ce soir on connaîtra aussi les gagnants des diverses catégories du prix Antoine-Desilets.

Lors de la présentation des futurs candidats à la présidence de la FPJQ, une équipe de RueFrontenac.com met en ligne un article ainsi qu'une photo partagée par Jacques Nadeau du Devoir. photo Martin Benoit

vendredi 13 novembre 2009

Welcome Back to the Future

Quand on a travaillé des années avec de l'ancienne technologie et que l'on travaille simultanément à faire avancer et à implanter de la nouvelle technologie progressiste, on a de la misère à accepter la nostalgie qu'ont les jeunes pour de l'ancienne technologie.

Il y a des parents qui disent, Ah ce n'est plus comme dans le bon vieux temps et il y a l'autre sorte de parents qui disent, Si tu avais souffert comme nous, tu apprécierais ce que tu as. Dans les deux cas, on fait face à un manque de compréhension les uns envers les autres.

On a l'impression que pour chaque pas vers l'avant, on fait deux pas vers l'arrière. Je fais référence à l'engouement pour un certain volet de la photographie argentique: la fascination pour la faible profondeur de champ, l'importance du 24p versus le 30i en vidéo, de la préamplification analogique versus les circuits intégrés, de la gradation des films versus celle des capteurs. La liste de l'engouement pour les saveurs du passé est longue.

Moi-même je me surprends à désirer cette saveur Old School, en particulier dans des domaines où j'y ai eu peu accès. Je n'aime pas les motos modernes, je n'aime pas les instruments d'arpentages modernes, je n'aime pas les consoles de mélange numérique ou les enregistreurs numériques, etc. On a tous ses nostalgies.

Mon questionnement, qui constitue le coeur de l'enseignement que je dispense
(attention, ce lien ne fonctionne pas bien sous Firefox) depuis des années, est: est-ce que vraiment The Message is the Medium? J'ai passé plus de 30 ans à explorer les styles photographiques pour mesurer leur impact. Le contenant au service du contenu, Style Bending for a Purpose (le gauchissement d'un style à une fin).

Les agences du pub on compris ça depuis belle lurette et exploitent les styles à des fins de persuasions. Marshall McLuhan, le père de la science de la communication, nous avait avertis.

Donc, la forme l'emporterait sur le propos? Nous serions dupes à ce point de ne pas voir plus loin que le cadre? L'habit fait le moine? D'un point de vue idéaliste, c'est décevant d'avoir une perception d'une société si vulnérable au contenant. Ou bien, sommes-nous si impatient de faire parti de la cour des grands (qui sont par définition plus vieux que nous) que nous nous estimons nous-mêmes que lorsque l'on reconnait en notre facture, leur signature?


Quoi qu'il en soit, tout est légitime dans la mesure où nous en prenons conscience et utilisons ces leviers à bon escient. La maîtrise d'un art passe par la maîtrise de son langage et le style et sa forme en sont des éléments.

étude de style à la Notman à la gare St-Martin en 1978, photo Martin Benoit

mercredi 11 novembre 2009

Retour aux sources

Marcello Troche retourne aux sources avec ses tintypes.

J'ai eu le plaisir de voir ces tintypes dans mes mains. Excellentes images d'une belle facture. Un médium difficile à maîtriser et peu populaire.

Un peu comme la question des hors foyer, nous sommes dans le contenant qui affecte la lecture du message.

La science et l'art de la photographie est de comprendre et maîtriser ce langage qu'est le médium en relation avec le lecteur. Pourquoi le noir et blanc, pourquoi la couleur, pourquoi les flous, pourquoi le grand-angulaire, pourquoi un fini sépia?

La photographie ne peut s'abstraire de son histoire et des référents qui la sous-tendent. Nous lisons les images au travers ces codes non dits. Comment les exploiter à bon escient et justement? Comment ne pas devenir une fraude soi-même?

Tel est le défi du photographe moderne.

tintype par Marcello Troche

Carences générationnelles

Depuis que nous avons reçu nos nouveaux objectifs, je remarque que ceux à grandes ouvertures que nous avons achetés pour faire du reportage sous faible éclairage sont finalement empruntés pour leur faible profondeur de champs à pleine ouverture.

On a tous nos carences. Ma génération cherchait les objectifs les plus piqués, les films aux plus hauts pouvoirs séparateur, les révélateurs à la plus haute
acutance. Ayant tous des objectifs "normaux" avec une ouverture maximale aux alentours de 1,8 ou mieux, on avait souvent recours à cette ouverture pour faire des photos en éclairage ambiant sans flash sur ce qu'il y avait comme pellicule le plus rapide qui tournait autour du 400 ASA (dois-je dire ISO aujourd'hui). On en a manqué beaucoup de photos, car la mise au point était juste pas exactement dessus à cause de la faible profondeur de champ. La grande profondeur de champ n'était pas un défaut, mais une qualité recherchée.

Combien de dévots de Cartier-Bresson ont photographié en hyperfocale de sorte à avoir le maximum de plans en foyer? Nous avons appris à faire des Scheimpflug afin d'avoir notre sujet net, pas flou.

Des modes j'en ai vu passer en photo: cross-process, zone système, transferts Polaroïd, Light Painting, etc. Depuis quelques années, une de ces modes est la faible profondeur de champ. Elle passera comme toutes les autres sont passées. Une composante sémiologique du message? Peut-être, en fait certainement. Les historiens de l'art diront que la peur du futur fait retourner les gens vers le passé qui leur semble plus rassurant. Le hors foyer rassure, il ne décrit pas, il propose et c'est plus attrayant de proposer que de faire observer la dure réalité.

Pourquoi tant d'attrait pour la faible profondeur de champs chez nos étudiants? Ils ont grandi avec des appareils photo numériques "point and shoot" à petits capteurs, avec des appareils photos de téléphone cellulaire à microcapteurs, avec des appareils photo "prosumer" à capteurs de facteurs 1,5x. La profondeur de champ, ils en ont eu à profusion même à pleine ouverture qui ne sont pas si grandes de nos jours. Ils sont, comme ma génération, carencée, mais dans l'autre direction.

Quand j'étais étudiant, nous avions souvent besoin de deux génératrices de 2400 w/sec pour réussir à obtenir la profondeur recherchée. Aujourd'hui, un des items très souvent empruntés à notre magasin, sont les densités neutres pour diminuer la puissance de nos flash qui sont trop puissants même à la puissance minimale. Pourquoi? Car ils font souvent leurs photos à pleine ouverture plutôt qu'à f 16 ou 22 sur du 100 ISO exposé souvent à 64.

Nous n'avions pas plus raison qu'eux, nous avions que des carences provenant de traumatismes différents.

Mon copain de classe Réjean se faisant maquiller pour une démo par (j'oublie son nom, je crois que c'est une Marie-Josée...) en 1983.
Je ne suis pas certain que mon but ultime était d'avoir que Réjean en foyer...
Objectif 50 mm, f1,0, Ektachrome 400, photo Martin Benoit

mardi 10 novembre 2009

Conférence CAPIC sur le droit d'auteur et les impôts

source CAPIC

Soirée d'information en anglais au collège Dawson sur le droit d'auteur et les impôts.

C'est la version anglophone de la soirée qui a eu lieu l'an dernier au département du programme de photographie du cégep du Vieux Montréal.

Conférence intéressante sur la question légale et fiscale des réclamations relatives au droit d'auteur. De plus, comment gère-t-on les taxes en tant que travailleur autonome en photographie.

Nous avons trouvé la version francophone instructive et pertinente l'an dernier.

samedi 7 novembre 2009

Mr. Pixel et Mrs. Grain A Never-Ending Love Story

Un école de production cinématographique au Royaume-Uni a créé une petite série humoristique mettant en vedette M. Pixel et Mrs Grain dans le but de valoriser les deux technologies.

C'est lorsque l'on est capable de rire des choses que l'on sait que la période des débats est terminée.

Transmission réussie


Je viens de réussir ma première transmission en direct durant un match à l'aide du transmetteur Wi-Fi WT-4 de Nikon.

La fin de semaine dernière, on avait déployé tout le kit et le réseau Wi-Fi de l'UdeM nous avait lâchés. Aujourd'hui, un ami m'a prêté sa clé USB Fido pour que je sois un peu plus indépendant des autres réseaux. Après quelques tousottage du logiciel Nikon Thumbnail et quelques connections erratiques de la clé USB, j'ai finalement réussi à mettre en ligne deux images lors du match sans que Nina-Michèle (l'étudiante-photographe) cesse de photographier.

J'étais assis en haut des gradins avec le laptop et j'ai fait une sélection rapide que j'ai mise en ligne sur le journal virtuel des étudiants.

jeudi 5 novembre 2009

Le Globe and Mail lance un concours pour aller aux Olympiques

Le journal canadien The Globe and Mail offre l'opportunité à un photographe en devenir de se joindre à l'équipe du Globe lors des olympiques de Vancouver.

Un de ces photographes en devenir est Charles-Antoine Auger, étudiant au programme de photojournalisme du Loyalist College en Ontario.

À qui la chance?

mercredi 4 novembre 2009

Date limite du concours RODEO 2 de CAPIC repoussée

source CAPIC

la nouvelle date limite pour participer au concours RODEO 2 de la CAPIC pour les étudiants membres, a été repoussée au 20 novembre.

samedi 31 octobre 2009

Tansmission à l'eau


J'avais twitté qu'avant 14 h aujourd'hui, il y aurait en ligne des images du match des Carabins transmises via Wi-Fi en direct de la caméra vers l'ordi vers www.champslibres.info.

Nous avions pratiqué les routines de transmission à deux reprises afin de s'assurer que tout se déroulerait bien. La loi de Murphy s'est appliquée une fois de plus. Premièrement, il a plu à boire debout que lors du match. Secondo, le logiciel (Nikon Thumbnail Selector) a bien aimé geler à quelques reprises lorsque le photographe est allé sous les gradins de béton et qu'il a, je crois, perdu le signal. Tierco et beaucoup plus grave, l'accès Wi-Fi de l'Université de Montréal où se déroulait le match était instable et m'a empêché ultimement d'avoir accès au web pour transmettre les images.

Qu'est-ce que j'ai appris? Que même quand on test une procédure sur les lieux à 2 reprises auparavant, le soir du vrai gros match, il est possible que le réseau soit surchargé et que l'on ne puisse transmettre. Donc, il faut être indépendant au niveau de l'accès web. Les modems clé USB deviennent des incontournables ou des liens BlueTooth avec un cellulaire à forfait data.

De plus, je vais contacter le spécialiste Nikon en matière de transmetteur Wi-Fi, mais ce serait désagréable que l'on doive relayer le signal à l'aide de plusieurs émetteurs Wi-Fi autour du terrain.

Même si ces émetteurs existent depuis plusieurs années, tout n'est pas à point encore. Photographier avec un iPhone 3G et un forfait data semble tellement plus simple sauf que les grandes vues d'ensemble ce n'est pas toujours pertinent au football.

Il me reste qu'à peaufiner ce dispositif et ensuite essayer l'équivalent Canon.

photo par Zoé Pouliot-Masse (étudiante en photographie) et reçue en Wi-Fi mais non transmise des lieux

vendredi 30 octobre 2009

Étrange objectif

La Presse publiait jeudi cette image du fils de Sarko lors d'un scrum.

À droite on aperçoit un photographe utilisant un appareil à focale fixe à mise au point manuelle. À première vue je trouvais que ça ressemblait à la fameuse 50mm Nikor f2,0 de la fin des années 60. Ou est-ce une de ces Zeiss Planar 50 f1,4?

Le retour du photographe qui travaille simplement?

Bientôt, je publierai un billet sur le "photographe mulet", celui qui trimballe beaucoup de matériel lourd.

jeudi 29 octobre 2009

Le Tom Hanson Award pour photojournalistes en devenir

La Presse Canadienne a créé un stage de 6 semaines rémunérées pour un photojournaliste aspirant.

Tom Hanson est décédé prématurément récemment et la PC, ainsi que sa famille et amis-collègues, ont pensé à ce stage afin d'honorer sa mémoire.

Voir les conditions

Szilasi expose "Famille" à St-Laurent

source Claude-Marie Benoit, Ville de Montréal arrondissement de St-Laurent

Exposition itinérante du Conseil des Arts de Montréal en tournée
Famille de Gabor Szilasi
du 24 octobre au 29 novembre 2009 dans le hall du Centre des loisirs de Saint-Laurent
(1375, rue Grenet, Saint-Laurent, H4L 5K3 - metro Côte-Vertu et 5 minutes de marche)
Ouvert de 7 h 30 à 22 h 30 - 7 jours semaine
Le catalogue de l'exposition est en vente au coût de 20 $ ( 32 des photos exposées y sont présentées) Nous avons seulement 8 catalogues
au comptoir de la réception du Centre des loisirs (ouvert de 8 h 30 à 16 h 30, lun, mar, jeu, ven, - 8 h 30 à 20 h merc)

photo de Gabor Szilasi par Gabor Szilasi

mardi 27 octobre 2009

Gabor reçoit le prix Paul-Émile-Borduas


source Telbec

MONTRÉAL, le 26 oct. /CNW Telbec/ - Le prix Paul-Émile-Borduas 2009, la plus prestigieuse distinction accordée par le gouvernement du Québec dans le domaine des arts visuels, du design, de l'architecture et des métiers d'art, est attribué au photographe Gabor Szilasi. Le lauréat recevra son prix à l'occasion d'une cérémonie officielle qui se déroulera le 3 novembre prochain à l'Assemblée nationale. Au cours des 50 dernières années, Gabor Szilasi a créé un corpus photographique impressionnant dont l'esthétique et la valeur anthropologique sont uniques. Au croisement de la tradition humaniste européenne et du documentaire social américain, l'oeuvre de l'éminent photographe présente un regard très personnel sur son pays natal, la Hongrie, et sur son lieu d'adoption, le Québec, ses habitants, ses artistes et ses paysages campagnards et urbains.

suite de l'info


Gabor Szilasi et un étudiant vers 1975, à l'époque où il enseignait au département de photographie du cégep du Vieux Montréal, photo archives de Gabor Szilasi

dimanche 25 octobre 2009

Le paradoxe de la publicité

Cette photo, d'une campagne diffusée au Japon, a fait couler beaucoup de cyber-encre ces derniers temps.

Le New York Times fait un beau résumé des différentes positions à l'égard du débat qui entoure ce genre de promotion. Les pour et les contres de la pub, versus l'innocence du lecteur.

J'espère que la pub continuera sa chute de crédibilité qui perdure depuis plusieurs années et qui la force à recourir à des méthodes plus pernicieuses pour atteindre ses cibles. Cette décente, de la pub, n'est pas sans effets chez les photographes qui en vivent souvent, directement ou indirectement. Les photographes salariés des quotidiens qui perdent leur emploi par manque de pub en est un exemple indirect.

J'ai toujours admiré les compagnies qui ont submergé un secteur avec un produit dominateur par sa simple qualité et non par sa publicité. Des exemples comme Nagra et AAton dans le monde du cinéma en sont que quelques-uns. La question est peut-être que la population n'a pas besoin de tant de trucs et que si toute cette consommation n'avait pas lieu, il y aurait peut-être plus de pauvreté ou au contraire....

On ne changera pas la société du jour au lendemain, mais reste que le web apporte souvent un gain de conscience qui permet à un certain secteur de la population de mieux consommer. Ce secteur est probablement un micro secteur de la grande tarte des consommateurs.

Je suis de la génération qui vidait ses cendriers d'auto aux feux rouges sur la chaussée. Je vois de moins en moins ce comportement et autres similaires. Peut-être que les choses peuvent changer sans pour autant créer de la pauvreté.

samedi 24 octobre 2009

Premier test de transmission Wi-Fi durant un match


Par un soirée pluvieuse et une foule déchaînée, qui espère voir ses Spartiates remporter, les Cougar de Lennoxville mènent par un score de 7 à 3.

Rien n'est encore joué malgré une blessure du numéro 29 chez les Cougars.

Marc Hébert, étudiant en photographie au CVM, nous transmet une image du jeu en Wi-Fi durant le match via le logiciel Nikon Thumbnail et le transmetteur WT-4.

photo Marc Hébert mise en ligne par l'auteur lors du match

vendredi 23 octobre 2009

Le phénomène Vincent Laforet/Canon et le capitalisme

Ceux qui suivent la scène des nouveautés technologiques photographiques savent que Vincent Laforet a retiré, tôt cette semaine, une vidéo qu'il avait faite avec la toute nouvelle Canon 1D mk IV qui n'est pas encore sur le marché, mais qui a été officiellement annoncée par Canon ce mardi.

De façon très similaire, lors de la sortie de la 5D mkII, Vincent à faite une vidéo spectaculaire sur les mérites de la nouvelle caméra en un temps record (genre une fin de semaine).

La vidéo Reverie, qu'il avait fait en une fin de semaine lors de la sortie de la 5D mkII, avait fait tout un tapage dans la blogosphère et ses dérivés Internet de sorte que la caméra est "back order" depuis. Nous attendons toujours nos 15 exemplaires qui ont été commandés il y a plus de 2 mois...

Est-ce que la vidéo de Laforet est responsable de l'énorme succès de cet appareil, probablement pas mais il a fait couler beaucoup d'encre et susciter beaucoup d'attention.

C'est un superbe exemple de WOM (Word Of Mouse) qui prouve que nous sommes plus influencés par l'engouement d'un particulier que d'un publicitaire. La répétition de cet exploit avec la 1D mkIV et le synchronisme et en plus le retrait de la vidéo cré un suspense et un intérêt d'autant plus grand. Est-ce la nouvelle (ou pas si nouvelle) stratégie de Canon d'utiliser la réputation d'un de leur "béta tester" pour faire la promotion de leur dernier bébé ou est-ce réellement le grand enthousiasme d'un passionné de photo?

J'ai hâte de voir ce dernier né qui devrait nourrir cette compétition Canon/Nikon d'où nous sortons gagnants en tant que consommateur. Comme j'expliquais aujourd'hui à mes étudiants: vive le capitalisme et à bas les monopoles. C'est le capitalisme et l'absence d'un monopole dans le secteur des caméras pro qui fait que nous avons toutes cette recherche et développement à notre service et cette compétition de prix.

mercredi 21 octobre 2009

Conférence sur le droit d'auteur à la TÉLUQ


Le droit d’auteur : comment s’en servir
-
Jean-Benoît Nadeau, auteur à succès et journaliste au magazine
L’Actualité, aux Grands Communicateurs le 28 octobre

Produire une œuvre littéraire, scientifique ou artistique nécessite du temps, de l’énergie et du talent. Par conséquent, les auteurs ont tout naturellement le droit d’être reconnus et récompensés. Il est donc temps de défendre le droit d’auteur mais surtout de s’en servir comme puissance de levier.

28 octobre 2009 à 19h, 10$ au 100 Sherbrooke O, salle SU1550

Pour réservations

Conférence de Bernard Brault sur la photographie de voyage



Bernard Brault, photographe au journal La Presse, donnera une conférence sur la photo de voyage et d'action.

La conférence de 2h aura lieu le 22 octobre à 19h pour un coût de 25$.

Sur inscription. Places limitées.

vendredi 16 octobre 2009

La vie est un sport extrême


source Mouvement Art Public

Mouvement Art Public – MAP
vous invite au lancement de l’exposition
La vie est un sport extrême
34 œuvres de 6 artistes internationaux affichées au Parc Émilie-Gamelin et dans divers espaces publics.

Du Canada, Lynne Cohen, Alana Riley –de la Chine, Li Wei – des États-Unis, Olaf Breuning – d’Israël , Nadav Kander et de France, Denis Darzacq.

Mardi 3 novembre 2009
à la Société des arts technologiques (SAT)
à 17 h et pour toute la soirée!
1195 boul. St-Laurent

Une occasion unique de voir l’exposition d’un seul coup d’œil! Exposées dans divers lieux publics de Montréal, les œuvres sont pour cette soirée regroupées à la SAT.

Le lancement sera suivi d’un IMAGES BATTLE !

Le Mouvement Art Public— MAPfait la promotion et la diffusion des artistes contemporains en art visuel auprès des citadins via des espaces habituellement consacrés à de la publicité.

www.mouvementartpublic.com

mercredi 14 octobre 2009

Et moi qui trouvait que les DSLR hybrides ne pouvaient pas être utilisés en News pour faire du vidéo.

Un nouveau blogue sur l'usage des DSLR en mode vidéo dans le contexte de reportages pour le monde de la nouvelle.

Je suis de ceux qui croient que les DSLR hybrides en sont aux balbutiements de ce qu'ils feront dans quelques années. Présentement, il me semble que l'on a seulement ajouté un piton vidéo sur un appareil essentiellement destiné à faire des photos. L'ergonomie n'est vraiment pas au rendez-vous. Une bonne vieille caméra conçue pour faire du vidéo est de loin plus ergonomique.

Le succès des DSLR hybrides tient plus à la qualité d'images produites et la faible profondeur de champ possible. Le reste n'est qu'un ensemble de défauts.

Dan Chung, gestionnaire de ce blogue, démontre que ces caméras sont déjà utilisables dans un contexte de News dans la mesure que l'on s'autorise à leur ajouter quelques accessoires palliatifs à leurs faiblesses.

Un autre blogue sur le sujet des hybrides qui démontre l'engouement et une autre forme de démocratisation de la technologie.

mardi 13 octobre 2009

The Times They Are A-Changing


Le monde des grands studios d'enregistrement vit une situation similaire aux photographes.

Des experts considèrent que la moitié des studios professionnels de Los Angeles ont fermé à cause de la démocratisation de l'enregistrement numérique grâce à l'apparition des logiciels de capture audio de haut de gamme.

De plus en plus de musiciens s'improvisent ingénieurs du son dans leur sous-sol et deviennent leur propre studio réduisant ainsi les demandes envers les "vrais" studios.

Aux yeux des pros, ces studios ne produisent pas nécessairement de la qualité, mais les faits sont que les grands studios sont de plus en plus désertés. Plusieurs studios à Montréal ont dû réviser leurs palettes d'offre et construire de plus petits studios pour budgets plus modestes afin de conserver des clients.

Un peu comme en photographie, il nait de ces studios maisons beaucoup de matériel sonore et nous pouvons ainsi voir émerger de nouveaux sons et artistes qui autrement n'auraient jamais eu les moyens de se faire entendre.

Un plus ou un moins pour le citoyen?

Rodrigo G. à sa console Pro Tools™ dans son sous-sol. photo Martin Benoit

samedi 10 octobre 2009

Vernissage Lux

source CAPIC

Vernissage Lux - Joignez-vous à nous!

Le dévoilement des gagnants de la 12e édition du concours des professionnels de la photographie et de l'illustration au Québec aura lieu au loft des Éditions Infopresse, le jeudi 15 octobre prochain.

Les pièces gagnantes seront aussi présentées dans le magazine Grafika, édition spéciale Lux, et seront diffusées sur le site Internet du concours.

Vernissage de l'exposition Lux
Jeudi 15 octobre 2009, de 16h00 à 21h00
Éditions Infopresse
4316, boul. Saint-Laurent, 4e étage
Tarif 15$ (incluant le magazine, édition spéciale Lux)
Réservez vos places dès maintenant.
Le concours Lux est organisé par Infopresse en collaboration avec
Lozeau et en association avec la CAPIC et l'AIIQ.

Information
Alexandra Le Manac'h
514 842-5873, poste 2224
lux@infopresse.com

jeudi 8 octobre 2009

Décès de Irving Penn


Irving Penn est décédé hier (mercredi) matin à l'âge de 92 ans.

Pour plusieurs photographes de ma génération, Irving Penn est une icône en tant que photographe. Son influence, son style, son audace, ses prétentions, sa technique, sa passion pour les procédés photographiques complexes et dispendieux, etc

Je garderai en mémoire son bouquin "Passage" qui constitue une référence en impression allant jusqu'à plus de dix passes dans les presses pour atteindre le résultat désiré.

mardi 6 octobre 2009

Potluck photo à Montréal

source Gérôme Guibord



Une première montréalaise, apportez votre bouffe et regardez un diaporama de photographes canadiens.

Voir annonce ci-jointe

Cliquez sur l'image pour agrandir et voir les détails.

lundi 5 octobre 2009

Exposition de Marcello Troche

source Galerie Kérozène

Kérozène vous convie au vernissage de l’exposition solo de Marcelo Troche, 1 / 9, une importante série de portraits au profit de la Fondation du cancer du sein, le 8 octobre 2009 à 17h00.Une femme sur neuf sera un jour atteinte du cancer du sein. Les chiffres sont frappants et la maladie l’est tout autant. C’est avec la volonté de mettre en lumière cette situation préoccupante que l’artiste photographe vous présente le fruit de son travail.
Le projet a été rendu possible grâce à la participation de nombreuses femmes, dont bon nombre de personnalités publiques, s’étant laissées photographier poitrine nue. Le résultat consiste en plusieurs séries de portraits montrant 8 femmes saines entourant 1 femme atteinte, en rémission ou ayant été victimes d’un cancer du sein.
Né au début des années soixante-dix en Uruguay, Marcelo Troche quitte son pays natal pour le Canada après avoir séjourné en France et en Espagne. À vingt-et-un an, il entreprend des études en photographie au Cégep du Vieux-Montréal où il obtiendra un diplôme avant de travailler comme tireur noir et blanc, art qu’il apprécie toujours. Il ouvre ensuite son premier studio de photographie et il compte aujourd’hui un nombre impressionnant d’oeuvres réalisées pour une prestigieuse clientèle.
Il a obtenu le prix Luxe objet décoratif et certaines de ses oeuvres font partie de la collection Loto-Québec et de la collection Cirque du Soleil.

du 8 au 24 octobre
vernissage le 8 octobre à 17h
372 rue Ste-Catherine Ouest, espace 420

Il ne reste que 5 jours

Il ne reste que cinq jours avant la fin de la biennale des profs et techniciens du programme de photographie au cégep du Vieux Montréal.

Agora du Vieux au 255 rue Ontario Est
de 11h à 19h jusqu'à jeudi et de 11h à 16h vendredi.

le soir du vernissage, photo Martin Benoit

samedi 3 octobre 2009

Les deux derniers coureurs, Hasselblad et PhaseOne

Il semble que les deux derniers coureurs dans le monde du dos moyen format sont Hasselblad et Phase One. Leaf ne fait pas beaucoup de bruit ces derniers temps.

La course se traduit par un système de
mise au point automatique avancé sur le nouveau H4D de Hasselblad qui permet de faire la mise au point une fois et de recadrer sans perdre cette mise au point. Afin de permettre cette solution sans compromis, Hasselblad utilise le concept que l'ordinateur de l'appareil photo peut analyser la distance du sujet initialement au centre et ensuite combiner cette distance au basculement de la appareil photo, l'ouverture utilisée et la distance focale de l'objectif ainsi que sa courbure de champs. Pour atteindre ce but, il a fallu installer dans le H4D un gyroscope et des détecteurs de bascule de la appareil photo. L'ensemble de ces informations calcule pour nous la nouvelle mise au point. Chez PhaseOne et leurs associés, c'est la mise en marché d'objectifs à obturateurs centraux qui permettent, soit d'utiliser l'obturateur à rideau, ou l'obturateur central. Dans les cas de remplissage au flash à l'extérieur, cette caractéristique est importante, car elle permet des synchros à vitesses plus élevées.

La prémisse de cette technologie de mise au point est que les autres systèmes sont déficients, car ils présument de la courbure de champs du plan de mise au point des objectifs ou qu'au contraire, ceux qui utilisent les collimateurs latéraux sont restreints à des collimateurs souvent trop près du centre du champ de prise de vue étant ainsi limités dans leur recomposition de l'image. Il se peut que le pari que fait Hasselblad en créant un système dédié s'avère rentable. En imposant un système où le fabricant du boîtier connait les optiques et les dos, il est possible d'offrir des fonctions supplémentaires. La communication électronique entre l'objectif et le processeur est essentiel dans ce calcul de mise au point. Le processeur ne doit pas simplement commander des impulsions au moteur de mise au point, mais aussi connaître la focale est ses caractéristiques de plan de mise au point. Dans le contexte d'un système dédié, cette solution est possible.

L'idée est juste et fausse simultanément. Depuis quelques années, circule sur Internet la notion que de recadrer après avoir fait la mise au point, induit une mauvaise mise au point, car les objectifs auraient un plan de mise au point plat. C'est effectivement le cas de certains objectifs, comme certains objectifs macro conçus pour la reproduction de documents plats ou encore les longs téléobjectifs, mais en général le plan de mise au point est une calotte sphérique pour la majorité des objectifs de prise de vue non destinés aux arts graphiques ou à l'agrandissement en laboratoire.


Dans la perspective de s'éviter de recadrer après avoir fait la mise au point, je n'ai qu'un conseil à vous donner: faites vos propres tests avec votre boîtier et vos objectifs sur des sujets critiques. Ensuite, inquiétez-vous s'il y a matière ou adoptez de nouvelles attitudes.

Yanick et son bouquin 360 degrés

Yanick Déry, de Yanick Déry Studio, a démarré un projet de financement de diverses fondations conjointement à la réalisation d'un bouquin photo.

Si le concept fonctionne, une somme de 41 millions d'Euros sera remise à diverses fondations.

Une aventure à suivre

vendredi 2 octobre 2009

Éthique et vidéo

Le dernier numéro de News Photographer, le magazine de la NPPA (National Press Photographer Association) traite en grande partie de la question de l'éthique en reportage multimédia, en particulier l'usage de la vidéo par les photographes.

Les photographes découvrent les très grandes possibilités de "mentir" avec tous les outils disponibles en vidéo afin de faire un film plus divertissant et plus vendeur.

La question, en cette période de perte de crédibilité des médias, est de comment ne pas céder à la tentation et rester crédible tout en produisant du matériel captivant.

Dans quelle mesure organiser les prises de vues et intervenir sur la scène? Les impératifs techniques de la vidéo sont tels qu'il semble souvent légitime de scénariser les prises de vues afin d'obtenir des résultats "professionnels". Dans quelle mesure accepte-t-on les défauts de la réalité?

Une nouvelle famille de problématiques pour le photographe qui doit apprivoiser une technologie et simultanément maintenir sa crédibilité.

mardi 29 septembre 2009

Ce soir vernissage de la biennale des profs et techs du département de photo du cvm


Ce soir, de 17 h à 20 h, aura lieu le vernissage de la 5e édition de la biennale des professeurs et techniciens du programme de photographie du cégep du Vieux Montréal.

En synchronisation avec Le Mois de la photo à Montréal, les profs et techniciens participants présentent leurs dernières tendances.

Le vernissage se tiendra dans l'Agora du cvm au 255 rue Ontario Est, Mtl

Au plaisir

photo Yves Marcoux

jeudi 24 septembre 2009

Spécial étudiant pour Capture One 4 Pro

source Photo Service

Photo Service fait un spécial pour les étudiants en photographie professionnelle jusqu'au 30 oct 2009 pour se procurer le logiciel Capture One pour 150$ au lieu de 400$.

De plus, l'étudiant devient membre du site Capture-U qui fait de la formation relative à Capture One. Cette adhésion vaut normalement 150$.

La NPPA lance un blogue pour les étudiants

Un nouveau blogue pour ouvrir la discussion avec les étudiants en photojournalisme.

Lo-Fi en cette ère des 24 mp pour pas cher

En restant sur le ton de mon billet sur ma prévision de la baisse de "qualité" en photographie, Chase Jarvis a publié un bouquin sur l'importance de pouvoir prendre des photos en tout temps.

Il participe à la révolution iPhone en créant un nouveau logiciel qui permet d'utiliser de façon optimale la caméra/appareil-photo intégrée au iPhone et de transmettre ses photos sur Internet.

L'ensemble de la démarche vise à souligner que la valeur d'une image ne tient pas uniquement à ses qualités techniques, mais aussi et surtout à son contenue.

Un adaptateur Diana qui s'installe en remplacement de votre objectif vient aussi d'être disponible de sorte à produire des images avec les mauvaises qualités optiques propres à cette époque.

Lomographie, Lensbabies, etc, la contre-culture de la course aux mégapixels et à l'étendue de la plage dynamique. Chaque révolution a besoin de sa contre-révolution.

Le mélange des genres

Quelle est la sémantique du stop-motion de plus en plus populaire en tant que média en soi?
Est-ce une "saveur du jour" un une technologie significative par elle-même?

Ce vidéo-clip filmé/photographié au Canon 1D mkIII à 8 ips, éclairé par des flashs en synchronisation, démontre une fois de plus que la frontière entre les genres est de plus en plus floue. Des vidéastes utilisant du matériel photo et des photographes utilisant du matériel vidéo.

Historiquement, en cinématographie et en vidéo, la question du nombre d'images par seconde, de la vitesse d'obturation et de l'entrelaçage gérait la fluidité finale du produit. Si on respecte le langage d'époque, ce vidéoclip serait du 8p (progressif) à 1/1000 sec plus. Des paramètres qui devraient nuire énormément à la fluidité. Le résultat final : un vidéo-clip où la possibilité de lire précisément les expressions sur les visages est améliorée, jumelé à une cadence robotique causée par le peu d'images par seconde même si un Steadycam a été employé.

Depuis la popularité de la diffusion de vidéos via Internet à des flux variés qui souvent jouent à des cadences erratiques ou lentes, la population en est venue à accepter que la cadence soit scandée.

Baisse de saturation, gain de contraste, dominante froide, peu d'images par seconde et stop-motion, nous avons ici le kit qui résume les tendances des années 2009 dans un même produit. Peut-être même les années 2008, comme se plaisait à dire Jasmin, un ex-étudiant, à l'affut des dernières tendances. Ma prévision est que les gros pixels et le bruit vont devenir à la mode d'ici un an ou deux...

Simultanément, les Emmy ont une catégorie : News and Documentarydes reportages multimédias par des photographes sont recevables et ont reçu des prix.

Bientôt nos appareils-photos deviendront des caméras, ce qui est déjà amorcé depuis quelques années.

Deux articles intéressants sur l'éthique de publier des photographies de soldats tombés au front


LENS, le blogue photo du New York Times, a publié deux réflexions sur la notion de censure et des choix éditoriaux qui ont eu lieu à travers les années relativement aux décisions de publier des photos de soldats morts au front.

Les idées énoncées recoupent un peu la pensée exposée dans l'essai de Susan Sontag, "Devant la douleur des autres".

Il reste que depuis la première guerre du golf en 1991 et la création de l'"embedding" quasi systématique des photographes dans les grands conflits, la représentation des combats est devenue un flou artistique pour le citoyen moyen. Les guerres n'étant pas des activités populaires, le contrôle de leur représentation est stratégique en cette ère de l'information. Oui, certains sites Internet réussissent à diffuser des images moins conventionnelles et aseptisées, mais ce phénomène reste marginal et n'atteint qu'un faible ratio de la population. Dans quelle mesure le respect de la famille du défunt nuit-il à l'information publique?

Une question que l'on peut se poser à soi-même : Comment s'est-on construit notre compréhension des réalités des conflits sur le terrain? Hollywood nous présente ces réalités via leurs fictions de guerres réalistes? Nous connaissons personnellement des vétérans qui nous ont raconté leurs histoires ou nous avons vu leurs photos photos personnelles sur le terrain? Ou...

photo réalisée lors de la guerre de sécession par Mathew Brady autour de 1864

mardi 22 septembre 2009

Dispositif anti-paparazzi

Un riche propriétaire de yatch vient de s'équiper d'un dispositif anti-paparazzi qui, semble-t-il, serait capable de détecter la présence du capteur d'une caméra numérique et de l'éblouir afin de l'empêcher de prendre une photo.

Les explications sont minces relativement aux principes sous-jacents du dispositif, mais il est mentionné que le dispositif ne peut reconnaitre une caméra argentique. Les capteurs auraient donc une "signature" détectable à distance?

Ce que je crois, c'est que le dispositif est capable de détecter l'émetteur infra-rouge qui sert d'assistant à la mise au point de la majorité des caméras.

De toutes façons, une telle démarche est représentative de l'importance que certains attribuent à leur vie privée et au marché grandissant de la presse "people".

vendredi 18 septembre 2009

La France versus Photoshop


Un projet de loi a été déposé en France visant à obliger de préciser qu'une photographie d'image corporelle a été retouchée lorsque c'est le cas.

Un non-respect de cette future loi pourrait conduire à une amende de 35 500 euros.

RUE 89 publie la réaction d'une humoriste qui a fait le cover d'un grand magazine et qui s'est fait retouchée. Paradoxalement, le dossier portait sur "croire en soi"...

Simultanément, depuis quelques semaines, une photo publiée dans Glamour fait beaucoup parler d'elle sur toutes les plateformes. Glamour lance une réflexion sur la notion de beauté et de l'importance de l'assurance personnelle.

La question souvent posée est "est-ce que les magazines opteront pour un usage plus fréquent de ce genre d'image sachant que les lectrices les apprécient"? Ou bien est-ce un buzz temporaire?

Qui gagne vraiment à ce genre de représentation?

Jean Grothé à la Galerie SAS

source Alix & Gagné

LUX OBSCURA

17 septembre - 3 octobre 2009
Galerie Art Mûr - Espace 5
5826, rue St-Hubert
Commissaire: Robert Hébert

Site de Jean Grothé

Christopher Anderson de Magnum parle de la notion de responsabilité

Le photographe Christopher Anderson de l'agence Magnum parle de sa recherche de l'objectivité et de sa responsabilité en tant que photographe constructeur de la conscience collective.

mercredi 16 septembre 2009

Retrouvailles lors du vernissage des 40 ans du vieux

Jean Terroux (finissant de la première cohorte 1971) et Fernand Deschênes (22 ans coordonnateur du programme) en discussion avec l'auteur de de blogue; photo Ognian Guorguiev

Hier soir avait lieu le vernissage de l'expo. rétrospective des 40 ans du programme de photographie au cégep du Vieux Montréal. Ce fut une occasion de retrouvailles pour plusieurs et une occasion pour les moins anciens de voir le travail photographique produit par des ex-étudiants du programme étalé sur 40 ans.

Comprendre d'où on vient et où on va.

Une pub déguisée en vidéo amateur

L'organisme responsable de la promotion du tourisme au Danemark a construit une pub sous la forme d'un vidéo d'une femme qui est à la recherche du père de son enfant via YouTube.

Le vidéo a soulevé une polémique, car il est en fait un canular visant à faire parler du Danemark déguisé en vidéo amateur sincère.

Nous sommes de nouveau en présence d'un chevauchement des styles afin d'influencer. On joue avec la forme pour influencer l'opinion publique en notre faveur. Les agences de publicité découvrent de plus en plus l'inefficacité des stratégies traditionnelles et se tournent de plus en plus vers des techniques de pénétrations subtiles et efficaces. Comme mentionné à plusieurs reprises dans ce blogue, c'est la preuve que les maisons de pub croient que le WOM (Word Of Mouth) est encore la meilleure façon d'influencer les choix des acheteurs. Naomi Klein nous annonçait cette approche il y a plus de dix ans dans son excellent bouquin No Logo.

En ces temps économiques difficiles, il est possible que les agences tournent leurs portefeuilles de plus en plus vers de telles alternatives et il faut prévoir que peut-être les secteurs traditionnels impliquant la photographie utilisée comme on le fait aujourd'hui seront touchés. Il faut rester à l'affut des tendances et styles qui émergeront.

Les quotidiens papier en savent quelque chose et ne semblent pas avoir trouvé une solution court terme à ce problème.