mardi 20 juin 2017

Le futur iMac Pro et les Hackintosh, merci aux gamers

Carte vidéo NVidia Tesla K80 pour environ 12 000$. photo NVidia
Si vous avez survolé les futures spécifications des prochains iMac Pro, vous avez probablement constaté que le MacPro (la poubelle) se fait faire de la sérieuse ombre, pour ne pas dire franchement dépasser en performances et prix (le iMac Pro est plus cher)...

Il est peut-être de plus en plus temps de penser à changer d'écosystème ou à marier les écosystèmes, pour les utilisateurs d'OSX.

Si vous êtes comme moi et plusieurs photographes, vous trempez dans le montage vidéo et possiblement la 3D. Deux domaines qui font pomper nos ordis en termes de calculs et déplacement de données.

La très grande popularité des  jeux vidéos en images de synthèses, qui réagissent en temps réel, a forcé les manufacturiers de matériel informatique à développer de très puissantes cartes vidéo afin de traiter les calculs trigonométriques que le 3D requiert. Les cpu des cartes mères ne suivant pas le rythme, ce sont les manufacturiers des cartes vidéo qui s'en sont occupés. De plus, ce n'est pas un besoin universel. Pourquoi s'équiper d'une superbe carte vidéo optimisée pour le 3D si on ne joue pas ou n'utilisons pas de logiciels 3D?

Ces super GPU (Graphic ¨Processing Unit) sont de beaucoup plus puissants que les cpu les plus performants quand vient le temps de régler des problèmes de calculs d'images. Ils sont aussi accompagnés d'une facture salée. Plusieurs cartes vidéos de haut de gamme valent plus de 4000$. Ce qui est intéressant, est que les manufacturiers, prenons NVidia par exemple, offrent une vaste gamme de puissance de carte en fonction de vos besoins et de votre budget.

Une carte peut valoir 400$, voire moins. Où ça devient intéressant pour les photographes, c'est quand Adobe décide de faire appel à la puissance de ces moteurs vidéos afin d'accélérer certaines tâches de leurs logiciels. Depuis quelques versions, Adobe Premiere fait appel au Mercury Engine de certaines cartes vidéos afin d'accélérer les prévisualisations et le rendu final. De plus en plus de logiciels d'Adobe font appel à cette solution. Les derniers OS d'Apple font de même s'ils détectent la présence d'un GPU spécifique.

Là où le bât blesse pour les utilisateurs d'OSX, est que la palette de cartes vidéos performantes est très limitée relativement à ce qui est disponible sous la plateforme Windows. Oui, vous pouvez vous équiper d'un cabinet externe qui ajoutera des ports PCI via votre connecteur Thunderbolt afin que vous puissiez utiliser votre carte vidéo préférée, mais le prix de ces solutions est difficilement
justifiable versus s'équiper directement d'une machine Windows qui est déjà équipée de ces connecteurs.

Si vous passez à Windows, c'est une nouvelle hygiène à développer. Un peu plus de travail et de vigilance. Si vous êtes aventureux, construisez-vous un PC qui roulera OSX. Vous aurez le meilleur des mondes si vous faites bien votre devoir. L'utilisation des puces Intel par Apple depuis plusieurs années permet, dans certains cas, de jouer au Dr Frankenstein et construire de tels hybrides. Au pire vous installez Windows et oubliez OSX.

N.B. La carte Tesla représentée est plutôt destinée aux serveurs. C'est pour mentionner la puissance et le prix que produisent ces cartes.

dimanche 11 juin 2017

Doisneau, un homme qui travaille

ROBERT DOISNEAU, LE RÉVOLTÉ DU MERVEILLEUX- la bande-annonce (en salle le 19 mai) from Funfilmdistribution on Vimeo.


Robert Doisneau a pris plus de 360,000 clichés dans sa carrière. Il ne s'est pas particulièrement enrichi et a accepté énormément de contrats commerciaux afin de gagner son pain.

C'est un peu loin de l'image du flâneur des rues de Paris qui capture le moment cocasse en noir et blanc.

Il a beaucoup travaillé en couleur et publiait en noir et blanc car c'était meilleur marché.

C'est du moins ce que révèle ce beau film sur sa vie, réalisé par sa petite-fille.

Robert Doisneau, le révolté du merveilleux au Cinéma Beaubien pour encore un moment.

C'est un peu comme ce que révèle le Manifesto Magnum. On apprend que ces très grands et mythiques photographes faisaient des commandes commerciales afin de financer leurs projets personnels qui les rendaient célèbres.

Je crois que c'est toujours le cas et que ce n'est pas honteux de "travailler" pour les autres. Je ne reviendrai pas sur les chroniques récentes de Patrick Lagacé concernant le travail, mais si on aime la photographie et qu'on s'y acharne avec amour, le travail devient un plaisir et nous permet de s'émanciper. Oh, de très gros mots: amour et émancipation.

Comme dirait Robert M. Pirsig dans Zen and the Art of Motorcycle Maintenance, la qualité de ce que l'on fait peut devenir un but et une satisfaction ultimes. Je crois que j'ai un peu grandi avec cette philosophie, mais en tentant de rester réaliste.

Bonne sérénité.