jeudi 6 mars 2008

Salaire moyen des photographes

Depuis quelques mois, j'essaie de faire la lumière sur la question du salaire des photographes.
C'est une question complexe, car les données ne sont pas simplement disponibles et
l'interprétation de ces données demande une attention particulière.

Au cours de mes entrevues et rencontres, j'ai entendu des chiffres allant de $12,000.00 par année à $35,000.00 comme salaire moyen. Le Trente (mensuel de la FPJQ) publiait en avril 2007, un tableau comparatif des salaires des photographes en fonction du type de publication. Les salaires d'étalaient de $30,000.00 pour le quotidien 24heures à $89,587 pour Le Journal de Montréal.

En Europe, le salaire moyen des photographes est 17% au-dessus du salaire minimum SMIC.
À Montréal, on retrouve même des "coach" photo qui aident les photographes à "redresser" financièrement leurs entreprises.

J'ai finalement trouvé le tableau ci-dessous qui illustre bien, selon moi, les nuances à apporter autour de cette question. Quelques aspects à remarquer dans ce tableau sont que les photographes de mariages sont ceux qui gagnent les meilleurs salaires et les photographes de studio les plus bas. Évidemment, on pourrait nuancer à l'intérieur de ces professions, mais peut-être que ça peut sembler surprenant pour un étudiant en photo.

Tous s'entendent pour dire que le faible salaire moyen des photographes non salariés est dû au manque d'entrepreneuriat des photographes qui rarement jumellent les deux talents de bon photographe et bon gestionnaire. Les écoles de photographie en sont partiellement responsables n'enseignant que très superficiellement cet aspect de la question, mea culpa.

La solution miracle semble d'établir un partenariat avec un gestionnaire de qualité, ce qui n'est pas évident en début de carrière de pigiste. Ou de se défaire de ses préjugés vis-à-vis le "mercantilisme" et revoir de façon rationnelle et non émotive ses priorités. J'ai aussi remarqué que nous nous sommes plus préoccupés à faire respecter le droit d'auteur et la grille tarifaire qu'à développer une relation de qualité avec le client. C'est une analyse sim
pliste, j'en conviens, considérant la conjoncture actuelle de la mondialisation et de la numérisation de la photographie, mais il semble que le client aime encore retourner vers une relation plaisante que nécessairement le meilleur prix

Ken Rockwell (blogueur Nikon) explique en des termes humoristiques certaines réalités relativement à nos comportements vis-à-vis l'argent et pourquoi on peut tous se payer un Nikon D3. Un texte long à lire, mais plein d'humour et de surprises allant de quoi commander chez McDonald à combien d'enfants faut-il avoir...



Photographer $28,000






Clilquez pour une version agrandie du tableau

10 commentaires:

Carl-Antoine Mainville Larocque a dit...

Je veux pas gagner ma vie a faire des mariage...merde...

Martin Benoit a dit...

C'est quoi le problème avec les mariages? Ce sont des gens heureux. N'y a-t-il rien de plus beau?

Yanive Nizard Lafrance a dit...

Un peu draconienne la méthode de Ken Rockell:

- Pas d'enfant
- Vivre chez ses parents le plus longtemps possible
- Marié une femme cheap et économique
- Travailler à moins de 10km de chez soi
- Manger du fast food à 1$
- Rien acheter si on est pas à 5000% sûr que c'est utile

Ah oui et j'oubliais...Enjoy life :)

Anonyme a dit...

Je confirme ces chiffres, je fesais bel et bien 30 000$ par année au 24H, mais il faut inclure ceci: Auto, essence, équipement photo et ordinateur portable... 24 000$ après impôt...

:-)

Je pense maintenant me dédier au mariages si j'en crois le sondage...

Anonyme a dit...

Moi je crois que le mariage vaut bien son prix, quoi de plus stressant???

El Rafo a dit...

Eh bein! et comment tu fais quand tu dois te payer une camera a 5,000 $ (avant taxes au quebec...)

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Anonyme a dit...
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Anonyme a dit...

Si on exclue les possibilités d'exercer le métier de photographe dans un cadre institutionnel privé ou public, le succès du photographe pigiste tient plus à sa capacité de répondre efficacement au contexte et aux besoins des consommateurs de photographie. Souplesse, invention, persistance sont quelques unes des qualités requises et appréciées et surtout une grande capacité d'adaptation à la perpétuelle mouvance du marché et de la société. Renouveler les stréréotypes de l'image peut aussi faire parti d'une formule gagnante. Bref l'effort engendre souvent sa récompense peu importe l'objectif visé... Et transposer sa passion pour la photo en un acte d'amour et d'amitié pour autrui... Daniel M.