mardi 10 juin 2008

Le photographe terroriste

Le quotidien The Guardian d'Angleterre vient de publier un article sur la montée croissante de la perception que les photographes peuvent être considérés comme des terroristes.

Depuis le 11 septembre 2001, on utilise toutes sortes de techniques basées sur la peur ou le besoin de sécurité pour faire marche arrière en terme de liberté d'expression. La liberté d'expression a toujours été un vecteur de ralentissement à l'implantation de politiques conservatrices.

Dans plusieurs pays, on retrouve de petits guides miniatures que les photographes peuvent conserver dans leur portefeuille mentionnant leurs droits photographiques qu'ils peuvent utiliser au besoin pour rappeler à un intervenant ses droits.

Ce serait une bonne solution de posséder un tel guide spécifique au Québec qui a ses lois particulières en matière de droit photographique et droit à l'image. Si vous avez des suggestions de qui serait un bon candidat pour élaborer un tel guide, communiquez avec moi de sorte que l'on puisse monter une petite équipe de rédaction.

menaçant photographe équipé de son arme de destruction massive photographié par Partick Lamarche

vendredi 6 juin 2008

États financiers de Francis

Francis Vachon, photojournaliste pigiste de Québec, partage sur son blogue l'évolution de sa situation financière et la provenance de ses revenus.

Un document rare qui démontre l'importance de la diversification des sources de revenus dans ce secteur de la photographie.

Merci Francis

La gestion couleur selon Andrew Rodney

Andrew Rodney, auteur de Color Management for Photographer, donnait une conférence hier soir au studio de Pierre Arsenault.

Andrew a simplifié le flux de production dans un contexte d'impression Fine Art de sorte à pouvoir exploiter au maximum les performances des nouvelles imprimantes sur les nouveaux supports.

La qualité de cette présentation résidait dans la grande capacité de Andrew à vulgariser rapidement et efficacement des notions abstraites qui en rebutent plusieurs.

Andrew avait passé la journée à former les profs du département de photographie de Dawson et nous a très généreusement stimulés suite à cette longue journée épuisante.

Étant frais et dispo, j'aurais aimé que les réalités de l'impression 4 couleur, auxquelles les photographes sont confrontés, soient couvertes davantage de sorte à éviter les imbroglios entre les divers intervenants qui manipulent nos fichiers.

Une aventure à suivre.


Andrew, à droite, et deux participants. photo Martin Benoit

Conférence Aperture 2 chez Photo Service

Hier après-midi, avait lieu chez Photo Service la présentation du logiciel Aperture 2 par Apple.

Nous sommes en pleine course afin de capturer une part du marché dans le domaine des fureteurs-catalogueurs-éditeurs RAW.
Adobe Lightroom 2 et Aperture2 sont quasi identiques et font course côte à côte.

La présentation a permis de voir le potentiel du logiciel, lorsqu'opéré par un utilisateur avancé et confortable. Comme tous les produits de la famille Apple, l'intégration au sein de la famille des logiciels iLife est transparente. J'ai particulièrement aimé la possibilité de cloner et réparer des défauts au sein du logiciel. Le volet mise en page complexe (créer un bouquin) est particulièrement performant et rapide d'exécution.

De plus en plus, on se dirige vers des logiciels qui éditent les métadonnées des fichiers plutôt que les pixels eux-mêmes. Plus tard dans la soirée, Andrew Rodney nous a présenté des similitudes chez Lightroom. Tranquillement nous allons retourner à l'esprit du feu logiciel Live Picture...


David Morrow de Apple et un participant. photo Martin Benoit

mercredi 4 juin 2008

Conférence sur le droit photographique

Hier soir se tenait, au restaurant Le Parchemin, une conférence sur le droit photographique donnée par Me Diane Bellavance avocate spécialisée en droit des affaires et en propriété intellectuelle. Cette rencontre, organisée par QuébecPhoto.ca, visait à introduire les membres de ce forum aux concepts de base des grandes questions du droit d'auteur et des questions légales reliées à la pratique de la photographie.

J'y suis allé comptant éclaircir quelques flous gaussiens relativement à l'interprétation et la mise en pratique de la jurisprudence que l'affaire Duclos (arrêt Aubry vs Vice Versa) a causée. Je dois reconnaître que je n'ai pas reçu réponses à mes questions. On se questionne encore sur la définition de: Quel est le sujet de la photo?, comment définit-on que quelqu'un est reconnaissable et identifiable?", c'est quoi un lieu public? etc. Évidemment, du point de vue d'un avocat qui veut protéger son client, la prudence est de mise. Mais jusqu'où la prudence devient-elle une béquille et fini par créer des moeurs photographiques qui laissent croire à la population que leur image est sacro-sainte de façon erronée?

Pour le nouveau venu, la conférence était riche en notions de base en terme de distinction entre les diverses composantes du droit d'auteur et les différences entre les structures d'entreprise.

Comme dit Gilbert Duclos, nous avons besoin d'un autre grand procès qui mettra en cause le droit à l'image versus l'intérêt public afin d'éclaircir ces points.

Qui veut s'offrir sur l'autel du sacrifice photographique?

photo de spectateurs lors du Festival de Jazz qui selon le droit à l'image ne serait pas diffusable. photo Martin Benoit

Qui dit vrai?

Trois grandes analyses sur le futur des journaux ont été diffusées ces dernières semaines :

L'une par l'agence AFP (Agence France Presse) qui relate les propos du magnat de la presse Robert Murdoch qui prédit « un avenir sombre pour les journaux » causé par la baisse des recettes publicitaires qui périclitent de façon régulière.

Une seconde, par La Presse qui relate un rapport de AMJ (Association Mondiale des Journaux) qui fait état de la montée globale des journaux à travers le monde depuis les cinq dernières années.

Enfin, une troisième, par VDL2, qui expose le fait qu'« Internet a gagné, les médias ne seront plus jamais les mêmes ». Ils soulignent une donnée spectaculaire qu’« Au Québec, Facebook attire plus d'internautes que Radio-Canada et Blogger en rejoignent plus que Cyberpresse et Le Devoir réunis"...

Comment interpréter ces analyses qui semblent suggérer que le nerf de la guerre pour les journaux est la publicité et que la publicité se déplaçant, leur survie est donc en péril? Tous ne s'entendent pas pour spécifier où va la publicité et dans quels ratios. Sont-ils en train de préparer l'opinion publique et en particulier les journalistes à ne pas négocier des augmentations de salaire en faisant un portrait sombre de leur futur de sort à leur faire accepter leur sort?

Quoi qu'il en soit, nous les photographes devons être à l'affut de ces changements de paradigme, car ultimement, les déplacements de la publicité affectent plusieurs de nos marchés. Encore une fois, je fais référence au bouquin RESET de l'agence Cossette qui observe ces variables et a déjà mis en marche des stratégies autres d'approche publicitaire. La grande question est Qui croyons et pourquoi? En répondant à cette question, nous allons pouvoir faire le portrait du futur des stratégies publicitaires et voir où la photographie se positionne dans ce contexte.

dimanche 1 juin 2008

Laëtitia Jourdan, One roupie, one picture?

Laëtitia Jourdan, infirmière-photographe-voyageuse présentera une exposition de photographies intitulées One roupie, one picture?

Cette exposition, en partenariat avec L'aide international pour l'enfance, aura lieu du 6 au 15 juin 2008 au Café Havana au 6562 boul. St-Laurent.

Vernissage de 5 à 7 ke 6 juin

photo par Laëtitia Jourdan