dimanche 25 février 2018

Le côté obscur de la force

J'hésitais à écrire sur ce sujet, mais je suis passé du côté Windows après avoir analysé les
photo Martin Benoit
performances et surtout les prix des nouveaux iMacPro.

Ces iMac sont le nec plus ultra sous la plateforme OsX. Par contre, ils ont un défaut que j'ai beaucoup de misère à pardonner, ils ne sont pas configurables par l'utilisateur après achat. Ça veux dire qu'au moment de l'achat, on doit savoir quelle carte vidéo (GPU) dont on a besoin, quel CPU, combien de RAM et quelle taille de SSD. Ce sont des gros choix quand on considère que le RAM est historiquement cher, que les SSD baissent constamment de prix et que les GPU sont très chers.

À 7250$ tx inc. pour la plus petite configuration et 18 559$ pour la plus grosse configuration, il ne faut pas se tromper. La façon dont ces Mac sont construits, tout est installé en usine et ce que l'on commande sera la configuration finale avec laquelle on devra vivre jusqu'à la mort de l'ordi.

Sans penser à un Hackintosh, j'ai étudié la plus petite configuration et essayé de construire un équivalent à configuration variable sous Windows.

J'ai trouvé une carte mère de type SLI qui peut accommoder 3 GPU à grande vitesse.
Cette carte mère peut recevoir jusqu'à 128 gigs de RAM.
On peut aussi interchanger le CPU en fonction de l'évolution de ces derniers.
Ensuite j'ai cherché un GPU (carte graphique) qui est équivalent ou supérieur au Radeon ProVega 56 des iMacPro de bases à 7250$. J'ai trouvé la carte graphique ASUS ROG Strix GTX 1080 Ti, qui sous tous les aspects est plus performante que la Radeon Pro Vega 56. Cette carte devait être compatible avec les produits Adobe et Autodesk de sorte à jouir de l'accélération GPU que ces logiciels peuvent utiliser.

En construisant une machine basée sur ce principe, je me suis ramassé avec une facture de 3700$ (tx inc) pour une machine à possibilité de 3 GPU en parallèle, 128 gigs de RAM, 8 baies pour disques durs ou SSD. J'ai commencé avec 1 GPU 1080 Ti à 11 gig de RAM, 32 gig de RAM, un SSD de 500 gig et un CPU i7-7800X à 3,5 GHz. Pour le plaisir, j'ai ajouté un lecteur DVD, ce qui est impossible  sur le iMac Pro. La carte mère possède une pléiade de ports USB, 2, 3 et type C. Théoriquement, je pourrais assembler une machine supérieure au iMac Pro si j'y installe 3 GPU de haut de gamme. L'espace est très serré, mais ça semble faisable. Je peux ajouter des ports Thunderbolt de dernières générations au besoin.

Ce que j'ai en moins, c'est un écran 5k et pas de Bluetooth. Pour 1300$ Apple vend un moniteur LG de 5K. Je n'ai pas besoin d'un écran 5K en ce moment et le prix des écrans est toujours à la baisse. J'ai donc une machine aussi performante (si on néglige le OS) qui me permettra de grandir à ma vitesse, selon mes besoins et selon mon portefeuille. Ce n'est pas aussi beau, c'est sous mon bureau dans une tour Fractal Design faite en Suède hyper silencieuse, mais finalement mon bureau est plus dégagé et il me reste des sous pour faire de la déco... Quand je trouverai cet ordi lent, je déciderai quel volet nécessite une accélération (CPU, GPU, SSD, RAM) et je sortirai mes sous pour le volet spécifique. Les prix des composantes aura probablement baissé.

Les premiers calculs que j'ai fait m'ont donné une accélération de 70x relativement à mon laptop MacBook Pro qui roule sous i7 quad core 2,8 ghz, 16 gigs de RAM et le OS et les applications sur SSD. Dans mon cas c'est une accélération de géant. On parle ici du temps pour des rendus 3D qui sont les opérations les plus lentes que je subisse ainsi que les exportations vidéo dans Premiere Pro.

Les comparaisons sont un peu boiteuses, j'en conviens, car on compare une solution clé en main dans un environnement UNIX versus une configuration modulaire sous Windows. Dans mon cas, j'ai tenté de projeter mes besoins dans les 5 prochaines années et quelle serait la solution la moins frustrante financièrement.

J'ai réussi à faire survivre mon dernier laptop de 2011 à aujourd'hui et je crois que je peux encore lui  extraire 2 années si je suis chanceux. C'est historique dans mon cas, moi qui remplaçait mes ordis aux 3 ans. J'ai pu le faire perdurer, car j'avais un laptop de la dernière génération où Apple permettait à l'usager de modifier le disque dur, le DVD, le RAM. J'avais acheté à l'origine un "gros" laptop et je n'ai eu qu'à le "booster" avec un SSD, un "clean install" de Os et plus de RAM. Par contre, pour le 3D et la vidéo, ce n'est pas suffisant étant limité par le GPU.

La nouvelle machine me fait faire un grand pas en avant, en particulier en 3D et en vidéo. C'est peut-être une erreur quant à l'environnement. Je gère des ordis sous Windows depuis 1987 et je survis. C'est une autre discipline qui a ses avantages et désavantages. C'est un peu plus de bricolage, mais plus de sous dans mes poches.

Apple n'a pas laissé le choix aux utilisateurs de haut niveau. Ceux qui ont trouvé le MacPro (la poubelle) dispendieuse n'avaient encore rien vu en comparaison avec les iMac Pro. Il fut un temps des belles tours en aluminium d'Apple avec plusieurs baies pour disques durs, des connecteurs PCI et tout le tralala professionnel. Pourquoi avoir fait disparaître ces ordis à géométrie variable qui s'adaptèrent aux besoins?

Le temps me dira si j'ai fait un bon choix. Depuis quelques mois, je suis satisfait. Peut-être qu'une autre configuration aurait été plus optimale. Chose certaine, c'était moins épeurant que d'acheter un iMac Pro. D’ailleurs, je n'ai pas encore rencontré quelqu'un qui en a acheté un.


1 commentaire:

Luc Roberge a dit...

Lorsque tu tenteras de mettre à niveau le CPU, tu devras t'assurer qu'il s'adapte toujours sur ta carte mère. Dans une ou deux générations, Intel aura sûrement changé le "socket" et tu ne pourras plus l'intégrer dans ta carte mère. Le concept de mise à niveau est valable pour quelques années, après il faut pratiquement tout changer. Apple prévoit que le prochain Mac Pro sera modulaire. C'est à suivre. Merci de nous donner des nouvelles de cette transition.