jeudi 24 septembre 2009

Deux articles intéressants sur l'éthique de publier des photographies de soldats tombés au front


LENS, le blogue photo du New York Times, a publié deux réflexions sur la notion de censure et des choix éditoriaux qui ont eu lieu à travers les années relativement aux décisions de publier des photos de soldats morts au front.

Les idées énoncées recoupent un peu la pensée exposée dans l'essai de Susan Sontag, "Devant la douleur des autres".

Il reste que depuis la première guerre du golf en 1991 et la création de l'"embedding" quasi systématique des photographes dans les grands conflits, la représentation des combats est devenue un flou artistique pour le citoyen moyen. Les guerres n'étant pas des activités populaires, le contrôle de leur représentation est stratégique en cette ère de l'information. Oui, certains sites Internet réussissent à diffuser des images moins conventionnelles et aseptisées, mais ce phénomène reste marginal et n'atteint qu'un faible ratio de la population. Dans quelle mesure le respect de la famille du défunt nuit-il à l'information publique?

Une question que l'on peut se poser à soi-même : Comment s'est-on construit notre compréhension des réalités des conflits sur le terrain? Hollywood nous présente ces réalités via leurs fictions de guerres réalistes? Nous connaissons personnellement des vétérans qui nous ont raconté leurs histoires ou nous avons vu leurs photos photos personnelles sur le terrain? Ou...

photo réalisée lors de la guerre de sécession par Mathew Brady autour de 1864

mardi 22 septembre 2009

Dispositif anti-paparazzi

Un riche propriétaire de yatch vient de s'équiper d'un dispositif anti-paparazzi qui, semble-t-il, serait capable de détecter la présence du capteur d'une caméra numérique et de l'éblouir afin de l'empêcher de prendre une photo.

Les explications sont minces relativement aux principes sous-jacents du dispositif, mais il est mentionné que le dispositif ne peut reconnaitre une caméra argentique. Les capteurs auraient donc une "signature" détectable à distance?

Ce que je crois, c'est que le dispositif est capable de détecter l'émetteur infra-rouge qui sert d'assistant à la mise au point de la majorité des caméras.

De toutes façons, une telle démarche est représentative de l'importance que certains attribuent à leur vie privée et au marché grandissant de la presse "people".

vendredi 18 septembre 2009

La France versus Photoshop


Un projet de loi a été déposé en France visant à obliger de préciser qu'une photographie d'image corporelle a été retouchée lorsque c'est le cas.

Un non-respect de cette future loi pourrait conduire à une amende de 35 500 euros.

RUE 89 publie la réaction d'une humoriste qui a fait le cover d'un grand magazine et qui s'est fait retouchée. Paradoxalement, le dossier portait sur "croire en soi"...

Simultanément, depuis quelques semaines, une photo publiée dans Glamour fait beaucoup parler d'elle sur toutes les plateformes. Glamour lance une réflexion sur la notion de beauté et de l'importance de l'assurance personnelle.

La question souvent posée est "est-ce que les magazines opteront pour un usage plus fréquent de ce genre d'image sachant que les lectrices les apprécient"? Ou bien est-ce un buzz temporaire?

Qui gagne vraiment à ce genre de représentation?

Jean Grothé à la Galerie SAS

source Alix & Gagné

LUX OBSCURA

17 septembre - 3 octobre 2009
Galerie Art Mûr - Espace 5
5826, rue St-Hubert
Commissaire: Robert Hébert

Site de Jean Grothé

Christopher Anderson de Magnum parle de la notion de responsabilité

Le photographe Christopher Anderson de l'agence Magnum parle de sa recherche de l'objectivité et de sa responsabilité en tant que photographe constructeur de la conscience collective.

mercredi 16 septembre 2009

Retrouvailles lors du vernissage des 40 ans du vieux

Jean Terroux (finissant de la première cohorte 1971) et Fernand Deschênes (22 ans coordonnateur du programme) en discussion avec l'auteur de de blogue; photo Ognian Guorguiev

Hier soir avait lieu le vernissage de l'expo. rétrospective des 40 ans du programme de photographie au cégep du Vieux Montréal. Ce fut une occasion de retrouvailles pour plusieurs et une occasion pour les moins anciens de voir le travail photographique produit par des ex-étudiants du programme étalé sur 40 ans.

Comprendre d'où on vient et où on va.

Une pub déguisée en vidéo amateur

L'organisme responsable de la promotion du tourisme au Danemark a construit une pub sous la forme d'un vidéo d'une femme qui est à la recherche du père de son enfant via YouTube.

Le vidéo a soulevé une polémique, car il est en fait un canular visant à faire parler du Danemark déguisé en vidéo amateur sincère.

Nous sommes de nouveau en présence d'un chevauchement des styles afin d'influencer. On joue avec la forme pour influencer l'opinion publique en notre faveur. Les agences de publicité découvrent de plus en plus l'inefficacité des stratégies traditionnelles et se tournent de plus en plus vers des techniques de pénétrations subtiles et efficaces. Comme mentionné à plusieurs reprises dans ce blogue, c'est la preuve que les maisons de pub croient que le WOM (Word Of Mouth) est encore la meilleure façon d'influencer les choix des acheteurs. Naomi Klein nous annonçait cette approche il y a plus de dix ans dans son excellent bouquin No Logo.

En ces temps économiques difficiles, il est possible que les agences tournent leurs portefeuilles de plus en plus vers de telles alternatives et il faut prévoir que peut-être les secteurs traditionnels impliquant la photographie utilisée comme on le fait aujourd'hui seront touchés. Il faut rester à l'affut des tendances et styles qui émergeront.

Les quotidiens papier en savent quelque chose et ne semblent pas avoir trouvé une solution court terme à ce problème.